RÉSUMÉ
DE DISCUSSION
La
discussion sur l’ouverture qui a eu lieu le 21 mars 2000 a débuté par
une pose nous permettant de prendre le temps d’arriver. J’ai demandé
aux participants de fermer les yeux et de prendre conscience de leur
respiration.
Il
s’agissait d’un exercice tout simple sur lequel les sept participants
ont partagé leurs réactions. Pour certaines personnes, l’exercice
était familier, rassurant et il leur a permis instantanément de débuter
la rencontre avec une meilleure qualité de présence. Au moins deux
personnes étaient réfractaires à cette forme d’approche et, pour eux,
l’effet contraire s’est produit. Ils se sentaient plutôt impatients
et avaient l’impression d’une perte de temps.
Lors
du tour de table qui a suivi l’exercice, quelques personnes ont
mentionné que le changement était perceptible au niveau de l’énergie
du groupe. Une participante a réagi à l’expression
« énergie » qu’elle n’aimait pas du tout. Quelqu’un lui
a fait remarquer que cette expression pouvait aussi vouloir dire
« niveau de communication » ou de « contact »
entre les gens ou simplement « ouverture vers les autres ».
Notre
rencontre qui avait lieu au restaurant le commensal de la rue St-Denis a
été inopinément interrompue par la présence d’un individu qui a
considérablement perturbé cette belle énergie. Il était ivre et
drogué et voulait de l’argent. Après son départ nous avons refermé
le cercle, partagé nos réactions et rattaché le fil de cette
expérience à la notion de présence au groupe et à soi-même.
Une
deuxième partie de la rencontre a été consacrée à nos moyens d’introspection.
Que faisons-nous quand quelque chose nous préocupe ? Quel est notre
processus de réflexion devant les situations difficiles de notre
vie ? Les réponses variaient entre :
-Prendre
conscience de mes émotions et réaliser qu’elles m’appartiennent à
moi et pas aux autres.
-Prendre
le temps d’arrêter, respirer et méditer avant de prendre une
décision.
-À
partir de mon ressenti corporel, rembobiner le fil des évènements pour
savoir ce qui m’a touché, blessé ou dérangé puis intervenir s’il y
a lieu pour dire à l’autre ce que je ressens.
-Réagir
d’abord selon la circonstance parce que je suis une personne d’action
et voir ensuite ce qui c’est passé. En parler ou partager avec une
personne de confiance et, au besoin, revenir sur la question avec les
personnes concernées.
-Analyser
la situation et trouver une solution qui tienne compte des limites que je
perçois chez les autres.
Quelle
que soit notre réaction, elle nous parle de notre façon d’entrer
en contact avec notre monde intérieur autant qu’avec notre
environnement. En prendre conscience et prendre conscience également de
la diversité des réactions des autres est un enrichissement pour tous,
quel que soit le point de vue d’où nous nous plaçons
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