Plusieurs personnes se le demandent, car c’est une science médicale relativement moderne. Au Québec, si ma connaissance de l’histoire est bonne, le premier département de soins palliatifs fût créer au Royal Victoria il y a environ 25 ans.
Les soins palliatifs, c’est le dernier espoir que la science médicale offre à ses patients lorsqu’il n’y a plus rien à faire. Drôle d’espoir direz-vous, mais l’espoir de mourir dans des conditions acceptables prend une tout autre dimension lorsqu’il ne reste que peu de temps. On retrouve en soins palliatifs tous les patients qui sont en phase terminale d’une maladie. On pense plus souvent au cancer, mais le sida , les maladies cardiaques, les maladies rénales, en fait, tous les patients à qui la science n’a plus rien à offrir.
Les soins palliatifs, ce n’est pas vraiment une technologie, ce serait plutôt une philosophie. Une philosophie qui respecte autant la vie que la mort et qui en fait des amies si je puis dire. C’est toute une autre dimension, les intervenants les patients et leurs familles ne se battent plus pour conserver la vie, mais plutôt pour accueillir la mort avec dignité. La clé de cette philosophie est à mon avis de respecter le cheminement des individus dans la fatalité. C’est probablement ce qui rend le travail en soins palliatifs si intéressant.
Croyez moi, les gens qui interviennent en soins palliatifs, du médecin jusqu’aux préposées aux bénéficiaires, aiment ce qu’ils font, car les choses ne peuvent jamais être faites à moitié. Comme intervenant, on a toute une raison personnelle qui nous pousse à faire ce travail et cette raison nous apporte quelque chose de positif, car des patients, on n’en sauve pas, ils finissent tous par mourir.