BD de Patof : Quand Pierre Bourque rencontre George Lucas

George Lucas, vous connaissez? Star Wars? Ah, ça vous revient... Et maintenant l'uchronie, vous en avez entendu parler? Eh bien en littérature, c'est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. On utilise également l’expression « histoire alternative » ou histoire contrefactuelle. Bon, eh bien merci à Wikipédia pour cette explication ultra-scientifique, nous pouvons maintenant passer aux choses sérieuses!

Donc pour en revenir à Lucas, qui est le créateur de Star Wars, tout le monde sait qu'il surfe depuis 1977 sur l'immense popularité de l'univers qu'il a créé : bébelles de toute sorte, films, romans, suites et re-suites... Il autorise aussi depuis nombre d'années des auteurs à s'approprier l'Univers de Star Wars et ses personnages pour pondre des romans pas toujours très officiels et qui vont jusqu'à évoluer dans des univers parallèles, utilisant comme toile de fond des situations complètement alternatives... de quoi perdre le Nord! Bah, vous voyez tout de suite où je veux en venir...

Alors, bien sûr, Pierre Bourque, c'est pas Lucas... Attention, on ne parle pas ici de l'ex-maire botaniste de Montréal... Mais plutôt de celui qui a autorisé la publication des nouvelles BD de Patof pour la succession de Jacques Desrosiers. On vous résume l'histoire... Quelque part en août de l'année dernière, Michel Brûlé (Les Éditions des intouchables) propose à Pierre Bourque de créer une nouvelle série de BD en utilisant le personnage de Patof... le résultat vient de paraître en librairie.

Si l'idée de faire ressuciter Patof donne déjà des frissons à certains, qui s'exclameront les yeux horrifiés « Mai$ pourquoi!? », il faut avouer que l'idée de réinventer une bonne partie de sa légende avec de tout nouveaux personnages est d'autant plus audacieuse. Mon goût pour la bagarre me donne envie de dire qu'il s'agit sans doute là d'une question de droits en rapport avec la succession de Gilbert Chénier, où simplement d'un manque de rigueur ou d'intérêt de la part des personnes concernées... Bref, la tentative est je le répète audacieuse et personne pour le moment ne peut en deviner l'issue...

Le moins que l'on puisse dire c'est que le bébé est là et qu'il semble être un bon produit; la facture visuelle est colorée et plutôt réussie (bravo à Julie Miville!). Une note de « C » est cependant accordée à la coloriste qui a peint la maison-bottine de Patof en rouge (on note ici la déception d'un vieux fan fini! Ma nièce de 6 ans remarquera aussi, j'en suis certain, que Madame Miville n'y a pas dessiné de toit!). Le récit est quand à lui un peu laborieux et le texte me semble difficile à lire, surtout pour un enfant... Il faudrait aussi que je discute avec Mario Francis (l'auteur) sur la pédagogie qui se cache derrière l'utilisation d'un raton-laveur comme animal de compagnie...

Au fait, aurais-je perdu mon coeur d'enfant? Mais j'arrête ici puisque je serai très honnête avec vous, je ne peut être en définitive qu'un bien mauvais juge de ce produit de consommation destiné à un public difficile à cerner, mais principalement âgé de 8 ans et moins...

Posté par Bespin le 19 avril 2009 dans Actualités
Édité : 20 avril 2009 5:28 PM

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