Photo-Vedettes, 23 septembre 1972
Édité : 03 novembre 2009 5:29
Journal des vedettes, 4 octobre 1975 > Adieu M. Polpon (suite)
Édité : 06 octobre 2009 11:06
Voici tel que promis, la première partie du numéro spécial du Journal des vedettes consacré à Gilbert Chénier. La deuxième partie à venir.
Journal des vedettes, 4 octobre 1975 > Adieu M. Polpon
Édité : 23 septembre 2009 19:49
GILBERT CHÉNIER n'est plus. Le Monsieur Polpon que les enfants aimaient tant s'est éteint à 39 ans samedi le 20 septembre dernier. Il était malade depuis un certain temps mais avait réussi à reprendre ses activités.
Transporté d'urgence à l'hôpital Reine-Élizabeth au cours de la semaine pour des troubles hépatiques graves, il devait succomber peu de temps après.
Les jeunes tout particulièrement le regretteront. Car même s'il n'avait pas le rôle titre dans l'émission de Patof, il reste qu'il en était le pivot et on peut dire sans exagérer qu'il avait réussi à faire de son rôle secondaire le personnage le plus important de Patofville.
Les non-sens amusaient surtout Gilbert Chénier. On le sentait incapable de réprimer son fameux rire facile, lorsqu'il se trouvait dans des situations comme celle-ci. Sa bonne humeur était tellement communicative que finalement les acteurs s'amusaient autant que les enfants présents à l'émission
Les décors de carton pâte étaient son domaine, sa vie, son royaume. Faire vivre des objets inertes, insensés faisait sa joie. Il vivait de rêve et communiquait l'amour de son univers à qui savait le suivre.
Monsieur Polpon dans ses démêlés avec le chien Boulik... Il savait y mettre tant de naturel qu'on finissait presque par croire en l'authenticité de ce chien lui donnant la réplique. Il adorait d'ailleurs ces personnages farfelus au possible qui lui procuraient l'occasion de donner la pleine mesure de son immense talent.
Les accoutrements font partie intégrante de la comédie. il fallait entendre rire les petits lorsqu'il paraissait sur scène avec des costumes de ce genre. « Anything for a laugh » (n'importe quoi pour un rire) dit de la tradition américaine du rire, Chénier ne reculait devant rien...
Patof se fait voler son matériel de scène!
Voilà probablement les photos les plus étranges de Patof! J'espère que Jacques Desrosiers ne s'est pas montré souvent comme ça, car je commence à comprendre pourquoi en 1972 certains journalistes souhaitaient que Patof se dote d'un costume digne de son succès!
TOUT sur Patof!
Voici les photos promises et non censurées! Ce sont les étapes expliquant la transformation de Jacques Desrosiers en « Patof »!
Palmarès > Idole instantanée
Des premiers pas jusqu'à l'or, Le Petit Journal nous relate l'histoire d'un « Success Story » bien québécois...
En 1973, après deux disques d'or, comme le succès n'arrive jamais seul, certains journalistes feront mystérieusement passer Patof de merveille à paria... C'est un dossier à suivre!
Les souliers Patof!
Édité : 12 juillet 2009 5:30
Eh bien non, ce n'était pas un mythe!!! Voici enfin une trace des fammeux souliers Patof!!! Il y a en même eu des officiels, conçus par les Créations Clonico!
Carte d'identité
Édité : 03 novembre 2009 5:31
« Mon chum c'est le Capitaine Bonhomme. (...) Je travaille avec lui depuis très longtemps. Nous nous sommes rencontrés à Pékin alors que nos deux cirques se croisaient. Il m'a invité à venir avec lui au Canada et j'ai accepté son invitation. (...) Il me paie en roubles, c'est la monnaie des Russes. Malheureusement ce n'est pas l'argent du Québec et je ne puis rien faire avec ma fortune. Ce ne sont plus des roubles, ce sont des troubles! Toute la différence est dans le "T". »
Nom au complet : Gregor Patof
Adresse : 66e avenue, Bobrouïsk, Sibérie.
Date de naissance : Mi-août, la fête des chats.
Âge : Un clown n'a pas d'âge seulement un gros nez!
Occupation : Clown international.
Couleur préférée : Rouge, comme la place rouge!
Mest préférés : La Patof frite.
Marié ou célibataire : « J'ai bien connu la Comtesse Lisev Payettesky ».
Sport préféré : Le prochain sport national des Russes : le hockey.
Passe-temps : Écouter la musique du grand composteur russe : Nestorev!
Lecture : L'idiot de Dostoyevsky.
Émission de télévision : Capitaine Bonhomme naturellement.
Automobile : Le Patofmobile (un camion bien connu!)
Voyages : « J'ai fait le tour du monde en 80 jours, quatre-vingt fois! »
Disques : Un 45 tours : « Patof Blue » et un microsillon « Patof en Russie ».
Parenté : J'ai un cousin qui est gardien de buts : Ypoignetoute.
Parenté lointaine : Une tante qui est secrétaire : Ellesvite Sursesski!.
Musicien préféré : Un guitariste nommé Yfaitpas Debruit, c'est un Français d'origine Russe.
Plus beau souvenir : Un safari africain avec mon guide : Ytue Touteslesmouches.
Le plus mauvais souvenir : Un safari africain avec un autre guide : Irestepu D'Raid.
Film préféré : Un film de Waltok Disneyevsky : « Les Aristours ».
GOODWILL, Michel. Photo-Vedettes, 23 septembre 1972.
La Presse, 29 juin 1972 > Qui se cache derrière Patof?
De retour à la Grande Bibliothèque, et dans l'espoir de retrouver la fammeuse série d'articles où l'on accusait Patof d'exploiter les enfants, j'ai décidé de me lancer dans la tâche périlleuse d'éplucher les microfilms de La Presse...
En essayant pas toujours très efficacement de repérer les pages artistiques à partir de juin 1972, j'ai tout de même trouvé cette première trace...
À suivre!
Photo-Journal, 18 mars 1973
Toujours un gros merci au chasseur d'archives André! (Remarquez dans la
bd que même Patof dort avec un pyjama Patof!)
La Patrie, 21 sept 1975 > Offrez une poupée Patof en cadeau
Édité : 07 juillet 2009 19:00
Pas cher en plus...
La Patrie, 4 mai 1975 > P'tit Québec...
Pendant deux années consécutives, soit aux printemps 1973 et 1974, Patof fut Maître de piste au Cirque des Shriners. À cette époque, les critiques concernant la commercialisation du clown commençaient à prendre de plus en plus d'ampleur... Vous voulez savoir qui fut choisi pour être Maître de piste en 1975? P'tit Québec va...
La Patrie, 29 déc 1974 / 16 fév 1975 > « Patof en Chine » contesté par les chinois
Le Dalai Lama aurait déclaré : « J'en veux deux caisses! »
La Patrie, 1er sept 1974 > Dans la vie tout a une fin
Édité : 07 juillet 2009 19:01
... sauf la saucisse, elle en a deux.
La Patrie, 28 juil 1974 > Patof vs Desrosiers
Le malaise s'installe alors que Jacques Desrosiers profite une seconde fois de la tribune qui lui est accordée par le journal La Patrie pour se défendre du succès de Patof...
La Patrie, 7 juil 1974 > L'homme et son argent
Publiant déjà depuis quelques semaines une page humoristique dans « La Patrie », Jacques Desrosiers profite de sa tribune en juillet '74 pour répondre aux sarcasmes dont il est l'objet. Il en aura l'occasion à plusieurs reprises. Rire jaune?
La Patrie, 5 mai 1974 > Patof au Cirque des Shriners (2)
Second passage de Patof au Cirque des Shriners, qui inspira la chanson « Goodbye, au revoir, dasvidanie! » à Jacques Desrosiers :
« Pendant quatre jours au forum, je suis le Maître de la piste. C'est Patof qui présente les numéros : les éléphants savants, les singes en bicyclette, les trapézistes et tout le cirque... Un soir, le clown avait été très impressionné par une vieille funambule qui lui avait raconté que depuis trois jours elle était peinée car elle n'arrivait plus à faire son triple saut du haut de son fil de fer, or elle devait le réussir au moins à son dernier spectacle pour sauver son honneur, car, si elle ne le réussissait pas, elle perdrait toute sa crédibilité devant les gens du cirque. Le dernier soir, lorsque j'annonçai la funambule Malakova dans son triple saut, j'avais le coeur serré en lui souhaitant Bonne Chance! Et, c'est sous les ovations et les bravos, qu'elle réussit son triple saut. C'est une histoire pathétique, relatant la vie de cirque. Patof en était aussi. Devra-t-il, un jour, se confronter devant le triple saut? Cette situation m'a inspiré une chanson, où je cite Malakova et ses adieux au Cirque : " Goodbye, au revoir, dasvidanie! "1 . »
1. DESROSIERS, Jacques. Jacques Desrosiers, Millionnaire. Boucherville, Les Éditions de Mortagne, 1981.
Le Petit Journal, 17 août 1972 / 15 oct 1972 / 4 fév 1973 / 25 mars 1973 > Et ce qui devait arriver arriva...
Avec le succès viennent toujours les critiques! Après la « vague Patof » qui secoua le Québec des enfants en juillet '72, Jacques Desrosiers prit très vite conscience du potentiel de commercialisation du clown. Ayant toujours été insécure et un peu homme d'affaires, Desrosiers s'assura de ne pas laisser aller le filon (comme aurait fait n'importe qui à sa place!). Décidément, Patof arrivait à un bon moment pour connaître un si fulgurant succès auprès des enfants. Mais auprès des adultes et surtout de certains journalistes, c'était différent... Voici quelques découpures extraits du Petit Journal, qui vont d'août 1972 à mars 1973.
Le Lundi, 3 mars 1979 > Poster
Édité : 07 juillet 2009 19:03
Une partie de badminton Monsieur le maire?
Édité : 07 juillet 2009 19:03
Patof visite un enfant malade
Édité : 07 juillet 2009 19:03
La Patrie, 10 août 1972
Patof fait la « une » (ce ne sera pas la dernière fois!), à l'intérieur lui est consacré deux pleines pages avec un article (sans nul doute commandé par le Soviet Suprême!) et une photo de Patof.



