But de ma page sur l'histoire du Québec

 

Certains ce disent que l'histoire c'est le passé, d'autres diront "on peut rien y faire!!". Ils n'ont pas tort, seulement ces phrases sont souvent utilisé avec mépris pour nos racines, comme s'il fallait les oublier tout en imaginant pouvoir construire "demain" sans se préoccuper de "hier". L'histoire reste utile dans toute la compréhension d'un peuple, d'ailleurs, l'un des meilleurs moyen pour diriger un pays avec un bras de fer, c'est de faire oublié à la population son passé historique. Cette méthode est très populaire auprès des grands dictateurs.

Ma passion dévorante pour l'histoire du Québec m'est apparu, je crois, presque au même moment ou les discours enflammés de '95 sont venuent secouer mon nationalisme. Je n'avais, avant, jamais porté attention à ce qu'était mon pays, j'allais à l'école, j'avais des bons amis et tout semblait bien aller. Ce n'est que lorsque je me suis mis à regarder par-dessus mon épaule que la question national vînt m'ouvrir les yeux sur le monde. Comprendre..... comprendre mes origines et le cheminement jusqu'à la "Grande" question. D'abord quoi de mieux pour apprendre que de lire? C'est alors que j'ai attaqué les ouvrages de Jacques Lacoursières "L'histoire populaire du Québec" présenté en quatres tomes, je n'ai jamais autant "trippé" en lisant ces livres ! On passe à travers toute la gamme des émotions nationaliste québécoise, Frustrations, Dégouts, Fierté, Soulagement... Mais en finissant ces livres, je sentais qu'il manquait quelque chose, un aboutissement final. Cette finale avait paru sur le bulletin de vote lors du dernier Référendum, IL FALLAIT COCHER OUI !!! La loi électorale ne permet malheureusement pas aux mineurs de voter, mais je serai au rendez-vous "à la prochaine fois".

La citation suivante d'Étienne Parent à l'époque du Bas-Canada, souligne bien un peuple qui porte une histoire lourde, mais tout aussi non terminé:

"On peut nous maintenir dans un état d'infériorité politique, on peut nous piller, on peut nous opprimer… mais jamais nous ne prêterons la main à notre asservissement et à notre dégradation… Nous avons bu la coupe jusqu'à la lie; depuis un demi-siècle, nous sommes abreuvés d'amertume; on peut nous faire endurer plus que nous avons souffert; nous sommes familiers avec les souffrances, et nous les redoutons moins que le déshonneur. Ces réflexions ne sont pas les divagations d'une imagination surchauffée; c'est l'expression fidèle et réfléchie du sentiment qui anime un demi-million d'hommes dans le Bas-Canada. L'appât des faveurs a pu amollir quelques courages, mais la masse de la population ne fléchira jamais; le soleil du pouvoir pourra dessécher quelques branches, mais l'arbre conservera toujours sa sève et sa saveur."

Il ne reste qu'à nous de prendre les leçons de l'histoire et de bâtir le futur pour nos enfants...