Pourquoi la souveraineté?

La question de l'indépendance revient aux faits historiques du Québec. Nous n'avons rien à voir avec l'anglais de l'autre côté de la frontière. En plus de ne pas partager la même langue, nos cultures sont en soi très différentes. L'événement qui est de trop dans l'histoire a été cette conquête de la Nouvelle-France en 1759. Peuple soumit depuis ce jour, les francophones du Canada ont vu leur population isolé dans une masse d'anglophones, devant leurs yeux la majorité devient minoritaire. Notre survie a été possible que grâce à nous-même, mais l'assimilation menace toujours! Je ne veux pas voir des centaines d'années d'histoire disparaîtrent en fumée, voir notre nation ne devenir qu'un simple souvenir. Je ne veux pas savoir que peut-être mes générations futures seront ANGLOPHONES! Nous nous devons pour le bien de notre culture, se bâtir une arme solide, la souveraineté.

Il n'y a pas que les questions de cultures qui me préocupent. Il y a aussi ce gouvernement centralisé d'Ottawa qui nous menace. Depuis que Chrétien a le pouvoir en main, je dirais même que depuis que la constitution de 1867 a été signé, ce gouvernement cherche par plusieurs façon à contrôler les pouvoirs provinciaux légitime au Québec. Alors que l'accord de 1867 se nommait CONstitution et que nous avons signé pour une CONfédération, nous nous retrouvons aujourd'hui avec une fédération pure et dure, oui nous avons été trompé, mais on a le dos large, attendons les suites historiques. Revenons sur l'échec de Meech, un rendez-vous manqué dans l'histoire! Les conservateurs de Mulroney ont proposé au Québec une sorte de raliement, pour notre peuple, à la constitution que nous n'avons pas signé lors du rapatriement de celle-ci par Pierre-Elliot Trudeau (PET). Alors, l'accord prévoyait une sorte de statut prévilégié pour le Québec, mieux que rien je dirais car c'est déjà un pas en avant vers une meilleure compréhension. Toujours est-il que PET refait surface en semant le doute parmis les premiers ministres des provinces. Ce sont les provinces du Manitoba et de Terre-Neuve, deux "foutus" provinces à petite politique de banc de poisson et de champ de blé (petit moment de frustration). Le tout s'enchaîne, les deux années qu'on s'était fixé pour l'entente finale est échu et aucune signature n'est porté au bas de la page, échec le plus complet, par manque de compréhension. Il est maintenant devenu populaire de s'acharner sur le Québec et sur son peuple, nous avons le dos large, TRÈS large. Le manque de conpréhension flagrant du reste du Canada est plus qu'évident. Alors pourquoi rester dans un pays qui ne veut rien entendre?

La mission fédéraliste est de rendre, par toute sorte de stratagèmes trompeur, les souverainistes responsable de tout les vices économiques, sociaux et politiques. N'étant plus aux temps du "What does Quebec want?" et des concessions (Révolution tranquille), le fédéral, dans sa politique colonialiste, comprend aujourd'hui que les joueurs de trop sont les québécois indépendantistes, les "gros méchant" ce sont les bleus. Que veut Ottawa?:

- Fixer les règles du jeu, donc enlever une partie du droit démocratique dans un cadre d'une politique axé sur une colonie québécoise (Province of Quebec).

- Étouffer le nationalisme québécois qui empêche le GRAND idéal canadien.

- Sabotter les acquis de la Révolution Tranquille au Québec.

L'actualité présente prouve toutes ces volontés, mais pourquoi font-ils cela? Qu'appréhendent-ils encore? Quel est l'idéal qui les guides? Ont-ils le droit d'imposer un idéal que nous ne comprennons pas?

 

"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux"    La Boétie