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Foi et Lumière
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Un don d'amitié
Je suis
arrivé à l’Arche à Trosly (en France) après avoir découvert la Foi chrétienne
dans l’Eglise luthérienne suédoise. J’ai trouvé que la tradition catholique
de l’Arche était très proche de ce à quoi j’étais habitué; ça m’a aidé à me
sentir à l’aise. Malgré tout, il y
avait certaines choses que j’avais du mal à comprendre ou qui m’étaient étrangères.
Le plus dur pour moi était la façon dont les gens parlaient de Marie, la mère
de Jésus, et la priaient. A chaque
messe, ou presque, toutes les prières du soir me rappelaient le lien à Marie
qu’avaient les personnes avec qui j’étais venu vivre. C’était étrange et
difficile à comprendre, et même, je sentais que ce qu’ils faisaient était une
erreur. Je ne voulais pas que l’on me fasse faire quelque chose qui irait
contre mes propres convictions; en même temps, je nie suis mis à remettre ma
Foi en question. J’avais peur de la perdre.
Néanmoins beaucoup de choses m’ont poussé à rester à l’Arche, et petit à
petit, en connaissant mieux les gens, ces questions furent moins
nombreuses,moins douloureuses.
Au
cours de ma deuxième année à l’Arche, j’ai fait la connaissance de Nicole.
Avec beaucoup de douceur et de simplicité, Nicole m’a parlé de l’importance
de Marie pour elle. C’était comme si une amie nie parlait d’une de ses amies
que je ne connaissais pas. Au terme de ma deuxième année à l’Arche, alors que
je m’apprêtais à retourner en Suède, j’ai demandé un cadeau à Nicole:un
chapelet.
Le
chapelet, symbole de ce qui m’avait été étranger et menaçant, représentait
maintenant les personnes qui étaient devenues mes amis. Nous avions toujours
une manière différente de voir Marie, mais notre amitié m’aidait à respecter et
essayer de comprendre ce qu’ils vivaient. Depuis, mon expérience à Foi et
Lumière et dans la Commission oecuménique a été très proche de cela.
C’est
en étant ensemble, en approfondissant notre connaissance mutuelle par
l’amitié que nous pouvons oser nous rapprocher et essayer de comprendre ce
qui est différent et inconnu. Six ans ont passé, j’ai toujours mon chapelet
et je le porte souvent sur moi.
Tony Hulthen
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