Foi et Lumière

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bullet1 L'inspiration et les valeurs de Foi et Lumière
bullet2 Charte (2002)

bullet3 La vocation de Foi et Lumière

Foi   et Lumière est un mouvement communautaire. Au coeur de ces communautés, se trouvent des personnes ayant un handicap mental plus ou moins grave, enfants, adolescents ou adultes. Elles sont entourées de leur famille et d’amis, particulièrement de jeunes.

Aux personnes ayant un handicap mental, Foi et Lumière donne la possibilité de reconnaître et d’exercer leurs dons et de découvrir la joie de l’amitié.

Aux parents, Foi et Lumière apporte un soutien dans leur épreuve, leur permet de mieux percevoir la beauté intérieure de leur enfant. Nombre d'entre eux deviennent, à leur tour, un point d’appui et un relais pour d’autres parents écrasés par leur souffrance et les difficultés quotidiennes.

Les frères et soeurs des personnes handicapées sont appelés à reconnaître que la personne handicapée peut être source de vie et d’unité: si elle a bousculé leur vie, elle peut aussi la transformer, la transfigurer.

Les amis aussi comprennent grâce à la personne handicapée qu'il existe un autre univers que celui de la compétition, de l‘argent et des plaisirs matériels: la personne faible et démunie sollicite autour d’elle un monde de tendresse et de fidélité, d’écoute et de foi.

Les communautés ne sont pas des communautés de vie, mais des communautés dont les membres se rencontrent à intervalles réguliers et créent entre eux des liens de plus en plus profonds par le partage de leurs difficultés et de leur espérance, par des temps de fête, par la prière et l’Eucharistie et (ou) d’autres célébrations religieuses. Ces communautés regroupent normalement une trentaine de personnes.


I.    Une communauté de rencontre
Chaque rencontre comporte un temps pour se retrouver, pour parler ensemble, s'écouter mutuellement. L’essentiel est de tisser des relations personnelles, où l’on découvre les souffrances et les dons de l’autre, où l’on apprend à le connaître par son nom. Le partage par petits groupes permet à chacun de s'exprimer par la parole ou par d’autres formes de communication (dessin, modelage, mimes, gestes...). Ainsi, on cherche à porter les fardeaux les uns des autres, à s’encourager, à se soutenir mutuellement et à répondre aux besoins de chacun. Par l’amitié faite de tendresse et de fidélité, on devient l’un pour l’autre signe de l’amour de Dieu.


2.    Une communauté de fête et de célébration
De l’amitié fidèle jaillit la joie qui caractérise la communauté Foi et Lumière. C’est Dieu qui nous appelle ensemble et nous fait découvrir l’Alliance qui nous unit: nous ne sommes plus seuls. Les rencontres sont marquées par des moments d’allégresse où l’on chante, où ‘on danse, où l’on partage le même repas. De temps à autre, une journée de fête s’ouvre à des invités frappés de découvrir les capacités de la personne ayant un handicap mental à créer cette ambiance de joie. En effet, quand il s’agit de fête, la personne handicapée est souvent moins handicapée que d’autres car elle n’est pas emprisonnée par des conventions, des soucis d’efficacité ou la peur de l’opinion. Elle vit plus simplement dans l’instant présent: son humilité et sa transparence la disposent naturellement à la réjouissance communautaire.

Mais en communauté, on ne peut oublier ceux qui sont en marge de la fête et sont enfermés dans leur tristesse et dans leurs peurs. Ceux-là aussi ont leur place au coeur de Foi et Lumière: ils doivent y recevoir une attention particulière pour que, progressivement, ils connaissent la joie du coeur que Jésus est venu nous apporter.


3.    Une communauté de prière
Jésus est venu annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. Ils sont aimés du Père. Jésus donne sa vie pour ses brebis. Il les nourrit de son Corps. C’est pour cela que la rencontre humaine et la célébration trouvent leur aboutissement dans la prière, communion avec Dieu, dans l'Eucharistie et (ou) dans d’autres célébrations religieuses.


4.    Une communauté d’amitié et de fidélité
L’amitié s’approfondit quand on prend le temps d’être ensemble. Entre les rencontres, les membres de la communauté aiment se retrouver par petits groupes ou simplement à deux ou trois : ils disent leur vie, leurs peurs, leurs rêves, leur espérance... ; ils prient, se rendent service, se détendent, partagent un repas ou d’autres activités qui nourrissent l’amitié: c’est le temps de la  «fidélité» appelé aussi le quatrième temps.


5.    Une communauté d’enracinement et d'intégration
Les personnes ayant un handicap mental ont un rôle essentiel dans la communauté humaine, la société et les Eglises. Pour pouvoir exercer leurs dons et progresser, elles ont besoin d’y être intégrées et d’avoir l’occasion d’y participer, de donner et de recevoir. «Les membres du corps qui sont tenus pour les plus faibles sont nécessaires; ce sont ceux-là mêmes que nous entourons de plus d’honneur. » (I Cor 12, 22-23)

Le souci de Foi et Lumière est d’intégrer les communautés et leurs membres dans les activités de la société et dans leurs Eglises, communautés chrétiennes, paroisses...

Cette vocation d’enracinement de chaque personne et de chaque communauté nous conduit à découvrir aussi notre vocation et notre mission oecuménique.

Aujourd’hui des communautés sont enracinées dans différentes traditions chrétiennes: catholique, orthodoxe, anglicane et protestantes. Le plus souvent, les communautés sont établies dans une même Eglise. Quelques unes sont inter confessionnelles.

Les chrétiens de diverses confessions sont encouragés à approfondir leur foi et leur amour de Jésus dans leur propre Eglise. Dans les rencontres de communauté, ils recherchent comment prier ensemble comme frères et soeurs unis en Jésus Christ.

Tous sont appelés à découvrir et apprécier dans la joie les valeurs vraiment chrétiennes qui ont leur source dans leur patrimoine commun.

Foi et Lumière croit que la personne faible et handicapée peut devenir source d’unité dans la société et dans chaque Eglise et aussi entre les Eglises et entre les nations.

Dans les familles où il y a des querelles anciennes qui n’ont jamais pu s’apaiser, la réconciliation s’opère souvent autour d’une épreuve. Les griefs sont oubliés, les rancoeurs tombent. La communion dans la croix prépare la résurrection dans l’amour fraternel retrouvé. Ainsi peut il en être entre chrétiens appartenant à différentes confessions qui se réunissent autour du plus petit, du rejeté, de celui qui est parfois menacé dans sa vie même.

Le manque d’humilité, de simplicité de coeur, demeure un obstacle grave à la communion entre tous les chrétiens. Les personnes ayant un handicap mental, par le rayonnement même de leur pauvreté, peuvent introduire les chrétiens de confessions différentes dans la béatitude de la pauvreté du coeur qui leur permet de retrouver l’Esprit de Dieu.


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