Heures des messes estivales: Desservant (curé): Syndics (marguilliers): Adresse postale 1, rue des Remparts Québec, (Qc) G1R 4R7 lacraquette@ca.tc Tél:(418)692-0645 Fax:(418)692-0280 Courtoisie Carrefour Kairos Pour informations et commentaires © Droits réservés 17 mai 2006
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L'abbé Jean Poulin, prêtre du Séminaire de Québec, et originaire de St-Georges-de-Beauce a reçu de son oncle J.-Edouard Poulin (dit Bébé) au moment de son ordination presbytérale en 1953 une chapelle que celui-ci avait érigé à la Station de St-Georges. L'abbé Poulin nous a raconté que cette chapelle avait été construite en accomplissement d'un voeu que son oncle avait fait à Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus. Sa fille se mourait de tuberculose et il la confia à l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus qui avait été canonisée le 17 mai 1925 et qui jouissait d'une grande popularité dans le peuple chrétien. Dans les années vingt le prénom "Thérèse" était le plus populaire et le plus fréquent pour les filles au Québec. En réalisation de ce voeu, J.-Edouard Poulin construisit de ses mains une petite chapelle en 1927 et il la donna à son neveu l'abbé Jean Poulin en 1953. On la transporta au Lac Raquette durant l'hiver 1954. Celle-ci fut agrandie plus tard et elle sert encore aujourd'hui de chapelle estivale pour les riverains. On comprend ainsi pourquoi la Desserte du Lac Raquette est sous le vocable de Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus qui en est demeurée la patronne et qu'on y vénère en souvenir de ce voeu de J.-Edouard Poulin. Chronologie de la vie de Thérèse de l'Enfant-Jésus: Repères historiques Son itinéraire spirituel et sa "petite voie" Aux prises avec Dieu par l'abbé Hermann Giguère Actualité de son message La sainteté de Thérèse par Mgr Guy Gaucher Écrits de Thérèse Thérèse de l'Enfant-Jésus Les oeuvres complètes de sainte Thérèse sur le web: Manuscrits autobiographiques, poèmes, lettres etc. Tous les écrits en ligne pour consultation et téléchargement gratuit. ============ CHRONOLOGIE ============ 02.01.1873 - naissance de Thérèse Martin à Alençon 28.08.1877 - mort de Madame Martin. La famille s'installe à Lisieux, dans une maison appelée "Les Buissonnets" 13.05.1883 - Thérèse, malade, est guérie par le "sourire de la Vierge" 08.05.1884 - Première communion de Thérèse à l'école des Bénédictines 25.12.1886 - Après la messe de minuit, "conversion" de Thérèse "Je sentis la charité entrer dans mon coeur, le besoin de m'oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse!" 1887: Voyage à Rome 09.04.1888 - Thérèse entre au Carmel de Lisieux. Elle a 15 ans 10.01.1889 - Prise d'habit de Thérèse 08.09.1890 - Profession en clôture 29.07.1894 - Décès de son père, Monsieur Martin 1895 - Thérèse commence à rédiger ce qu'on publiera en 1898 sous le titre "Histoire d'une âme". Cette même année, elle est désignée comme "soeur spirituelle" d'un missionnaire. Elle prononce son"Acte d'Offrande" 1897 - Thérèse meurt. Elle est enterrée au cimetière de Lisieux Après sa mort 29.04.1923 - Béatification de soeur Thérèse par le Pape Pie XI 17.05.1925 - Canonisation par le Pape Pie XI 14.12.1927 - Thérèse est proclamée Patronne des Missions 03.05.1944 - Thérèse Patronne secondaire de la France 11.07.1954 - Consécration de la Basilique Sainte-Thérèse 02.06.1980 - Jean-Paul II pèlerin à Lisieux 26.03.1994 - Les parents de Thérèse sont déclarés "vénérables" en vue de leur Béatification 19.10.1997 - Sainte Thérèse est proclamée Docteur de l'Eglise à Rome par le Pape Jean-Paul II ============ DOCUMENT I ============ Thérèse de l'Enfant-Jésus (1873-1897): AUX PRISES AVEC DIEUpar Hermann Giguère, professeur titulaire à l'Université Laval à la Faculté de théologie et de sciences religieuses La question thérésienne Ce qui frappede de prime abord,c'est la difficulté de bien percevoir le visage de Thérèse. D'une part, elle se pose à cause de son rayonnement qui fut très rapide: morte le 30 septembre 1897 elle fut béatifiée le 29 avril 1923, puis. canonisée le 17 mai 1925. D'autre part, sa vie semble tellement ordinaire qu'on est facilement porté à l'embellir. C'est d'ailleurs cette difficulté de comprendre Thérèse qui a incité Alain CAVALIER à tourner son film THERESE, primé au Festival de Cannes en 1986. La diffusion du message thérésien se manifeste dans les nombreuses éditions de son autobiographie appelée jusqu'en 1954 Histoire d'une âme. Un an après sa mort, deux mille exemplaires sont diffusés. Quinze ans plus tard, deux cent onze mille exemplaires. Pour sa vie abrégée: sept cent dix mille exemplaires.En 1913, le Carmel de Lisieux, où elle avait vécu les dernières années de sa vie recevait environ huit cents à mille lettres par jour. L'interprétation de ce véritable engouement du peuple chrétien n'est pas facile. Le génie organisateur de Mère Agnès-de-Jésus (Pauline, la soeur ainée de Thérèse) y est pour quelquechose. L'explication plus profonde du phénomène réside plutôt dans le vent de libération que marquait la spiritualité thérésienne. Devant des spiritualités besogneuses où les exercices de piété et les pratiques ascétiques occupaient presque toute la place, Thérèse réaffirmait cette vérité fondamentale: vivre l'évangile est à la portée de tous parce que la miséricorde et l'amour de Dieu s'adresse à tous. C'est l'amour imbibant les plus simples gestes qui fait les disciples de Jésus. Voilà la "petite voie" que Thérèse découvre dans son cheminement.En 1897, peu de temps avant sa mort elle écrit :"Me grandir, c'est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections, mais je veux chercher le moyen d'aller au ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle." Une vie à la recherche de sa voie Thérèse MARTIN est née à Alençon en Normandie (France) en 1873. La famille s'établira plus tard à Lisieux. Dernière enfant de la famille, elle reçoit le nom d'un enfant mort. Elle est orpheline de mère à quatre ans, et son père finit sa vie dans une maison de malades mentaux après avoir fait des fugues qui causèrent de vives inquiétudes. Les difficultés psychologiques ne sont pas épargnées à Thérèse durant son enfance. Elles font partie de son cheminement spirituel. Le premier choc psychologique survient à la mort de sa mère le 28 août 1877. Elle choisit Pauline comme seconde mère. L'enfant enjouée qu'elle était devient renfermée. En dehors de la chaude atmosphère familiale, Thérèse connait des problêmes d'adaptation. Cette période se termine avec la grâce de Noël 1886, grâce qu'elle appelle sa "complète conversion". C'est l'épisode célèbre du retour de la messe de minuit où le père de Thérèse, un peu impatienté par les gamineries de sa grande fille, soupire: "Enfin, heureusement que c'est la dernière année!..." Thérèse l'entend. Au lieu d'une crise de larmes, comme sa soeur Céline l'appréhendait, c'est un déclic qui se produit et , à partir de ce moment, Thérèse décide de se prendre en main ."Thérèse n'était plus la même, Jésus avait changé son coeur. Refoulant mes larmes, je descendis rapidement l'escalier...la petite Thérèse avait retrouvé la force d'âme qu'elle avait perdue à 4 ans et demi et c'était pour toujours qu'elle devait la conserver!" écrira Thérèse elle-même plus tard Désormais Thérèse, qui connaît une stabilisation affective , s'affaire à ses projets de vie de carmélite.Elle obtient la permission d'entrer au Carmel en 1888. Elle a quinze ans. A cette époque , plusieurs jeunes filles se mariaient assez jeunes, de telle sorte que cette entrée au Carmel à quinze ans n'est pas saugrenue. C'est désormais la vie des religieuses cloîtrées: la prière commune, l'oraison mentale, le travail à la sacristie, les petites fêtes communautaires pour lesquelles Thérèse écrit plusieurs poèmes, la lessive et les tâches ménagères. Sa soeur photographe nous a conservé plusieurs photos de cette vie du cloître et de Soeur Thérèse-de-l'Enfant-Jésus (Thérèse avait reçu ce nom en religion). La dernière période de la vie de Thérèse a été à juste titre appelée la "passion" de Thérèse par le Père Guy Gaucher. A partir de Pâques 1896 (ou peu après), Thérèse, atteinte de tuberculose, entre dans la nuit de la foi pure, épreuve intérieure où les tentations de doute se bousculent. "Hier soir, je fus prise d'une véritable angoisse, écrit Thérèse, et mes ténèbres augmentèrent. Je ne sais quelle voix maudite me disait:'Es-tu sûre d'être aimée de Dieu? Est-il venu te le dire? '"(Derniers Entretiens). Thérèse découvre dans cette nuit de la foi le sens de sa mission: "Ma vocation, c'est l'amour." Cela durera jusqu'à sa mort le 30 septembre 1897. Sa doctrine spirituelle Il faut la placer dans son contexte historique. Sa doctrine est centrée autour de la petite voie. qu'on a appelé la voie d'enfance spirituelle avec tous les pièges que cette expression d'enfance spirituelle peut receler. Théèse nous livre une perception des rapports de Dieu et de l'humnanité d'abord et avant tout. Pour elle, le chemin spirituel qui va à Dieu est un chemin qui est celui de la foi pure. C'est un chemin où l'âme perçoit sa petitesse, son néant devant Dieu. Acceptation de sa petitesse et de sa faiblesse Cette voie est petite parce que c'est court et rapide: symbolisme de l'ascenseur. L'âme qui prend ce chemin n'a pas à se grandir par son propre travail. Elle attend et reçoit tout de Dieu, de la miséricorde du Seigneur, non de ses efforts. Pour Thérèse, nous n'avons pas à devenir des enfants, mais nous sommes petits. Et c'est là que l'amour de Dieu nous rejoint et nous rencontre. Thérèse sait qu'elle est petite. Et elle prend conscience que Dieu aime ceux qui sont assez petits pour reconnaître qu'ils manquent de quelque chose. GIGUERE, Hermann, "Thérèse de l'Enfant-Jésus (1873-1897). Aux prises avec Dieu", dans Selon Sa Parole, 4 (1987), 9-10. ============ DOCUMENT II ============
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