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Chapelle du Lac Poulin

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Heures des messes estivales:
  • Samedi 19h
  • Dimanche 9h30


  • Desservant (curé):
  • l'abbé Hermann Giguère

  • Syndics (marguilliers):
  • Claude Giguère
  • Huguette Giroux-Binet
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  • Adresse postale
    1, rue des Remparts
    Québec, (Qc)
    G1R 4R7
    Adresse du site web:
    www.lacpoulin.ca.tc
    Courriel:
    lacpoulin@ca.tc
    Tél:(418)692-0645
    Fax:(418)692-0280




    Courtoisie Carrefour Kairos

    Pour informations et commentaires


    © Droits réservés
    Dernière mise à jour
    27 juillet 2001


    Extraits des homélies

    13e dimanche ordinaire 1 juillet 2001; Suivre sa vocation

    Extraits de "Signes d'aujourd'hui"


    "SUIS-MOI!" Deux petits mots qui ont suscité des millions de vocations. Quel adolescent généreux n'a pas été fasciné par cet appel ferme mais respectueux? Quel chrétien, un jour ou l'autre, n'a pas connu cette valse-hésitation où se sont affrontés le désir et la peur de suivre un tel Maître? Combien, au soir de leur vie, ont regretté de n'avoir suivi le Christ qu'à distance et avec calcul? Rien d'étonnant: il n'est pas facile de suivre Celui qui est le Chemin: voie royale vers les cimes, mais aussi sentier humble et escarpé.


    Le chemin exaltant du dépassement


    Le Christ, dit l'Évangile, marche courageusement, magnifiquement vers Jérusalem. Il sait pourtant qu'il marche vers sa mort, vers la Croix où, sur ce haut lieu de l'amour, il sera "glorifié". Dès lors, suivre le Christ, c'est marcher sur le chemin exigeant du calvaire
    parce qu'il conduit à la vie de Pâques. Ce n'est pas avancer en traînant les pieds, c'est aller d'un pas décidé sur la route où l'homme est appelé à se grandir, à se dépasser. Sans regarder derrière soi vers les facilités abandonnées.

    C'est que le Christianisme n'est pas une religion de planqués ou de poules mouillées, une installation sur le dunlopillo du confort, un laisser-aller au fil de l'eau des modes, une fuite devant les risques. Le Christianisme n'est pas de la guimauve ou du sirop de framboise. Il est invitation à décoller et à monter toujours plus haut.


    Le sentier de l'humilité

    Si le christianisme est la "voie sacrée" des soldats du Seigneur marchant vers la Gloire, il n'est pas pour autant, sinon au terme, une avenue triomphale et royale, mais un sentier étroit et sans éclat.

    Il n'est pas la religion triomphaliste de la conquête armée. Et le Christ morigène ses apôtres qui veulent employer l'artillerie lourde de l'au-delà pour convaincre les mécréants qui ne les ont pas accueillis.

    L'Église n'utilise pas les techniques affinées de la publicité "pas assez, diront certains" pour séduire médiatiquement. Infiniment respectueuse, elle n'impose pas ses convictions, mais les propose.

    De plus, comme le Christ qui n' "'a pas une pierre ou' reposer sa tête", elle n'utilise pas pour convaincre la puissance de l'argent. Quoi qu'on en dise parfois, ses prêtres et religieux et religieuses n'ont pas des salaires ou des retraites de PDG... ou de footballeurs

    L'Église d'ailleurs n'est-elle pas plus crédible et plus belle quand elle se fait l'humble et pauvre servante de l'humanité?





    15e dimanche ordinaire 15 juillet 2001: Et qui donc est mon prochain?


    Voici une autre parabole propre à saint Luc, l'évangéliste de la bonté, de la miséricorde, du souci des pauvres, de l'accueil des païens et des exclus.

    Selon son habitude, Jésus n'y va pas de main morte pour décrire ce qu'il ne faut pas faire: il choisit deux biblistes, deux spécialistes de la parole et du service de Dieu que nos tribunaux modernes condamneraient pour crime de “non-assistance à une personne en danger”. De leur point de vue, les deux auraient pu justifier leur “non-assistance” par le droit divin: en vertu de leurs fonctions, ils devaient conserver la pureté rituelle, et ne pas “toucher au sang”, qui avait selon la Loi un caractère sacré.

    Jésus rejette fortement cette conception légaliste au profit de l'amour. Il répète la phrase célèbre du prophète Osée: “C'est l'amour que je désire et non les sacrifices.”(1) La parole de Dieu a déjà mis en lumière l'importance de la “pratique” dominicale, de la prière, du culte communautaire des chrétiens. Mais la parabole du bon Samaritain nous redit que la “pratique” du souci des pauvres et des blessés de la vie peut devenir prioritaire.

    “Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?” Ceci est au coeur de la bonne nouvelle. Alors la réponse apparaît dans toute sa force: Pensez aux gens qui vous font le plus peur ou qui vous répugnent le plus. Il importe de trouver les moyens de leur rendre sur la terre leur juste part de bonheur.

    Le prêtre et le lévite sont passés à côté de l'essentiel et Jésus raconte que c'est l'hérétique, l'étranger, l'exclu qui a fait preuve de pitié. L'homme méprisé et impur, sur qui Jacques et Jean voulaient faire tomber le feu du ciel un chapitre plus haut (Luc, 9, 52-55), c'est lui qui vibre à l'unisson du coeur de Dieu.

    “Et qui donc est mon prochain?” lui a demandé le légiste. Jésus nous enseigne qu'il nous appartient de devenir le prochain des autres. Comment? En étant “saisis de pitié” comme Dieu lui-même est “saisi de pitié” envers nous.

    Ce verbe “splagkhnizomai” se retrouve dix fois dans le Nouveau Testament. Il vient de “splagkhna”(2), qui désigne les entrailles, le sein maternel, le coeur. Il s'applique au bon Samaritain, mais surtout à Jésus devant la détresse des blessés, des malades, des foules laissées comme des brebis sans berger.

    (1) Osée 6, 6. Voir l'usage qu'en fait Jésus en saint Matthieu 9, 13; 12, 7; 23, 23. (2) Saint Luc (2, 78) joint ce mot au verbe eleeô, d'où vient le Kyrie eleison. Cela donne: dia splagkhna eleous theou èmôn, grâce à la pitié, ou à la tendresse miséricordieuse de notre Dieu. C'est la clé du troisième évangile. Bernard Lafrenière, c.s.c.




    16e dimanche ordinaire 22 juillet 2001: Marie-Marthe

    J'ai une de mes amies qui n'aime pas du tout cet évangile de Marthe et Marie, et surtout lorsque Jésus dit de Marie, qui est assise là à l'écouter: " Elle a choisi la meilleure part! " Pour elle qui s' occupe de l'entretien de la maison, qui prépare les repas, remplit et vide la laveuse de vaisselle et bien d'autres choses, Marie ne lui apparaît pas comme le meilleur exemple à suivre, elle ne fait rien.

    De plus, nous pouvons avoir l'impression que cet évangile vient en contradiction avec l'évangile de dimanche dernier qui nous présentait le bon samaritain. Sa bonté lui vient qu'il fait quelque chose à l'égard du blessé qu'il rencontre sur son chemin, il s'en occupe activement et fait ce qu'il peut pour lui rendre service. Contradiction peut-être aussi avec cette parole de Jésus: " Tout ce que vous faites à l'un de ces petits, c'est à moi que vous le faites!"

    Jésus est loin d'être contre le fait de poser des gestes concrets. Comment comprendre cela? Par rapport au service, un texte de l'évangile ne peut pas être pour dans un cas et contre dans un autre. Cet évangile de Marthe et de Marie, comme nous l'appelons souvent, peut sembler mettre une opposition entre Marthe, femme de service, et Marie, femme de contemplation à l'écoute de la parole du Seigneur. Nous devrions pluôt l'appeler l'évangile de Marie-Marthe, parce que les deux éléments, l'écoute et le service, sont inséparables l'un de l'autre, ils sont tous deux essentiels dans la vie d'une chrétienne, d'un chrétien.

    Marthe et Marie reçoivent Jésus dans leur maison, un personnage dont le message d'amour est connu. Pour Marthe, il faut que tout soit parfait pour l'accueillir: la table, le repas, l'ambiance, ce qui exige beaucoup de travail. D'où sa demande à Jésus de dire à Marie de venir l'aider. Réponse de Jésus: " Tu t'inquiètes, tu t'agites, tu stresses pour bien des détails secondaires et peu importants. Marie s'occupe de l'essentiel".

    Jésus ne lui reproche pas le travail qu'elle fait, mais la raison pour laquelle elle le fait. Marie a pressenti que Jésus n'était pas un homme ordinaire, que son message venait la rejoindre au fond de son coeur et que ce message allait donner une couleur nouvelle à sa vie. Jésus veut faire sentir à Marthe que l'essentiel est d'abord de se mettre à l'écoute de son message d'amour et que, par la suite, remplie de cet amour, c'est lui qui guidera, orientera et donnera un sens à toute son activité.

    Quand prenons-nous des moments de silence dans notre vie de tous les jours, des moments où nous essayons du mieux possible de nous libérer de tous les bruits familiers qui nous entourent pour prier en silence, pour écouter ou lire une parabole ou un extrait de la Parole de Dieu, prendre le temps de la méditer, de voir comment elle peut venir influencer notre manière de vivre dans la ligne de l'amour.

    Si nous ne prenons pas le temps de rencontrer Jésus dans sa parole, comment pourrons-nous mieux le connaître, mieux l'aimer et surtout lui permettre de soutenir et d'animer nos paroles et nos gestes. La prière vient nourrir le service. Nous devons être des Marie-Marthe, des personnes dont les activités et le service sont animés par un désir de vivre encore plus à la manière de Jésus, et pour cela, nous arrêter fréquemment, même si ce n est que quelques minutes ici et là, pour écouter sa parole et apprendre à mieux le connaître et l'aimer.

    Le temps des vacances nous laisse beaucoup plus de temps libre. Cette semaine, quelle place ferons-nous à la prière, à la lecture et à la méditation de la Parole de Dieu. Ouvrons simplement la porte de notre coeur au Seigneur, laissons-le descendre en nous et y produire du fruit, devenons de plus en plus des Marie-Marthe. Amen.

    Abbé Louis Sirois Séminaire de Québec 20 juillet 2001

    Tous droits réservés


    17e dimanche ordinaire 29 juillet 2001: La prière au coeur de la vie

    29 juillet 2001, 17ème dimanche "C"

    Gen 18, 20-32; Col 2, 12.14; Luc 11, 1-13

    Monastère de Kibungo, Rwanda

     

     

    H O M É L I E

     

     

    "Seigneur, enseigne-moi à prier!" Chacun de nous a probablement présenté cette supplique au Seigneur plusieurs fois. Si nous l'avons fait, et si la réponse que nous avons entendue venait vraiment de Dieu, nous savons qu'il n'y a pas de réponse facile à cette demande.

     

    Dans le texte évangélique que nous venons d'entendre, Jésus ne donne pas une réponse facile. En réalité, il ne répond pas directement à la question. Il ne dit pas: "La prière est ceci ou cela." Il ne dit pas: "La prière consiste à réciter telle ou telle formule." Il dit plutôt: "Lorsque vous priez, dites..." C'est-à-dire, lorsque vous êtes dans un état de prière, ou quand il y a une prière dans votre coeur et que vous voulez l'exprimer en parole, vous pouvez, par exemple, utiliser les paroles suivantes: "Notre Père, que ton nom soit sanctifié, etc."

     

    Si Jésus ne répond pas directement à la question, la raison en est probablement que ce qui est le plus important pour Lui n'est pas que nous apprenions à prier mais plutôt que nous apprenions à transformer toute notre vie en prière. Ce n'est pas celui qui dit : "Seigneur, Seigneur!" qui entrera dans le Royaume de Dieu mais celui qui fait la volonté de mon Père..."

     

    Il ne faut pas concevoir la prière comme une situation dans laquelle il y a d'une part quelqu'un qui supplie et, d'autre part, quelqu'un à qui on demande de faire telle ou telle chose. Si nous prenons le message biblique dans sa totalité, Dieu ne nous apparaît pas comme quelqu'un assis sur son trône là-haut, dans le ciel, écoutant les prières qui lui viennent de ses sujets ici-bas sur la terre. Au contraire, il se manifeste comme un Père. Non pas comme un père avec ses enfants, mais plutôt comme un Père avec ses fils et ses filles adultes, qui sont devenus ses amis et à qui Il ouvre Lui-même son coeur.

     

    L'histoire du Livre de la Genèse que nous avions comme première lecture en est un bel exemple. Abraham vient de recevoir la visite de Dieu sous la forme de trois hommes (voir l'Évangile de dimanche dernier). Abraham l'a reçu selon les règles de l'hospitalité traditionnelle du désert, à sa propre table. En partant de cet endroit, Dieu -- selon ce mode anthropomorphique de parler -- doit aller à Sodome et Gomorrhe, parce qu'il a entendu dire des choses abominables qui se font dans ces villes. Il veut aller vérifier lui-même sur place; et si ce qu'il a entendu dire est vrai, il détruira ces villes. Mais avant de quitter la tente d'Abraham, Dieu se dit ceci: "Je ne puis pas cacher à mon ami Abraham ce que je suis sur le point de faire." Et Abraham commence à marchander avec Lui. Il y a peut-être quelques justes dans ces villes... Tu extermineras vraiment le juste avec l'impie?... Ce serait contre ta nature... En réalité Abraham veut sauver non seulement les justes mais aussi les pécheurs. De toute façon, il sait qu'il est l'un d'entre eux. Abraham manifeste deux formes de solidarité et cela lui donne une grande force pour négocier: la solidarité avec Dieu, dont il est l'ami et la solidarité avec l'humanité coupable à laquelle il appartient.

     

    Dans la brève prière que Jésus a enseignée à ses disciples, nous trouvons ces deux pôles: Le premier est "que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne..." Et le second est : "donne nous aujourd'hui notre pain de chaque jour, pardonne-nous nos péchés, ne nous conduis pas en tentation..."

     

    Il y a des moments dans notre vie où la prière jaillit des profondeurs de notre coeur comme la lave d'un volcan -- soit que nous ayons fait une vive expérience de l'amour de Dieu, soit que nous soyons devenus profondément conscients de notre condition de pécheurs et de miséreux. Mais il est probable que, dans la plupart des cas, notre prière soit celle du Publicain: "Aie pitié de moi, pécheur". Cette prière est toujours écoutée, parce qu'elle est la prière du pauvre. Lorsque nous nous reconnaissons comme l'un de ces pauvres, nous pouvons dire avec les Apôtres: "Seigneur, apprends-moi à prier..." La réponse sera chaque fois nouvelle et toujours exigeante.

     

     

    Père Armand Veilleux, abbé de Scourmont
    Mis à jour le 27 juillet 2001




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