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Marie-France D'Amours |
Plusieurs personnes assumant la direction générale ou la coordination d'organismes sans but lucratif ou communautaire ont fait appel au service du Réseau conseil pour leur fournir notre soutien sous la forme d'une supervision. Marie-France d'Amours vous fait part de notre expérience à ce niveau.
D'où émerge ce besoin?
Les besoins de ces gestionnaires visent principalement à améliorer leur façon de faire, à prendre du recul et à réfléchir sur leur pratique et à briser un certain isolement ressenti dans l'exercice de leurs fonctions. Partagés entre leur conseil d'administration et leur équipe de travail, ces gestionnaires ont exprimé la difficulté d'échanger, avec les membres du conseil ou les travailleurs, l'objet de certaines de leurs préoccupations. Cette difficulté est reliée à plusieurs facteurs : l'absence d'expertise, le lien d'emploi, la difficulté d'obtenir un regard plus neutre sur certaines situations ou décisions. L'échange avec des gestionnaires provenant d'autres organismes apparaît comme un moyen intéressant; toutefois, les occasions manquent, on craint d'être jugé ou encore on ne souhaite pas "étaler ses problèmes sur la place publique". En fait, ces gestionnaires recherchent un service qui leur offre un support et l'opportunité d'un développement professionnel, un service "sur mesure" et confidentiel.
Quelles sont leurs principales préoccupations?
Les questions qui ont le plus souvent fait l'objet du travail auprès de ces gestionnaires sont les suivantes : Comment exercer mon leadership, en particulier dans le cadre d'une gestion de type participative? Et comment améliorer mes capacités d'influence? Comment puis-je créer un milieu permettant l'émergence d'une plus grande responsabilisation et d'une plus grande motivation de mon personnel et ce, dans un contexte où les ressources financières sont limitées et où le travail avec la clientèle est exigeant? Comment mettre en place un système de supervision et d'appréciation du rendement? Comment concilier mes fonctions de support et de contrôle? Comment gérer les conflits entre deux personnes ou entre deux groupes, par exemple entre les bénévoles et les employés? Toutes ces questions et bien d'autres, font partie de la gestion au quotidien de ces gestionnaires; leurs besoins sont de pouvoir échanger sur leur interprétation des situations, de pouvoir confronter les décisions qu'ils ont à prendre et finalement d'élargir leur point de vue.
De quelle façon se déroule les rencontres de supervision?
Les rencontres se font à raison d'une ou deux heures par mois. Toutefois, elles dépendent du besoin exprimé par le gestionnaire, du degré d'urgence et de l'importance des problèmes soulevés. Une première rencontre permet de faire l'inventaire des besoins et d'établir des priorités parmi ceux-ci. Les rencontres subséquentes peuvent prendre deux formes, soit le travail par thèmes pré-définis ou encore, selon un agenda ouvert, c'est-à-dire que les situations particulières vécues dans les semaines précédentes sont examinées. Dans les deux cas, nous effectuons un retour par la suite pour mesurer l'impact de la supervision. Il est fréquent que nous suggérions des lectures de textes choisis, des tests à faire ou encore que nous conseillions une réflexion à partir de grilles d'analyse couramment utilisées dans les cours de développement des habiletés de gestion.