De Saint-Norbert à Saint-Fabien (suite)
Maintenant établi dans son pays d'adoption, Octave connaîtra l'amour et en 1876, à l'âge de 32 ans, il épousera Virginie Bérubé, 27 ans, native de Saint-Fabien, descendante de l'ancêtre Damien Bérubé l'un des premiers colons de la Rivière-Houelle. Leur vie avec leurs nombreux enfants, fut comme un tableau empreint de sérénité pendant un certain nombre d'années, mais trop vite, hélas, les épreuves vinrent en ternir la fraicheur. En septembre 1905, Virginie meurt à l'âge de 47 ans laissant une maisonnée de 8 enfants: Marie, 22 ans, Conrad, 20 ans, Désiré, 18 ans, Marie-Anne, 16 ans, Florida, 12 ans, Diana, 8 ans, Charles-Eugène, 6 ans et la cadette Rose-Aimée, 2 ans.
Dérouté, Octave essayera quand même d'appaiser sa douleur en consacrant toute son affection à ses enfants. Bientôt, la nostalgie du pays natal reviendra s'installer et il ne pourra résister à la tentation de retourner voir son village natal et ses amis d'enfance. Le paysage n'avait pas changé mais les enfants devenus adultes moissonnaient dans les champs et au pied de la croix du chemin, d'autres enfants regardaient l'avenir avec ivresse.
Quelques années après la mort de sa femme, Octave vendit sa terre du cinquième rang et alla demeurer chez ses enfants. À 83 ans, il faisait un séjour chez ses enfants émigrés aux États-Unis à Lewiston dans le Maine et à Fall River au Massachusett.
En décembre 1932, il tomba malade alors qu'il était en visite chez son fils Désiré à Montréal. Il décéda le 30 décembre 1932 et fut inhumé dans le cimetière de l'est à Montréal. Il avait 88 ans.