Psychologie chirurgicale
La psychologie chirurgicale est une spécialité psychologique qui permet de se rendre directement au cœur du problème anxieux, de dénouer les blocages, de réparer les dommages causés par ces derniers et de refermer la plaie, le tout à l’intérieur d’une même opération. Elle permet d’obtenir un soulagement rapide et durable des symptômes anxieux et redonne à la personne atteinte, la capacité de recommencer à fonctionner normalement en un très court laps de temps.
La psychologie chirurgicale est la seule alternative efficace aux thérapies traditionnelles qui sont longues, douloureuses, onéreuses et souvent, relativement infructueuses. Elle s’avère également une arme de choix dans la lutte à la montée vertigineuse de l’utilisation des médicaments psychotropes de tout acabit.

Anxiété
L'anxiété est une sensation d'inquiétude, souvent indéfinie, qui semble se répandre de manière diffuse partout dans notre corps. Ce sont toujours des doutes inconscients qui sont à la source de l'anxiété. Ces doutes peuvent être relatifs à notre valeur en tant qu'être humaiin, à notre capacité d'assumer notre vie ainsi qu'à notre droit à la vie, à l'amour, au bonheur et au respect. Plus nous avons de doutes, moins nous possédons de certitudes et lorsque nous ne pouvons nous appuyer sur ces dernières, il est normal d'être inquiets, donc anxieux. Si notre esprit logique parvient à nous rassurer sur les doutes que nous ressentons, l'anxiété s'estompe.

Angoisse
L'angoisse, par définition, est une forte inquiétude, donc une forme
accentuée de l'anxiété. Elle se traduit habituellement par une sensation
d'oppression au niveau de la poitrine et s'accompagne parfois d'une
peur de mourir. Dans les situations de forte angoisse, nous n'avons
plus accès aux certitudes qui pourraient nous rassurer et la logique
n'a aucune prise sur nos doutes.

Trouble panique
Le trouble panique est un dysfonctionnement qui amène à ressentir
des états de forte panique intérieure, c'est-à-dire des attaques
d'effroi soudain et violent, alors qu'il n'existe, à ce moment,
aucun élément extérieur qui puisse logiquement causer cette peur.
Les symptômes d'une attaque de panique se traduisent principalement
par des palpitations cardiaques ou de la tachycardie, de la difficulté
à respirer ou une sensation d'étouffement, des douleurs à la poitrine,
des étourdissements , des tremblements, des frissons, des nausées,
de la transpiration, une sensation d'irréalité ainsi que la peur
de perdre le contrôle. de devenir fou ou de mourir. Les crises peuvent
être ressenties plus ou moins fortement. Lorsqu'elles présentent
un niveau plus aigu , elles deviennent rapidement un handicap car
elles entravent presque complètement le fonctionnement de la personne
qui en souffre.

Agoraphobie
Les premières crises de panique se produisent habituellement à l'extérieur
du domicile, dans des lieux publics tels les centres d'achats, les
rues, les parcs ou les transports en commun. Comme il ne semble
pas y avoir de raisons logiques à ces attaques, on peut en venir
à croire que le fait de se retrouver seuls en ces lieux a pu déclencher
la crise, d'où un désir d'éviter ces endroits par la suite. C'est
une peur qui peut conduire à éviter toute sortie à l'extérieur du
domicile et si une telle excursion s'avère obligatoire, à l'incapacité
de le faire sans être accompagné. Cette peur des lieux publics se
nomme agoraphobie.

Phobie sociale
La phobie sociale est une peur incontrôlée qui rend certaines personnes
incapables de développer et de conserver des relations sociales
et professionnelles satisfaisantes. Parmi les principaux symptômes
qui peuvent être ressentis lorsque la phobie se manifeste, il y
a possiblement une sensation de gêne respiratoire, des palpitations,
des tremblements au niveau de la voix, une moiteur dans les mains,
une "molesse" dans les jambes, un resserrement thoracique, la gorge
et l'estomac noué, la bouche sèche et des rougissements ainsi qu'une
confusion dans les idées, des trous de mémoire et une incapacité
de regarder quelqu'un dans les yeux. Tous ces symptômes sont provoqués
par la peur du jugement et du regard des autres. La phobie sociale
se caractérise par un retrait qui vise à éviter, le plus possible,
toute situation qui oblige à être en contact avec autrui. Le phobique
social est un perfectionniste qui a des exigences très grandes envers
lui-même et croit que les autres ont les mêmes envers lui. Il a
développé très jeune, la fausse coyance qu'il lui faut être parfait
pour être aimé et apprécié. Cependant, comme il est conscient qu'il
ne possède pas cette perfection, il a très peur que les autres ne
le découvrent aussi. La personne qui souffre de phobie sociale semble
ne pas exister par et pour elle-même. Elle est constamment tributaire
du regard des autres et toujours en état de vigilance extrême. Elle
ne se détend à peu près jamais lorsqu'elle est en contact avec les
gens et le niveau d'angoisse peut être tel que, souvent, le simple
fait de manger lorsqu'il y a des gens autour provoque des nausées
et des vomissements. C'est une situation qui s'avère très vite épuisante,
d'où le besoin qui se développe de s'éloigner de ce "regard" et
de l'éviter à chaque fois que c'est possible. Le retrait social
diminue quelque peu le sentiment de danger engendré par le contact
avec autrui mais il a comme effet secondaire de renforcer, chez
la personne qui l'utilise, sa croyance qu'elle est incompétente
et inapte à vivre normalement.

Dépression
La dépression est un dysfonctionnement qui se traduit par une grande
tristesse, accompagnée d'un découragement ainsi que d'une fatigue
physique, émotive et mentale et qui entraîne un arrêt ou un ralentissement
du fonctionnement. Les symptômes les plus communs de la dépression
sont la tristesse continue, le manque d'énergie, la difficulté à
se concentrer, à se souvenir, à prendre des décisions, les sentiments
de désespoir, de culpabilité, de mésestime de soi, des changements
dans les habitudes de sommeil, de nouriture, la perte d'intérêt
à la vie et les idées suicidaires.
La personne qui souffre de dépression
n'a plus de plaisir à vivre car elle ne voit plus de sens à sa vie
et cette dernière lui apparaît très lourde à porter. Elle est envahie
par le découragement et toujours fatiguée. Elle se sent submergée
par la tristesse et sa souffrance morale est très grande car elle
est persuadée qu'elle n'est rien, qu'elle n'a plus de valeur et
qu'elle ne mérite pas de vivre et d'être aimée. Elle ne retrouve
plus l'accès à ses forces intérieures qui lui permettaient auparavant
d'avancer et son estime d'elle-même est à son niveau le plus bas.
L'expression qui la décrit le mieux est que, "fondamentalement,
elle se sent plus bas que terre".

Stress post-traumatique
Le stress post-traumatique est une situation de détresse intense
qui se traduit par une série de perturbations résultant d'un choc
émotif grave. Il peut se manifester après qu'une personne ait été
témoin ou victime d'un événement bouleversant qui, soit a menacé
sa vie et son intégrité physique ou psychologique, soit l'a confronté
à des menaces de mort ou de blessures physiques. Ce type de stress
apparaît lorsque les personnes ont ressenti un sentiment de peur
intense, de l'horreur ou un très fort sentiment d'impuissance face
à un événement dramatique. Parmi ce type d'événement, on retrouve
des actes de violence physique ou d'agressions à caractère sexuel,
des vols qualifiés, des tentatives de meurtre, des enlèvements ou
séquestrations, des accidents d'avion ou de la route, des incendies,
des catastrophes naturelles ainsi que des actes de guerre ou de
terrorisme. La personne qui souffre de stress post-traumatique revit
l'expérience traumatisante à travers des cauchemars et des "flash-back"
et développe parfois une forte agressivité face à l'entourage ainsi
qu'une forte baisse de l'estime de soi. Elle peut avoir des problèmes
de sommeil ainsi que des difficultés avec sa mémoire et ses capacités
intellectuelles. Il peut aussi lui arriver de se sentir détachée
et étrangère à ce qui se produit dans sa vie, ce qui peut handicaper
fortement ses relations familiales et sociales ainsi que ses habiletés
au travail. Elle risque alors de se retrouver confrontée entre autres,
à des problèmes conjugaux ou au divorce, à des discordes familiales,
à une perte d'emploi et à un affaiblissement de ses capacités parentales.

Burn-out
Le burn-out est le terme anglais qui désigne un épuisement professionnel.
Les symptômes et les réactions de la personne en souffrance sont
les mêmes que ceux retrouvés dans la dépression. La différence réside
dans le fait que la cause apparente du burn-out semble relever d'un
surplus de pression émotive occasionné par le travail. Cependant,
peu importe d'où il provient, le trou noir auquel sont confrontées
les personnes souffrant de dépression ou de burn-out relève toujours
des doutes relatifs à leur valeur et c'est avec eux qu'il leur faut
travailler.

Ressentiment
Le ressentiment est le souvenir que nous conservons d'une offense
ou d'une injure passée et qui s'accompagne encore aujourd'hui d'un
désir de vengeance. La majorité des personnes qui souffrent de désordres
reliés à l'anxiété éprouvent du ressentiment. Elles vivent avec
cette sensation d'être incapables de pardonner à quelqu'un une souffrance
physique ou morale qui leur a jadis été infligée alors que le désir
de vengeance qui l'accompagne semble leur apporter un soulagement
. C'est évidemment là une fausse impression puisque, au contraire
le plus grand rôle du ressentiment est de miner nos forces vitales
et de nous empêcher d'avancer dans la vie.

Dépendance affective
La dépendance affective découle de l'impression d'avoir absolument
besoin de quelqu'un d'autre pour survivre comme si nous n'avions
pas la capacité de bouger, de respirer, de penser, de décider et
d'agir par nous-mêmes. Lorsque nous vivons dans le mode de dépendance
affective, nous exigeons de l'autre qu'il nous apporte l'amour,
la sécurité et le bonheur mais, en contre-partie, nous sommes prêts
à nous soumettre à de nombreux compromis dans le but de conserver
ce lien. La personne qui vit la dépendance affective a développé
la croyance inconsciente qu'elle va mourir si l'autre n'est plus
là. Elle a tellement appris à évaluer sa valeur et son mérite de
vivre à travers le regard et le jugement d'autrui qu'elle n'a plus
aucune autonomie de fonctionnement et a l'impression de n'avoir
aucune substance en elle-même.

Apitoiement sur soi
Le terme apitoiement renvoie à la notion de pitié qui se veut un
sentiment de compassion pour les souffrances d'autrui. Dans le canal
de l'apitoiement sur soi, cette pitié est omniprésente sauf que
la compassion qu'elle implique ne vise pas la souffrance d'autrui
mais la nôtre et seulement la nôtre. La personne qui utilise ce
canal de dérivation se pose en martyr perpétuel : victime du système,
des gens, des événements, des situations, du sort, du destin ou
de la fatalité. Elle semble vouloir dire : "Voyez à quel point je
suis malchanceux, combien ma vie est difficile, et le destin rude
avec moi." Si nous lui faisons part de difficultés que nous rencontrons,
il y a fort à parier qu'elle répondra qu'elle nous comprend car
elle-même a vécu bien pire. Le fait qu'elle essaie constamment de
provoquer la pitié des autres est un moyen utilisé pour attirer
l'attention afin qu'on s'occupe d'elle.
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