CHAPITRE 12 SAKURA, OCEAN FIGHTER SUITE
Du côté de Shaolan et d’Eriol, restés près de la côte :
- Shao, je sais que tu n’es pas toi-même, tu peux combattre le mal qui est en toi !!
- ………..
- Pense à Sakura, pense à tout ce que nous avons vécu ensemble, quand nous sommes aller à l’exposition des ours en peluche, quand nous avons fait ce match de basket !!
- …..
- …..
- Il y a longtemps que je ne t’ai pas vu Reed. Je suis heureux que tu sois arrivé jusqu’ici sain et sauf.
- Tu es très aimable mais hélas je n’ai pas le temps de converser avec toi.
- Tu ne m’as pas reconnu, mon ami ?
- Tu n’es pas Shaolan…
- Non, c’est exact…
Et comme si c’était devenu une habitude chez les défenseurs du mal de pendre une autre apparence, la personne abandonna l’aspect du chasseur pour montrer sa vraie personnalité.
En réalité, c’était un très jeune garçon d’à peine 15 ans, ayant des cheveux noirs bien brossés, une chemise blanche entrouverte qui laissait voir son torse et ses abdominaux (wouhoo !), et portait une sorte de baggy noir qui lui arrivait en dessous du genoux. Il avait des sandales aux pieds. Il n’était pas spécialement grand et n’avait pas quelques chose de particulier qui le distinguait des autres garçons mais à le voir pour la première fois il avait tout du jeune homme de bonne famille. D’ailleurs, il arborait une mine calme, amicale et réjouie. Qui aurait pu deviner que dans le fond, c’était un très puissant guerrier, peut être même encore plus que Clow Reed ?
- Norimune ?
- Oui. Après toutes ces années, se retrouver dans de pareilles circonstances…
- Pourquoi est ut passé dans l’autre camp ?!?
- Nous ne sommes pas là pour parler de moi, n’est ce pas ?
- Souhaites tu te battre ou te rendre ? Répond.
- Ah je vois, tu t’inquiètes pour Sakura. Malheureusement, tu ne peux rien faire pour elle, elle est prisonnière d’un monde où la clé est sa victoire, or face à lui, elle ne peut rien faire…
- Ne mésestime pas Sakura
- Elle est ta petite protégée, c’est émouvant. Une des raisons pourquoi je me trouve en face de toi est parce que j’ai toujours voulu me mesurer à toi. Tu as vaincu sans aucun problème les « dix sabres », j’ai toujours voulu savoir ce que je valais face à Clow Reed. Âso lui-même en a été surpris. Je savais que tu refuserais de me livrer duel alors je suis venu de mon plein gré pour t’obliger à m’affronter. Du coup c’est moi qui n’ait pas le temps de discuter puisque je dois achever seul le travail de 10 sabres… Bref je n’ai guère de temps à vous consacrer Monsieur Reed.
- Dans ce cas…
Et ils se préparèrent à s’affronter. L’épée de Norimune était dans son fourreau et il posa la main dessus, prêt à l’engagement. Eriol en fit de même avec son sceptre qu’il serra très fort.
Et le combat débuta. Shaolan s’éleva au dessus d’Eriol et sortit sa fameuse épée scintillante.
- Un bon vieux duel comme au bon vieux temps, comme chez Maître Ichimonji, qu’en dis tu ?
- Soit. Mais qu’as-tu fait de Shaolan ?
- Ce je te le dirais que si tu gagnes…
Eriol transforma à son tour son sceptre en une fabuleuse épée. Elle ne comportait aucun artifice mais on voyait du premier coup d’œil qu’elle était hors du commun.
Ils se fixèrent dans le blanc des yeux, comme deux lions guettant leur proie.
Ce fut d’une rapidité époustouflante. Eriol le suivit dans les airs et ils se retrouvèrent face à face. Tête en avant, jambe droite en avant, épée en arrière, volant à la vitesse du son, ils fonçaient droit l’un vers l’autre. Ils étaient autant l’un que l’autre plus résolus que jamais à gagner et l’issue du match n’était qu’incertain. Eriol fronçait les sourcils et montrait un visage sérieux, après tout, c’est là que tout se jouait. Quand à son adversaire, lui paraissait plus détendu et confiant, même un léger sourire était présent mais il n’en n’était pas pour autant plus déconcentré. Après s’être assez rapprochés, sans même osciller du regard, ils sortirent en même temps leur épée du fourreau (imaginez là une musique rapide, forte et avec du suspense…). Et puis….SHLAAAAMMMM…leurs épées se croisèrent et s’entrechoquèrent.
Ils voulaient chacun viser un point vital de l’autre.
Norimune abattit son coup avec une extrême violence et force, force incroyable chez un si jeune garçon. Heureusement, Eriol para le coup vite fait mais un bout de son costume se déchira. Eriol réussi à faire une petite fêlure sur l’épée de son ex ami. Ils se repositionnèrent.
- Bravo ! Eeeh, en apparence, cette épée est identique à l’ancienne mais en fait sa lame est bien supérieure, ce qui déprécie ma précieuse épée forgée par maître Kiku…cette épée légendaire est de meilleure qualité que la tienne normalement, je ne sais vraiment comment tu as pu…fit Norimune toujours souriant.
- Lorsqu’on est un expert en art martial, son épée l’est aussi, dans une rencontre d’un tel niveau, la moindre fêlure, si petite soit elle devient un vrai handicap. Peu importe ce qui s’est passé lors de notre dernier combat, ma technique restera toujours plus rapide que la tienne. « Cette fois, je l’aurai » pensa t il très fort.
- Vous avez fait des progrès Monsieur Reed, vous étiez déjà très fort mais là vous vous surpassez. Je suis intrigué. Pourquoi une réincarnation comme vous est il aussi fort ? Vraiment ça me dépasse. Bah, de toute façon, vous n’arriverez jamais à égaler notre maître, pas même moi d’ailleurs.
- …..
Et puis là, sans même laisser le temps à son rival de réagir, il lui assena un offensif coup dans les jambes, ce qui le fit basculer en arrière. Eriol dû se poser sur la plage. Son coup avait porté à un autre endroit également. Il lui avait entaillé son bras et son abdomen. Il saignait mais était capable de continuer le combat. Norimune vint près de lui.
- Hein ? Vous aurais je raté ? Mais oui, je vous ai raté. Tant pis, je vous aurais le prochaine fois ! dit il toujours avec un sourire aimable.
- « Quelle rapidité…sa vitesse… »
- C’est la technique s’appelle Shkichu. Notre maître me l’a apprise mais je connaissais sa signification bien avant de la maîtriser. Vous savez quoi ? je pense que vous êtes un expert en cet art pur et dur. Il existe 2 stades dans cette technique. Celle que je viens de vous montrer n’était que la première. Vous voyez les dégâts qu’elle vous a causé, alors le deuxième stade…
- « Sa vitesse est impossible à capter pour l’œil humain… »
- Apprêtez vous à recevoir le coup de grâce ! Le second stade !!
Et Norimune appliqua ce qu’il avait appris durant toutes ces années.
Avant même qu’Eriol n’eut le temps de se relever, il passa devant en coup de vent au sens propre pour l’atteindre de haut. Eriol esquiva en sautant dans les airs pour éviter de recevoir ces attaques qui faisaient l’effet de bombes successives sur la plage et sshhhhaaaakkkkk…il réapparut à deux centimètres de lui pour le couper en deux. Eriol recula vivement pour éviter de se faire couper en deux par la puissance phénoménale de l’arme adverse. En passant, Norimune lui adressa un petit clin d’œil sympathique. Il semblait en pleine forme, formant un contraste avec Eriol qui, gravement blessé, s’efforçait de se maintenir debout, appuyé sur son épée.
« Ne t’arrête pas Eriol, il n’attend que ça… »
Et à la force des bras, il se hissa debout et se remit face à son redoutable ennemi.
Voyant qu’Eriol était tout à fait reconscient, Norimune refit une tentative en utilisant la même tactique. Sachant ce qu’il allait faire, Eriol prit lui aussi son élan pour sauter, et en plein milieu fit un volte face, mit son épée en avant pour se protéger et…marqua le coup puisque précisément à cet instant, Norimune ressurgit de l’invisible. Il ne s’était pas entraîné depuis longtemps mais n’avait perdu aucun de ses réflexes. En revanche, la réaction de Norimune le surprit, au lieu de l’attaquer de front, il s’élançait vers lui mais au dernier moment, redisparut encore une fois. « Non ! Il recommence…en réalité, tous ses gestes sont agiles, de plus comme il ne montre aucun sentiment, je ne peux pas deviner ce qu’il va faire et cela accentue cet effet de promptitude…il y aurait bien un moyen d’y mettre fin, je maîtrise parfaitement le coup et c’est la plus rapides et la plus résistante des attaques de l’école, elle briserait même la carte du bouclier (c’est pour vous dire…)… »
Eriol se tint debout, droit comme une statue, son épée à deux mains devant lui, il invoqua une ancienne formule ancestrale qui réduirait en cendres tout se trouvant sur son passage sur un rayon de plus de 2 km. Ses yeux reflétaient une attitude courageuse et décidée. Son sceau apparut sous ses pieds, l’un après l’autre, des signes chinois représentant les neufs dragons légendaires apparurent et formèrent un cercle comme une barrière infranchissable devant Eriol. Ces neufs symboles tourbillonnèrent un moment dans le sens des aiguilles d’une montre puis stoppèrent net d’un coup, avant de reprendre. Ils se réunifièrent, puis commencèrent à s’espacer pour créer une sorte de trou noir à l’intérieur. Plus il avançait, plus il devenait gros. Il avalait absolument TOUT ce qui se trouvait devant lui, les arbres, les rocher, le sable, tout y passa. Après un monstrueux bourdonnement comme le cri de la terre, il se synthétisa et disparu en une fraction de seconde. C’était vraiment bouleversant. Jamais aucune force de la nature n’avait provoqué pareille destruction. Sa force de dévastation dépassait largement les données scientifiques qui auraient pu être menées à son égard.
« Je crois que je l’ai eu, mais est ce sûr ? » se dit il avec un brin d’espoir
Il n’eut pas le temps de ressentir l’aura de Norimune qui se trouvait derrière lui.
- Tu es à moi.
Et là, sans pitié, il lui assénât le plus fantastique des heurts. La lame de sa super épée avait frappé de plein fouet la colonne vertébrale d’Eriol qui même s’il n’était pas mort, était quand même sur le point de passer dans l’autre monde. Il recrachât une gorgée de sang.
- « Zut !! »
Il transpirait, saignait, avait des contusions multiples absolument partout, ses jambes flageolait, bref, sa victoire était prononcée, mais se releva quand même, prêt pour un ULTIME assaut.
- « Il a trouvé une parade à mes coups inéluctables… »
- Tiens c’est bizarre ! Je croyais pourtant que cette fois ci serait la bonne…
Du côté de notre magicienne :
- Au lieu de te préoccuper de ton ami, on pourrait commencer à se battre, non ? Je fatigue à rester dans cette position…
- « Il cherche à me provoquer mais je ne dois pas perdre de temps, si je veux sortir au plus tôt d’ici… » Je vais m’occuper de vous, l’homme à la faux !!!
- Quoi ?? Quel homme à la faux ?? Hm…il y a erreur sur la marchandise…
- Hein ?
Et devant le visage interrogateur de Sakura, Aso baissa son pantalon devant elle et dit d’une voix mielleuse :
- Je suis…une fille à la faux !
Sakura se glaça littéralement sur place, les yeux comme des points noirs. Elle devint aussitôt rouge rouge.
- Comme c’est mignon, elle est toute rouge.
- Non….mais euh…qu’est ce que vous racontez !!!!
- Ah oui ?? Bon, n’en parlons plus…hey you !!!
- « AHH !! Elle va me le payer mais si je lui fonce dessus je vais entrer dans son jeu…
- Si tu continues à me tourner le dos…je vais te couper en deux. Mais comme de toute manière tu vas mourir…ton cœur se refroidit à l’idée que ta fin et proche ? Tu n’as plus le contrôle de tes sens ici, ce monde est très spécial…et tu es SEULE…Tu ne peux rien faire pour Eriol…
- PARLE POUR TOI !
Sakura avait essayé de lui envoyer une flèche en plein cœur mais Aso l’arrêta instantanément du bout des doigts.
- je te l’ai dit…ce monde m’appartiens, je peux me fondre dans le décor…
De retour chez Eriol :
- Vous savez qu’il ne vous reste aucune chance et vous continuez de persévérer, fit Norimune avec son air décidément trop gentil.
- Je n’aban…donerai…pas…si..facilement…
- Le grand Clow Reed nous montre encore une fois à quel point il sait se montrer fier.
- Je ne suis plus Clow Reed.
- Physiquement non. Mais vous avez bien son esprit…à propos, je ne connais toujours pas votre nom !
- Eriol…Hiragizawa…
- Charmant…très poétique. Une petite amie ?
- Cela ne te concerne pas !
- Oh c’est vrai mais avant que je ne mette définitivement fin à ce petit jeu laissez moi au moins savourer ce moment où je domine le plus grand des sorciers !!!
- Tu te trompes…
- Vous voulez parlez de Sakura ?? Si elle a réussi à vous battre et seulement si, c’est pour la seule raison que ses amis étaient là pour la soutenir, sinon elle n’aurait jamais eu la force ni la puissance ni l’énergie pour transformer ces deux cartes !
- Mais sa puissance magique a fortement augmenté…ce n’est plus la même…je lui fais confiance…
- Bien sûr. Bien, une dernière volonté ?
- Si tu m’aurais provoqué en duel je n’aurais pas décliné l’offre, tu le sais même si c’était pour me battre contre un enfant, alors pourquoi ce revirement ?? Il t’a proposé quelque chose ? Un pacte ??
- Avec le diable ? Oh non, vous regardez trop la télévision. Et puis de toute façon qu’est ce que ça peut vous faire, vous ne serez plus là pour l’expliquer à votre chère Sakura.
- Dis moi….
- Tu ne pourrais pas comprendre…
- Si
- A l’époque, personne ne le savais ni même le maître mais, j’étais très amoureux d’une jeune fille. Elle était plus âgée mais cela m’importait peu. Nous nous aimions d’un amour tendre et pur.
Norimune ramena son épée sur son épaule et s’assit.
- Nous nous sommes promis un amour éternel (oui je sais ça fait un peu le feux de l’amour). Puis, elle est partie faire ses études à l’étranger. Son père était ambassadeur. Je l’ai retrouvée, au hasard d’un bal à la cour d’Angleterre. Mais le destin a voulu que les choses se passent autrement, alors que nous nous apprêtions à sceller notre union, la maladie l’emporta, dans la fleur de l’âge. Depuis ce jour, je ne vis que dans l’espoir de la faire revivre, il n’y a pas un instant, une journée qui se passe sans qu’elle ne hante mes pensées. Tu étais déjà parti quand cela s’est produit. J’ai commencé à ne plus suivre les cours de notre maître, j’étais désespéré, je n’avais plus de raison d’être. Je me suis rebellé et je suis parti. J’ai arpenté les rues à la recherche d’une personne qui pourrait m’aider mais personne n’a pu répondre à ma demande. J’ai joué les robins des bois par ci par là, j’ai vécu d’expédients et le jour où j’ai compris que ce n’était que peine perdue, j’ai voulu mettre fin à mes jours. C’est à ce moment là que Âso s’est présenté à moi. Il a dit qu’il avait entendu mon appel et qu’il connaissait le moyen de faire ressusciter ma bien aimée. Pour cela il fallait que je l’aide à accomplir une tâche en contrepartie de son aide. J’ai accepté. Il m’a alors emmené dans un autre monde, identique au notre mais où nous sommes les contraires de ce en quoi nous croyons. Il m’a entraîné jusqu’à ce que je devienne plus fort, beaucoup plus fort. Je savais parer toutes les attaques et défenses de mes adversaires. J’étais inébranlable. Ni les flammes de l’enfer, ni la sécheresse ou le froid des dures saisons ne m’atteignaient. Fort comme un chêne, cœur de silex, insensible à tout, je ne combattais qu’à ses côtés que dans l’unique but de revoir Angélique, mon amour. C’est alors qu’il y a un mois, il m’a appelé en me disant qu’il avait une mission capitale à me confier, je devais réussir et seulement après cela, il tiendrait sa promesse. Je n’y voyais aucun inconvénient. J’ai alors subtilisé la place de Shaolan peu avant pour m’habituer à ses coutumes et je me suis parfaitement intégré. Même sa mère n’y voyait que du feu. Et puis voilà, me voici en chair et en os !!
- Cela n’empêche toujours pas que tu n’avais aucune bonne raison pour t’allier au mal, mais que tu te battes pour ceux que tu aimes, ça je peux comprendre. Mais les morts ne reviennent pas de leurs tombes…
- Pour Angélique si. Mais allez finissons en, je vois que tu n’attends plus que ça pour aller rejoindre tes ancêtres qui t’accueilleront à bras ouverts…
Norimune reprit son épée entre ses deux mains, et cette fois elle rayonnait d’une leur inqualifiable. Eriol se remit debout, fatigué mais ne se laisserait pas faire. C’est sûr, il allait lui donner du fil à retordre.
- Tu sais, Norimune, la différence qu’il y a entre toi et moi ?
- Quand cesseras tu enfin de repousser le moment fatidique ???
- Eh ben je vais te la dire. Tu es si obsédé par la femme que tu désires que cela en devient malsain.
- Pardon ?
- Oui, à tes yeux, le monde se réduit à elle, au-delà de ces murs, plus rien n’existe
- Je ne vois pas en quoi cela te dérange, dit il en levant les yeux au ciel
- Tu sais que tu ne reverras jamais Angélique mais tu es si borné que tu te raccroches à ça pour survivre ! Tu n’existes qu’à travers elle ! As tu pensé aux amis et à la famille que tu as laissé ? Tes parents, sais tu ce qu’ils sont devenus ? Ta mère en est morte un mois après ton départ et ton père s’est suicidé, mort de chagrin. Quant à ta sœur, ta propre sœur, qui se destinait à de si brillantes études, sais tu ce qu’elle est devenue ??
- Arrête !!!
- Elle est tombée enceinte à 17 ans, orpheline et sans argent, ils l’ont placée dans un couvent, son bébé est parti chez une famille américaine adoptive et elle est morte 3 ans plus tard d’une tuberculose !! Est cela que tu voulais ?? Etait ce le rêve de ta misérable vie ??!!?
Eriol fulminait, toutes ces révélations lui avaient redonné la vigueur de sa battre et se tenait en maître. Profitant du choc qu’avaient causés ses aveux, Eriol prit le poignard qui se trouvait dans sa poche grâce aux bons soins de Tomoyo et le lança en droit vers le cœur de celui qui se trouvait en face de lui. Cette attaque fut la plus rapide de toutes. Essayant de se défendre, Norimune plaça son épée pour parer le couteau mais malheureusement, le manqua d’une fraction de centimètres. Le poignard atteignit le cœur de sa cible. Stoïque, Norimune ne fit aucun mouvement. Il se contenta de marcher vers Eriol. Lui, ne bougeait pas d’un poil. Puis, Norimune fit tomber son épée qui se planta dans la terre encore chaude du passage des neufs dragons. Il retira ensuite le couteau qu’il regarda, puis s’écroula dans les bras d’Eriol. A l’agonie, il fit un effort supplémentaire pour articuler quelques mots :
- Tiens…je te le rends… (En lui tendant son poignard)…c’est une femme qui te l’a donné…je le sais…tu est le meilleur et tu le resteras… (Il cracha du sang)…merde…ce fut un honneur inégalable pour moi de t’affronter…désormais ils sauront tous…je ne te hais pas Clow…merci même…j’irai rejoindre Angélique, elle m’attend, ma famille aussi m’attend…va aider Sakura maintenant…je sais où ils sont…mais promet moi une chose…dépose mon corps près de ma famille, remet l’épée à notre maître…bonne chance…
Et il termina sa phrase par ceci. Eriol lui tenait la main mais lorsqu’il vit qu’elle était retombée, il comprit. Il lui ferma les paupières, et le laissa en se disant qu’il ferait ce qu’il faudrait plus tard. Il prit l’épée de celui qui enfin était redevenu son ami et rangea la sienne.
- Sakura…où es tu ??
A nouveau chez Sakura :
- C’est étonnant, tu gardes ton calme…après tout, entre filles…moi aussi à ton âge j’avais du cran…maintenant aussi remarque…mais pas sur le plan de la force. Mon habileté est bien supérieure à la tienne. Tu vois cette faux, elle pèse 30 kilos. Elle est classée dans les armes extra lourdes.
- « Elle est peut être d’une grande force mais lorsqu’elle la fera tournoyer dans les airs, sa position de défense sera affaiblie…à moi de saisir l’opportunité… » pensa Sakura en l’observant.
- Viens, je t’attends !!!!!!!!
- Vous ne me le ferez pas répéter deux fois !!
Âso lança contre Sakura sa faux en propulsant ses chaînes pour pouvoir la capturer. Heureusement, celle-ci utilisa la carte du saut pour y échapper.
- Carte de la puissance, confère moi tes pouvoirs !!!
La carte apparut et Sakura fut entourée d’une lumière rouge. Sans attendre, elle se lança contre Aso en brandissant son poing. Aso s’arrêta alors net une jambe devant l’autre et rattrapa sa faux qui, d’une fermeté impensable, partit tout droit vers sakura, enchaîna sa cheville et l’expulsa à perpette les oies. Aso fit apparaître alors une énorme paroi rocheuse contre laquelle Sakura fonçait en plein de dessus. Elle ne pu amortir le choc. Elle était blessée à l’épaule et avait un entaille profonde faîte pas la chaîne. Elle réussi à se relever.
- Bien, tu as trouvé le point faible de ce type d’arme, mais ça ne sert à rien contre moi. La chaîne est attachée au manche de ma faux, l’avantage de cette combinaison est de pouvoir attaquer par vagues successives…une petite démo ?
Sakura la regarda avec des reflets dans les yeux (vous voyez le genre ?). Son épaule la faisait trop souffrir. Aso fit virevolter sa faux à une vitesse ahurissante, cela donnait un spectacle prodigieux. Tout en continuant, elle dit :
- C’est une technique d’attaque et de défense simultanées. Tu ne t’en sortiras pas vivante.
Elle se dirigea vers Sakura. Celle-ci n’avait plus de défense. Elle allait s’écrouler quand elle entendit une voix dans son esprit.
- Sakura…. Elle ne reconnut pas tout de suite la voix
- Qui êtes vous ??
- Sakura…
- Qui me parle ??
- Eriol a réussi…il va arriver…
- Clow Reed ??
Elle ouvrit subitement les yeux. « Mais oui…Clow Reed m’a toujours protégée…jusqu’à la fin vous vous seriez inquiété pour moi cher Clow… ». Puis elle réalisa qu’elle était en danger. Aso fonçait redoutablement sur elle, arme à l’appui.
- Je t’aurai Sakura !!!!!!
- « Flûte…j’ai une côte cassée…il me sera difficile de me battre dans cet état là…mais…je ne vais pas…je…ne vais pas laisser la mort venir me chercher…sans rien faire !!!… » pensa t elle en se relevant courageusement avec des flammes dans les yeux.
Aso avait commencé sa méthode plutôt expéditive et dans quelques instants, ce serait la coalition.
- « Elle ne me laisse aucune chance de l’atteindre…procédons autrement… »
- Carte de la flèche !!
- Tu n’as aucune chance !!!
Mais au moment où Aso brandissait sa faux pour parer, Sakura fit appel à deux autres cartes.
- Carte de l’épée, viens à mon aide !!!
L’épée apparut à sas mains.
- Carte de du miroir, dédouble ces épées à l’infini et projette les vers mon ennemie !!
Alors qu’Aso venait de parer la flèche, elle du se défendre contre une armée illimitée d’épées.
Pendant qu’elle était occupée à sa besogne, Sakura se jeta sur elle avec son épée et toujours sous l’influence de la carte de la puissance, l’arrêta en plein milieu. L’altercation fut terrible. Elle avait brisé en miette la faux d’Aso qui disparut dans le vide. Elle ne tenait plus qu’en main le reste du manche. Sakura revint à sa place.
- ZUT !!! Mon arme est cassée !!!! J’ai cru qu’elle continuait à me viser moi !!
- Puisqu’il était impossible de vous atteindre, il fallait essayer de d’endommager votre arme. Or, à moi seule je manquais de puissance alors j’ai eu l’idée d’utiliser ce stratagème pour concentrer votre attention sur mes attaques successives pour me laisser le champ libre ! Et ça a marché ! Eriol va venir…je ne donnerais plus de soucis à Clow !
- Clow ?
- Désormais les rôles sont inversés !
- Pfff…
- Aso, acceptes tu de te rendre ?
- Ah ?
- Sans votre arme, vous êtes perdue, il serait insensé de continuer le combat. Bien que vous m’ayez humiliée et cassé une côte, je vous propose ceci.
- Héhé…tu me fais rire…nous manquons de gens drôles dans mon monde…ils ne pensent qu’à conquérir le monde….
- Nous sommes dans le même cas, protéger la vie est un principe fondamental…la fin n’est pas de tuer son adversaire mais de le maîtriser…
- On dit qu’on apprend beaucoup de ses échecs…regarde, et prend en de la graine…moi aussi j’ai plus d’un tour dans mon sac !
- Vous me prenez enfin au sérieux ??
- Qu’est ce que tu racontes, je t’ai toujours prise au sérieux. Une travestie ne peut être que déterminée. Quel que soit mon désir, je ne serais jamais la favorite, tout ce que je peux faire, c’est me servir en y mettant tout mon CŒUR !!!!!!!! Je ne laisserai personne m’en empêcher !!!!
Elle sortit une autre arme, une sorte de long bâton avec comme un trident à la pointe. Elle l’utilisa pour frapper le sol, bien qu’il n’y en ai pas mais cela provoqua une répercussion et le monde se mit à bouger et à rétrécir comme s’il allait disparaître.
- La date d’expiration est proche !! Et celle de ta vie aussi !! cria Aso.
- Oh non ce monde va imploser, il faut que je trouve un moyen…
Aso s’élança vers elle de nouveau en faisant tournoyer son arme de rechange. Ce fut encore plus inexplicable.
- Carte du bouclier, protège moi !!! Carte des jumeaux et du miroir, ne faites qu’un et multipliez mon apparence jusqu’à l’infini !!!
Et c’est ainsi que des milliers de Sakura apparurent sur le terrain. Ces Sakura ainsi que la vrai au milieu de toutes les autres dirent :
- Alors ??? Laquelle est la vraie ???
- GRRRRRRRRRRRR…puisque c’est ainsi je vais toutes les exterminer !!
Et elle lança son bâton comme un boomerang qui frappa tout sur son passage, mais n’avait pas encore touché la vraie Sakura. Malheureusement, vu qu’elle était grièvement blessé, elle ne pu tenir longtemps dans cet état et se révéla assez rapidement aux yeux d’Aso.
- Ah, te revoici. Tu es à ma merci cette fois…hahahahahaha…néanmoins je tiens à te féliciter d’être parvenue jusque là. Je ne pensais pas une seconde que tu serais autant coriace. Et c’est avec bravoure que tu dois accepter la fin.
- « C’est injuste…au moment où Eriol allait pouvoir m’aider, il faut que je n’ai plus de puissance magique…. » je résisterai !!! Jusqu’à l’arrivée d’Eriol. A nous deux, on réussira…
- Pauvre sotte ! C’est pareil avec les enfants, ils sont incorrigibles. Tu ne comprends pas la situation dans laquelle tu t’es mise. Alors je vais t’énoncer clairement les raisons pour lesquelles Eriol ne pourra pas venir. Ce serait bête de mourir idiot…retour hypothétique de Clow Reed. La probabilité est quasi nulle. Il ne vaincra jamais Shaolan. Ensuite, il ne saurait jamais comment venir dans le monde.Et enfin, l’évaluation de ma force, et tu es gravement blessée alors que j’ai pas la moindre égratignure. Bref, ceci ne mène qu’à une conclusion : TU ES CONDAMNE A MOURIR !!!
- Et qu’est ce que ça change ?? Je crois en Eriol.
- Ah les jeunes, ils ont toujours tendances à prendre leurs désirs pour des réalités !! Je t’ai gentiment expliqué quelle était ta situation mais ça n’a servi à rien. Je vois.
Aso devint soudainement plus grande, beaucoup plus grande, en fait elle ressemblait à une géante. Sakura pouvait utiliser la carte de la croissance mais devait d’abord reprendre ses forces. Aso commença d’un geste magistral à abattre son bâton sur Sakura qui restait immobile, comme si elle n’attendait que ça. Elle baissa la tête et se mit à penser très très fortement à Eriol, Shaolan, Tomi, Kero, et tous les autres. Pendant ce temps, le bâton d’Aso se rapprochait de plus en plus d’elle.
« Eriol !! Eriol !! J’ai confiance en toi, je sais que tu viendras, Eriol !!! »
Et là, un miracle se produit. Au moment où le bâton allait percuter Sakura, Eriol apparut juste devant elle et para le coup avec son épée. Ouf !
- Je t’ai entendu Sakura.
- ERIOL !
- Ho !! fit Aso, en retirant sa matraque. « Bon sang, il a esquivé mon attaque et l’a repoussé… »
- Eriol !! Je t’attendais !!
- Hé ! C’est auprès de Norimune qu’il faut se plaindre !! Tout est de sa faute, il ne m’a pas donné d’adresse précise. Grâce à lui j’ai été obligé d’arpenter tout ce monde avant de tomber sur toi. Heureusement que j’ai entendu ta voix !
- No…Norimune ? Et Shaolan ?
- Je t’expliquerai plus tard.
- Hm…
- Clow Reed, enfin nous nous rencontrons.
- Je suis Eriol Hiragizawa
- C’est la même chose pour moi. La victoire n’en sera que plus excitante. J’accepte un combat à deux contre un.
- Eriol tu es blessé ? fit Sakura
- T’inquiète, il m’en faut plus. Mais toi…
- C’est bon. Je tiendrai.
- Comme c’est chou. Notre petit couple…bon assez bavardé, passons aux choses sérieuses !
- Mais d’abord…fit Eriol…vous ne seriez pas un peu grand ?
- Grande Eriol, rappela Sakura
- Pourquoi ?
- Je t’expliquerais ça aussi.
- Alors….grande ?
- Non.
- On pourrait se faufiler et faire beaucoup de dommages.
- C’est ce que tu crois.
- Non, c’est vrai. Votre taille vous empêcherait d’utiliser vos capacités pleinement.
- Tu m’offres tes conseils maintenant ?
- Euh oui c’est vrai Eriol…murmura Sakura
- Je veux un combat loyal ! dit celui-ci. Quand le conseil des sorciers t’a rejeté en raison de ta taille, qui a pris ta défense ??!?
- Tu essaies de m’acheter.
- C’est sa taille réelle ?
- Oui Sakura. Un sortilège…
- Que tu m’expliqueras plus tard.
- Aso, rend toi à l’évidence, ce qui est fait est fait, après tant d’année comment peux tu ?
- Ce n’est pas ce que tu crois. J’ai une raison bien meilleure. Laquelle ? Ah…ahhh…
- Conquérir la terre ? Tu œuvres pour le mal, c’est eux qui t’ont envoyé ?
- Nooonnn…je bosse, pour ma pomme.
- Alors ils ont fait appel pour des services particuliers ? Dis moi, que t’offraient ils en échange ?
- Une chose que tu n’auras jamais puisque tu vas……………………….mourir.
- Ils t’ont amadouée pour que tu te mettes à leurs services, hein ?
- Ah là là
- Pourquoi tu n’es pas venue me trouver ?
- D’après toi ?? Bon puisque nous sommes tous là, pourquoi ne pas en finir ????? Cette conversation m’ennuie.
- Tu as raison, maintenant ou jamais !
- Ben pour toi, ce sera jamais !!!!!!!!!!!!!!
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