Chapitre 4: Everything is relative
- QUOI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! s’écria Sakura.
Toute la clique s’était réunie dans la chambre d’hôpital de Toya et Tomoyo leur avait raconté la discussion qu’elle avait eu avec Barri et Olivier. Il était 22h40.
- Tu as parfaitement entendu. Ton frère n’est pas la seule victime et si l’on ne trouve pas très très rapidement une solution, bientôt les hôpitaux du pays ne pourront plus contenir ces flots de «contaminés ». Eriol je croyais que tout ceci ne devait pas se produire avant 2 semaines, qu’est ce qui se passe?
- Je l’ignore!
- Et le conseil des sorciers? demanda Yué.
- Rien.
- Et ces dérèglements climatiques dont tu nous as parlé? le questionna Kéro.
- Ecoutez inutile de me faire subir un interrogatoire je n’en sais pas plus que vous...
- Mais tu as déjà vécu cette expérience 2 fois, tu devrais comprendre maintenant! lui dit Sakura. Tiens, mais j’y pense, d’où est ce qu’elle vient cette chose? Elle n’a pas pu apparaître comme ça, il y a forcément eu quelqu’un ou quelque chose qui a provoqué son apparition!
- Sakura je te le répète c’est quelque chose d’aléatoire, rien ni personne ne peut le contrôler alors de savoir qui en est à l’origine...
- Alors aucun esprit ou même conscience ne peut être contenu dans cette chose? demanda Tomi.
- Mais vous m’écoutez quelquefois? J’ai l’impression de faire pipi dans un violon quand je vous parle des fois. On ne sait pas quelle est cette chose. On ne l’a jamais vu même en rêve ou en hallucination. On ne la voit pas, on ne la sent pas, on ne peut pas la manipuler comme un objet. C’est...irréel.
- Bon, coupa Ruby, je crois qu’on est tous un peu beaucoup fatigués alors je propose que chacun rentre chez soi, enfin chez Sakura et Tomi et que l’on remette cette charmante discussion à demain. Il me semble que nous avons vécu assez d’aventures pour aujourd’hui.
- Oui et c’est loin d’être fini ajouta Eriol gravement. Ruby a raison, Sakura rentre chez toi te reposer, ne t’en fait pas pour ton frère, je suis sûr que ta mère veille déjà sur lui.
- Oui, il faut avoir la pêche demain! Le morveux arrive!! dit Kéro.
- Il s’appelle Shaolan et ce n’est pas un morveux, répliqua Sakura
- Alors tu peux me dire ce que tu lui trouves?
- D’abord, il est très élégant et galant, qualité rare aujourd’hui chez les garçon je te signale! Ensuite il faut avouer qu’il n’est pas mal du tout et puis...
- Oh oh oh là tu serais pas en train de recraquer pour lui j’espère, non parce que après Olivier, le mor...enfin Shaolan, je voudrais pas dire mais bon...euh...comment dire...
- Qu’est ce que tu insinues?
- Rien rien mais tu vois, les jeunes filles amoureuses ont une psychologie tout à fait intéressante, oui tu vois...
Et Sakura et Kéro continuèrent cette discussion pendant tout le chemin du retour, sous les yeux exacerbés de Yue.
Le soir, chez Tomi:
- C’est très gentil de ta part de nous accueillir chez toi Tomi, dit Eriol alors qu’ils venaient de terminer le dîner. Ruby et Suppy étaient parti s’entraîner dans l’immense jardin de la villa.
- Ta maison a été vendue après ton départ, je ne pouvais tout de même pas te laisser à la rue! Et puis ma mère est partie en voyage pour promouvoir sa nouvelle campagne alors ça ma fait plaisir d’avoir un peu de compagnie!
- Ta mère est souvent absente n’est ce pas?
- Oui, c’est à cause de son travail. Mais ça va je ne me sens pas trop seule, Sakura viens très régulièrement me rendre visite et puis je sors avec d’autres amies aussi. Elle me manque bien sûr mais il faudra bien que je parte un jour ou l’autre de toute façon. Tomi avait dit ça d’une manière un peu triste, nostalgique aussi. Eriol le remarqua et évita d’aborder le sujet.
- Et sinon, tu continues toujours le chant?
- Oui mais avec les examens qui se préparent je n’ai plus trop le temps de m’y consacrer, c’est dommage.
- Je me souviens quand tu as chanté et que je t’ai accompagné au piano à la demande expresse de Sakura, tu te rappelles?
- Oui, c’était le bon vieux temps! Ils rirent ensemble. Mais toi, tu continues le piano?
- Oui, je donne toujours des concerts à Noël où j’exécute des récitals.
- De la musique sacrée c’est ça? J’aimerai bien venir te voir jouer un jour.
- Mais je peux même le faire tout de suite.
- Comment?
- Il me semble que tu as un piano, non?
- Eriol tu ferais ça rien que pour moi?
- Ca me ferait plaisir, crois moi.
- Alors je ne me le ferai pas dire deux fois, suis moi.
L’heure qui suivit fut magique. Les pièces toutes aussi plus belles les unes que les autres enveloppaient la chambre d’une douce mélodie et les notes s’élevaient dans les airs jusqu’à vouloir toucher le ciel. Requiem, Chopin, Beethov, rien ne pouvait résister à la grâce qui animait les touches du piano glissant sous les doigts longs et fins d’Eriol. On aurait dit que la terre s’était arrêtée dès que ces chants célestes débutèrent, et même les petites hirondelles d’habitude si chantantes avaient cessé de gazouiller pour écouter le son harmonieux et envoûtant de l’instrument. Tomi s’était endormie sur le canapé bercée par ces vibrations. Eriol alla chercher une couverture et en recouvrit son amie. Il la contempla quelques instants puis alla se coucher. Cette nuit-là, ils rêvèrent tous les deux de la même chose, un cantique prônant l’Amour et la vie éternelle.
Le lendemain, chez Sakura, 8h:
- SHAAAOOOLAAANN!!!!!!!!! Tu ne peux pas savoir comme je suis heureuse de te revoir enfin. Ca fait si longtemps, 3 ans c’est ça, pfou! Une éternité!
Toute la bande était là pour accueillir Shaolan. Tour à tour ils s’embrassèrent. Sakura était absolument fascinée. Il avait beaucoup changé. Déjà, il était beaucoup plus grand (de taille à affronter Toya!), et avait développé une musculature étonnante. Il avait toujours ces mêmes cheveux indomptables et ses yeux noisettes vraiment craquants. Effectivement, ce n’était plus le gringalet timide et réservé qu’il était autrefois. Même Eriol ne put dissimuler son étonnement.
- Shao, dis donc tu t’es entraîné, non?
- Oui, ça me manquait.
- C’est clair la métamorphose est étonnante mais de nos jours, avec les progrès de l’esthétique...n’importe quel imbécile peut se faire poser des plaquettes en silicones...
Le regard de Sakura le fusilla. Mais comme si de rien n’était, Kero continua:
- J’ai vu ça dans un reportage l’autre jour. Pour les implants mammaires par exemple, les chirurgiens font une scission au niveau du mamelon, enfin une sorte de trou quoi, et alors en même pas deux temps trois mouvements ils te font rentrer ce truc par le trou qu’ils ont fait, comment ça va vite j’te jure, j’ai rien vu. Mais la question que je me pose c’est comment ils arrivent à faire rentrer ce gros machin par un trou aussi petit??
- Kéro, vas tu te taire??? dit Sakura en grinçant des dents.
- Oh tu pourras dire ce que tu voudras, il ne m’arrivera jamais à la cheville! Ne me dis pas que tu le trouves plus beau gosse que moi? Moi mes muscles c’est des vrais, et en plus j’sais voler, cracher du feu et faire apparaître un boucli-er eu na na na na nèreu et Kéro se mit à voler autour de la maison comme un petit fou. Sakura le regarda avec un sourcil en bas et un autre en haut. Elle le connaissait depuis longtemps mais ignorais complètement la face cachée de celui-ci!
- Bon, euh...ben si on si mettait tout de suite? proposa t elle. Demain on a cours et en plus il faut commencer les préparatifs pour le bal alors autant ne pas perdre de temps à papoter, hein?
- Tout à fait d’accord, dit Yue qui se demandait où est ce qu’il avait encore atterri.
Ils prirent donc tous place sur le canapé et rapprochèrent la table basse. Shao était assis au milieu avec de chaque côté Sakura et Eriol. A côté d’eux se tenait Tomi, caméra à la main bien sûr et en face les 4 gardiens dont Kéro qui était entre temps sorti de sa folie.
- Alors voici ce fameux manuscrit, s’extasia Tomi en le filmant sous toutes les coutures.
Je sens que ça être fantastique ! Je vais intituler le premier épisode de ma saga de l’été:
« Amour, rivalité et escargot!!! »
Tout le monde tomba à la renverse.
- Mais c’est quoi le rapport, demanda Kéro
- Eh bien, amour pour l’amour que l’on se porte, rivalité pour mettre la main sur ce remède avant que cette peste ne se déclare et escargot parce que je trouve que ça sonne bien. Mais en attendant c’est vous qui avancez comme des limaces!
- Peut être que si tu nous laissais nous concentrer on n’y arriverait, dit Yue au bord du suicide.
- Il a raison, le temps presse, dit Suppy.
- Ce manuscrit, commença Shao, a été retrouvé par ma grand mère dans notre ancestrale bibliothèque. Elle était enfermée dans une vulgaire boîte en bois et il n’y avait aucune inscription. C’est seulement en l’ouvrant que l’on a découvert le trésor qu’il contenait. Le manuscrit écrit de la main de Wang Qi nous indiquant la position de l’endroit où il avait caché son arme secrète destinée à abattre ce fléau. Cela s’est passé il y a seize ans. Pour ma part, il n’y a que deux semaines que je suis au courant. C’est après que ma mère ait décrypté ses rêves concernant cette malédiction qu’elle m’ait avoué tout ceci. Elle m’a révélé que ce manuscrit était écrit sous forme d’un poème mais que jusqu’à ce jour, aucun être humain n’était parvenu à découvrir ce secret. Elle m’a averti que je devrai repartir vers Tomoéda et que tu m’appellerais. A part ça, elle ne m’en a pas plus appris. On n’a jamais su ce que c’était. Ni pourquoi elle était là. En fait un seul mot pourrait résumer ce que nous avons appris concernant cette chose: RIEN! Le noir total. Durant des millénaires ils ont essayé, cherché, consacré leur vie pour arriver à quoi, que dalle. J’ai appris qu’il y avait eu deux victimes. Heureusement quand je suis parti de Hong Kong, il n’y avait encore aucun blessé. Mais à cette heure...rien n’est moins sûr. Ce truc, c’est...une machine infernale qui détruit tout sur son passage et c’est pour ça qu’il faut la détruire, tout de suite! Si elle revient dans 500ans, ce sera la Terre entière qui y passera, c’est pourquoi c’est à nous d’agir. C’est une épreuve que les anciens nous imposent. Nous devons la réussir.
- Mais pourquoi ce genre d’épreuve? Ils ne l’ont tout de même pas créée rien que pour nous mettre des bâtons dans les roues? demanda Sakura
- Non, mais peut être tout simplement pour nous évaluer en tant magiciens. Tu oublies que dans cette pièce, sont présents les deux magiciens les plus puissants du monde, donc les plus aptes à affronter ce genre d’obstacle.
- Ils te l’ont dit?
- Non, mais c’est tout à fait leur genre.
- Très bien. Eriol et moi le ferons. Je n’abandonnerai pas avant de l’avoir eu. Mon frère est à l’hôpital, je lui ai promis.
- Je suis avec toi Sakura, ajouta Eriol.
- Bien poursuivit Shao en déroulant le manuscrit.
En fait, c’était une sorte de papyrus vieux et tout pourri mais l’écriture dessus reflétait tout le contraire. Elle était noire et vive, magique, que rien ne pourrait effacer. Il n’y avait rien à part l’énigme sur le manuscrit. Au moins, ça avait le mérite d’être clair et lisible. C’était en chinois. Shao commença à lire tout en faisant la traduction:
« La langoureuse Asie et
la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique!
Comme d’autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour, nage sur ton parfum.
J’irai là bas où l’arbre et l’homme, plein de sève
Se pâment longuement sous l’ardeur des climats;
Fortes tresses, soyez la houle qui m’enlève!
Tu contiens, mer d’ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts:
Un port retentissant où mon âme peut boire
A grand flots le parfum, le son et la couleur;
Où les vaisseaux, glissant dans l’or et dans la moire,
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D’un ciel pur où frémit l’éternelle chaleur.
Longtemps! toujours! ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu’à mon désir tu ne sois jamais sourde
N’es tu pas l’oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à long traits le vin du souvenir?
Machine aveugle et sourde, en cruautés fécondes!
Salutaire instrument, buveur de sang du monde,
Comment n’as tu pas honte et comment n’as tu pas
Devant tous les miroirs vus pâlir tes appas?
La grandeur de ce mal où tu te crois savante
Ne t’a donc jamais fait reculer d’épouvante,
Quand la nature, grande en ses desseins cachés,
De toi se sert, ô femme, ô reine des péchés,
De toi, vil animal, pour pétrir un génie?
La nature a fait son oeuvre
Laissons au temps le temps. »
- Et voilà, c’est fini, dit Shao en achevant de lire le poème.
- Et ben dis donc...dit Tomi.
- J’ignorais ce que c’était mais je dois avouer qu’après avoir entendu ceci, je suis en admiration. Nous avons devons nous l’unique et authentique preuve que Wang Qi existe à présent, c’est absolument incroyable, dit Eriol comme pour lui même
- Je n’ai rien compris à ce poème mais quand je vois Eriol émerveillé devant ça je ne peux qu’en conclure que, c’est notre seule chance approuva Sakura.
- Eriol, tu viens de dire que c’était la seule preuve d’existence de Wang Qi. Qu’est ce que ça signifie? demanda Yue
- Wang Qi a laissé de nombreux écrits mais il ne les a jamais signé de son nom réel: Akezu Oita. Il est et était depuis toujours considéré comme une légende par les sorciers, répondit Eriol.
- C’est vrai, reprit Shao, on n’a jamais vu son visage. Il habitait une région inconnue au fin fond de la Chine où il n’y avait aucune trace d’être humain. Pas même le moindre insecte!
On sait au moins une chose, c’est qu’il aimait une femme.
- Et à la folie disait-on.
- Oui, d’ailleurs, c’est pour elle qu’il a écrit ce poème peu avant sa mort.
- Et apparemment il s’est arrangé pour en faire une redoutable énigme, conclut Eriol.
- Ca explique toutes ces louanges, fit remarquer Tomi.
- Attendez, là de quoi vous parlez je comprends pas là, comment trouver une destination au milieu de tous ces...vers...? demanda Sakura de plus en plus perturbée.
- On devrait analyser strophe par strophe dit Tomi.
- Oui et puisque Tomi est excellente en littérature je propose qu’elle nous mâche tout le travail! Non je rigole mais son idée est plutôt bonne, dit Shao. Mais d’abord on devrait se poser quelques questions élémentaires.
- C’est à dire? demanda Ruby
- Par exemple, dans quel pays se situe cet endroit? ou encore est ce qu’il l’a caché dans son paradis secret ou bien autre part? des trucs comme ça ché pas.
- Mais cet endroit se trouve en Chine bien sûr, il n’est jamais allé au Japon!! dit Kéro
- Ca tu n’en est pas sûr, lui répondit Shao.
- Mais comment savoir alors, c’est endroit pourrait être n’importe où sur ce globe! s’exclama Tomi.
- Non une chose est sûre, il n’a pu le cacher que dans deux endroits, la Chine et le Japon. déclara Eriol
- Et ça t’en est sûr demanda Sakura
- C’est là où se concentraient les grandes forces de sorcellerie, notamment de magie noire affirma Shao
- Et pourquoi dit Kero
- D’abord, c’était les deux seuls pays à en pratiquer, et ensuite il n’aurait jamais caché son secret loin de la femme qu’il aimait.
- Oui mais ce n’est qu’une probabilité, et nous, nous avons besoin de certitude dit Yue.
- Très bien alors j’ai l’intime conviction qu’il faut chercher entre ces deux pays! Ca vous vous va?
- Oui mais ce n’est pas encore assez précis dit Sakura.
- Bon alors je propose que l’on se répartisse en trois groupes, dit Eriol. Le premier cherche en Chine, et le deuxième au Japon et si quelqu’un a une idée, il le fait savoir.
- D’accord et le troisième? demanda Sakura
- Il préparera le déjeuner. On a besoin de force et nous n’avons pas eu le temps de déjeuner ce matin.
- Ok chuis pour
- Moi aussi dit Shao
- Ca ma va dit Yue
- Très bien on fait comme ça acquiescèrent Ruby et Spinel.
- Je vois que je n’ai pas trop le choix alors c’est d’accord mais ma place est en cuisine! cria Kero.
- Ok alors Tomi et Eriol, Moi et Sakura et les autres, tous en cuisine!
C’est ainsi que le groupe A (Tomi et Eriol) et le groupe B (les 2 autres) se séparèrent et allèrent chacun réfléchir dans leur coin avant de tout mettre en commun.
Chez le groupe A:
- Décidément, on se retrouve toujours ensemble, commença Eriol.
- Oui c’est étonnant, dit Tomi en souriant
- Je suis content de faire équipe avec toi. Je sens que l’on va beaucoup progresser!
- Je ne suis pas experte en magie mais je ferai de mon possible pour t’être utile!
- Mais voyons, Tomi tu n’as jamais été inutile.
Tomi rougit de ce compliment.
- Oh tu me flattes...vas y continue...
- Je crois qu’on devrait plutôt s’y mettre, je te complimenterai plus tard, quand tu auras trouvé la solution!
- Justement, j’ai apporté mon ordinateur portable au cas où on devrait faire quelques repérages!
- Tomi, je ne sais pas quoi te dire, tu es...une fille vraiment étonnante!
- Bon allez trêve de bavardages on perd du temps!! T’as recopié le poème?
- Oui et sans aucune faute!
- Alors première strophe, qu’est ce que ça raconte... « La langoureuse Asie..........mode lointain.....forêt aromatique.......nage sur ton parfum ». Ca doit être un endroit qui jadis était désert ou inconnu de tous. Si tu veux mon avis c’est bel et bien en Chine. Il y a assez d’espace et je crois justement que ça parle d’un endroit très vaste, paradisiaque et tropical. Enfin, je crois.
- Et l’Afrique, pourquoi parle t-il d’Afrique?
- Peut être un exemple de paysage que ces deux continents auraient en commun?
- Désertique?
- D’autant plus que dans la 4ème strophe il parle d’oasis.
- Ce n’est peut être pas une oasis d’eau
- Une métaphore tu veux dire.
- Exact.
- Il faudrait trouver le lien entre ces 5 strophes, mais regarde, dans la dernière, c’est différent...oui…
- Oui tu as raison mais je pense qu’à ce moment là il devait faire une description de la chose.
- Tu crois? Ca veut dire qu’il nous donnerait des indications sur sa nature?
- Oui bien qu’il comparait l’élue de son coeur à cette chose...tu sais, elle l’a abandonné peu de temps avant qu’il ne sombre...
- Et si c’était elle cette chose
- Un être humain?
- Elle n’était peut-être pas comme nous. Quand je suis allée en Europe avec ma mère, j’ai entendu de nombreuses légendes et il y en avait une justement qui m’a frappé.
- Raconte
- C’était il y a très très longtemps dans un pays très lointain. Un prince régnait sur son peuple et ils vivaient en paix. Leur terre était un vrai paradis, les cultures abondantes, le climat idéal, bref tout allait bien. Ils accueillaient à bras ouvert quiconque voulait venir ou même s’installer mais les envahisseurs convoitait beaucoup cet endroit alors pour se défendre, le sorcier protecteur du village conçut une sorte de porte magique qui faisait en fait office de...comment dire...trieur. Il laissait passer les personnes ayant de bonnes intentions et tuait celles qui voulaient les détruire. Alors pour essayer de contrer ce stratagème, leurs ennemis s’allièrent et mirent au point une tactique. S’ils ne pouvaient pas détruire ce monde par eux-mêmes, quelque chose le ferait pour eux. Ils décidèrent alors d’envoyer une innocente personne sur cette terre. Ils lui remirent une plante qu’ils lui demandèrent d’apporter et de cultiver dans ce monde. L’homme accepta. En fait, c’est un peu comme le Cheval de Troie. Ils font passer pour cadeau ce qui est en fait arme de vengeance. Après avoir mangé de cette plante, tous les habitants de ce royaume tombèrent dans la folie et s’entre tuèrent. Les méchants avaient trouvé la faille, et ils avaient gagné. Les forces du mal présentes ont peut être utilisé le même principe pour accéder au pouvoir suprême sauf que connaissant les faiblesses notamment envers l’amour de la nature humaine, ils ont envoyé une jeune fille qui avait pour but de séduire Oita et le manipuler. Il lui apprendrait sa magie et lui dévoilerai ses secrets, et elle, suivrait les instructions de ses supérieurs pour nous concocter la fin du monde. Ils n’étaient pas assez puissants pour combattre les sorciers tels que toi alors ils ont voulu d’abord vous affaiblir au maximum et puisque sa tâche achevé, cette jeune personne fut renvoyée d’où elle était venue, Oita, réalisant ce qu’il avait fait, mis au jour un « contre poison » pouvant anéantir cette chose. Il laissa donc un manuscrit qu’il savait que seuls les vrais défenseurs du bien pouvait déchiffrer et le laissa à ta mère avant de mourir. Fin de l’histoire!
- Tomi, décidément, tu me surprendras de jour en jour! Je n’avais jamais envisagé pareille solution mais il se peut que tu sois dans le vrai, encore une fois! De tout mon coeur félicitations, mais ne nous emballons pas, si le mal sait que nous cherchons cette arme, ils ont dû eux aussi envoyé un émissaire pour nous empêcher d’accomplir notre mission et sûrement même de nous tuer.
- C’est pourquoi nous devons agir vite mais avons quand même de l’avance sur eux. Le manuscrit.
- Peut être mais le mal a ses espions partout et quand je dis partout...tiens regarde, ce crayon à l’apparence totalement inoffensif pourrait très bien se révéler être un de leurs redoutables espions.
- Je vois, ils seraient dons déjà au courant de tout, et peut être même de ce qu’on est en train de dire, oh mon dieu, ça me fait des frissons rien que d’y penser!
- Alors agissons vite comme tu dis comme tu dis! Cherchons les endroits susceptibles de pouvoir cacher ce que nous tentons de trouver.
- Oui. Euh, Eriol?
- Je t’écoute.
- Je...sache que...hem, j’aime bien parler avec toi, c’est bizarre mais ça me fait du bien. En fait t’es comme un thérapeute pour moi!
- Merci mais je te retourne le compliment. Sans toi je n’aurais jamais pu comprendre ce qui s’étai passé et crois moi, je pense que tu as raison. Tu m’impressionnes beaucoup et j’ai beaucoup d’estime à ton égard. Tu n’as aucun pouvoir mais tu possèdes un esprit de synthèse...incroyable...digne d’un grand sorcier!
- Merci, je te remercie toi aussi tu as toute ma confiance mais tu sais, une fois cette aventure terminée...il faudra que l’on parle de tu sais quoi...
- Oui
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