Un jour, Saint-Denys Garneau a été l'un de nous, parmi nous, dans un pays de grand silence qui était le nôtre. Il est venu à une époque donnée, dans un lieu donné, et les gens de son pays ne l'ont pas reconnu. Poète de la solitude et de la nuit, Hector de Saint-Denys Garneau est né à Montréal en 1912. Épris dès son jeune âge de peinture et de poésie, il s'éloigne des formes classiques et crée un langage poétique qui lui est propre. Il ne publie de son vivant, à compte d’auteur, qu’un seul recueil de poèmes, Regards et jeux dans l’espace. Accablé par le mauvais accueil que lui réserve la critique, il détruit la moitié des mille exemplaires mis sur le marché. Triste moment pour l’un des plus grands poètes québécois. De santé fragile, de Saint-Denys Garneau se retire sur les terres familiales du manoir Juchereau-Duchesnay pour mourir à trente et un ans, d’un malaise cardiaque semble-t-il, lors d’une excursion en solitaire sur la Jacques-Cartier. Après sa mort, on publiera un deuxième recueil, Les Solitudes, sa correspondance et son Journal, ainsi que des poèmes de jeunesse. Une oeuvre somme toute peu prolifique, mais d’une richesse telle qu’elle fait encore aujourd’hui l’objet d’une multitude d’analyses et d’essais. On trouvera plus de détails sur la vie de Saint-Denys Garneau sur cette page du site de l'Association québécoise des professeurs de français. |