


Le
bien-être des animaux domestiques est un sujet des plus importants

La douleur est un sujet
délicat, nous voudrions tous la faire disparaître peut importe
l'envergure de celle-ci. Pourtant, il faut en parler. Nous connaissons
bien mieux la douleur humaine, nous savons que nous n'avons pas tous le
même seuil de tolérance, ce qui rend difficile l'évaluation du degré de
douleur. Vous constaterez qu'il est encore bien plus difficile d'évaluer
celle des animaux en général. J'ai fait quelques recherches sur le sujet
et je n'y ai pas trouvé grand chose. D'une part, je crois que c'est un
sujet tabou et d'une autre part, je crois qu'il y a un manque de
connaissances. Les humains ont longtemps perçu les animaux inférieurs à
eux, laissant de coté leurs problèmes de santé, leur psychologie ou
leurs besoins. Malheureusement ce sont souvent les expériences sur les
animaux qui ont permis de faire des progrès dans la science mais cela
aura également fait en sorte de comprendre mieux les comportement des
animaux. Cela n'excuse en rien les expériences, seulement que maintenant
on peut mettre à profit ces connaissances pour nos compagnons. Enfin, je vous propose
quelques pistes pour identifier la douleur chez votre chat. Je vous
répète que je ne suis pas spécialiste et que seul votre vétérinaire peut
poser un diagnostic, mais l'information peut être une excellente
prévention.
D'abord, il faut déterminer
la souffrance: celle-ci inclut le stress, la détresse,
l'inconfort et les privations des besoins essentiels, en plus de
l'anxiété et de la peur. Ajouter à cela la possibilité de
douleur causé par les blessures et les maladies.
Les signes: De légers changements dans les comportements, des
vocalisations, l'utilisation anormale de certaines parties du corps
peuvent annoncer de la douleur, mais nous sommes incapables d'évaluer
son ampleur. Il y a, chez les rongeurs, des indicateurs de douleur
importants comme le fait de rester couché, des changements dans les
poils et dans l'éclat des yeux. une diminution d'activité, des
changements dans le tempérament, de la nervosité, une diminution dans la
consommation de nourriture et d'eau, des vocalisations anormales, des
postures anormales, de l'automutilation et des changements dans les
évacuations intestinales et urinaires (Montgomery, 1990). L'animal en
douleur peut être pelotonné dans une posture accroupie, la mine triste
et les yeux vitreux, ou il peut être assis en position courbée, Il
peut éviter ses compagnons et arrêter de se toiletter.
Les chats qui éprouvent de
la douleur sont généralement silencieux et ont la mine inquiète; le
front peut paraître plissé. Ils peuvent pousser des cris ou miauler,
grogner et siffler si on les approche ou si on les force à bouger. Ils
perdent l'appétit et ont tendance à se cacher ou à s'éloigner des autres
chats. Leur posture devient raide et anormale, variant avec le site de
la douleur. Un chat qui a une douleur de tête gardera la tête penchée.
Si la douleur s'étend au thorax et à l'abdomen, le chat peut s'accroupir
ou se coucher en rond. La tête, le cou et le corps peuvent être allongés
si la douleur est localisée au niveau du thorax seulement. Quant aux
douleurs à l'abdomen ou au dos, le chat peut se coucher sur le côté, le
dos voûté. Si l'animal marche ou se tient debout, son dos est voûté et
sa démarche est empruntée. De plus, il arrive que l'animal se lèche
constamment dans le cas d'une douleur localisée. Une douleur à un membre
provoque habituellement une boiterie, ou l'animal maintient le membre
endolori plié.
Une grosse douleur peut
amener le chat à manifester un comportement insensé et à faire des
tentatives désespérées pour se sauver. Si on touche ou palpe un endroit
douloureux, l'animal peut réagir immédiatement et avec violence. Il peut
manifester de l'essoufflement, une augmentation de la fréquence
cardiaque et une dilatation de la pupille. Un chat qui souffre d'une
douleur chronique peut avoir une apparence négligée et se comporter de
façon très différente de la normale. Il se recroqueville sur ses
membres, la tête et le cou courbés, et il émet un cri distinctif ou des
sifflements et des crachotements. Ses oreilles sont aplaties. Il laisse
voir la peur d'être manipulé et il peut avoir un mouvement de recul.
Note positive: le Conseil canadien de protection des animaux (CCPA)
croit, au moins en ce qui concerne les primates non humains, que des
mesures pour sauvegarder leur équilibre psychologique doivent être aussi
prioritaires que celles concernant leur santé physique. (CCPA, 1984).
Source: CCPA, Manuel vol. 1 1993

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