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Ce mot me donne des frissons, pourtant il
faut en parler. Lorsque nous sommes dans l'euphorie d'un nouvel occupant
dans la famille, nous sommes bien loin de penser qu'un jour ou l'autre
ce sujet nous touchera. Lorsque nous adoptons un chat, nous sommes
conscient qu'il n'est pas éternel mais nous repoussons cette idée. Avec
raison d'ailleurs, nous avons bien trop à apprendre avec notre nouvel
animal, nous avons des beaux moments à vivre et un attachement à créer.
Et puis le chat prend de l'âge ou bien la
maladie s'installe, ce qui nous avait auparavant semblé sans intérêt,
nous semble bien plus préoccupant aujourd'hui. Si notre chat souffre,
que l'on ne peut hélas plus rien pour lui et que ses jours son compter,
cette fatalité qu'est la mort nous apparaît bien lourde. Chacun à son
idée sur le sujet, certains sont définitivement contre et d'autres comme
moi pensent qu'il y a des moments où il faut cesser d'être égoïste et
faire le nécessaire pour faire cesser la souffrance.
Décider que la vie
de notre compagnon doit s’arrêter là, est une des résolutions les plus
difficiles à prendre. Comment déterminer le degré de souffrance de
l’animal, à partir duquel il ne sera pas charitable de le maintenir en
vie, si ce n’est juste pour différer notre douleur de le perdre.
Nous avons envie de dire à tous ceux qui sont ou seront un jour
confrontés à cette terrible échéance, qu’il s’agira de percevoir avec le
plus d’honnêteté possible le moment où la souffrance et la détresse
auront gagné sur le plaisir de vivre de l’animal. Les pertes de
l’appétit, des capacités motrices et de l’intérêt pour l’entourage,
l’incontinence massive, les plaintes et gémissements, étant quelques-uns
des signes évidents de cette détresse. Avec l’avis de son vétérinaire et
mis devant l’évidence, on peut alors avec le praticien prendre la lourde
décision de lui faire administrer une injection pour « une mort douce». Pour ceux qui le souhaitent et peuvent
le supporter, il est recommandé d’accompagner courageusement son animal
jusqu’au bout. Certaines personnes derrière cette épreuve, gardent ainsi
le réconfort de ne pas s’être détournées et d’avoir jusqu’au dernier
instant assisté dignement leur compagnon.

Parce que sachez que nos
chers amis les chats vont bien cacher leurs souffrances, ils vont
peut-être s'isoler mais peut-être que rien ne paraîtra sauf quelques signes
cliniques de la maladie ou de la vieillesse. Vous savez, on a le
droit d'être déçu, faché, bouleversé, de pleurer et même d'être en
colère. On peut se sentir coupable de ceci et de cela, on peut même se
trouver méconnaissable dans les circonstances. La grande délivrance je
crois est d'accepter la situation, avec le temps bien sûr.
Pensez que vous avez offert la meilleur
vie qui soit à votre animal et que maintenant il va rejoindre ses vieux
copains. Pensez que le temps qu'il a vécu, il était heureux. Pensez aux
moments passés ensembles et gardez vos meilleurs souvenirs en tête dans
les moments plus difficiles. Faire un deuil n'est pas banal et pas moins
difficile parce qu'il s'agit d'un animal.
Bien à vous et à vos chers trésors.
Je vous
recommande un site qui parle d'euthanasie et de deuil
http://perso.wanadoo.fr/soutienperteanimaldomestique/sommaire.htm

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