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L'admiration qu'a Dolorès Turmel-Rodrigue pour la couleur des feuilles
d'un arbre ou la dorure qui orne une église s'est développée
au moment où elle enfila sa première paire de lunettes, soit
vers l'âge de quatorze ans.
Ce sens de l'observation s'est ensuite manifesté alors qu'elle peint pour la première fois avec son frère, convalescent chez elle. Elle découvre alors qu'elle est fort habile et qu'elle possède ce savoir-faire de façon naturelle. Elle cherche d'abord à rendre sur toile le charme des paysages de Saint-Joseph en Beauce. Puis en fouillant dans ses souvenirs, elle retrouve des images de son enfance ainsi que les descriptions que lui faisait son père d'une vie traditionnelle. Au bout du pinceau de Dolorès, Saint-Joseph retombe en enfance; il retrouve le couvent, l'orphelinat et les religieuses, les champs labourés et la maison paternelle, la forge et les brassées de savon, sans oublier les camps de bûcherons et les cabanes à sucre.
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« La visite du médecin »,
1986. |
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« Le four à pain »,
1979. |
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