Roger Ouellette en a coupé du bois à Sainte-Agnès dans Charlevoix. Il a aussi connu des «veillées» passées à sculpter des éventails dans les camps de bûcherons. Le plafond de sa cuisine, entièrement sculpté de mosaïques et de personnalités québécoises, témoigne d'ailleurs de sa grande maîtrise du «couteau de poche».

Pourtant, M. Ouellette s'est fait remarquer par ses imposants personnages cimentés qui règnent sur son domaine. De la montagne à sa grange, en passant par son salon, où siège un Sacré-Coeur qu'il aime appeler son «Boss».

Roger Ouellette collectionne et interprète les «caprices de la nature», transformant le tronc d'un arbre en une allégorie de la mi-carême, ou encore une branche crochue en une «bête à sept têtes». Il s'inspire, entre autre, des légendes que lui racontait son père.

Son oeuvre est très diversifiée, même excentrique. Il passe du four à pain orné d'une tête d'orignal, à son propre cercueil et son épitaphe, déja installée au cimetière et prête à l'accueillir.

Élisette, sa fille, a toujours participé à l'oeuvre de son père en peignant ses pièces, leur donnant une forme de vie. Aujourd'hui, elle les restaure et les entretient soigneusement.

Allégorie de la mi-carême.
Hauteur: 204 cm. Longueur: 78,5 cm.
Largeur: 73 cm.
Photo: Simon Drolet.



Allégorie de la mi-carême (détails).
Photos: Simon Drolet,
Richard Lavoie


Le «Boss» (détail).
Photo: Simon Drolet
«Caprice de la nature».
Photo: Simon Drolet

«Chacun son art !» vous dira-t-il.

Photo: Simon Drolet