La théorie de la genèse
Le principe d'évolution des forces
Selon la théorie de la genèse, les forces qui régissent notre univers ne sont pas statiques ou indépendantes. Certains éléments de ce modèle sont théoriques et ne sont pas confirmés par l'observation. Il tente d'expliquer pourquoi et comment ces forces agissent, comment elles sont reliées et pourquoi elles évoluent.
La dimension d'échelle
Pour décrire le modèle, il faut introduire une nouvelle dimension. À la différence des trois dimensions spatiales, la dimension d'échelle concerne la matière. Nous supposons donc qu'il existe une valeur précise qui sépare le monde du petit et celui du grand. Cette valeur serait infime (2 * 10 -15 mètres), ce qui correspond au rayon d'action de la force nucléaire.

Pour expliquer le moteur des forces, nous supposons que l'univers est en rotation autour d'un axe situé dans la dimension d'échelle, ce qui a pour effet de dissocier le grand du petit. La matière à l'extérieur du cercle sera donc progressivement dispersée par la force centrifuge (expansion de l'univers). Inversement, la matière située à l'intérieur du cercle sera comprimée vers le centre par la force centripète (force nucléaire). Ces deux forces étant en équilibre, la moitié de l'énergie emmagasinée dans la matière (la masse) provient de la force nucléaire et l'autre moitié, de la force d'expansion de l'univers (l'énergie cinétique est effectivement fournie par l'équation E=½mv² (12)). Tel que démontré dans les fondements mathématiques du modèle, cette dualité énergétique de la matière s'applique également à la lumière. La moitié de son énergie provient du monde du petit (sa fréquence) et l'autre moitié du monde du grand (sa vitesse). Le concept d'isotropie s'applique à cette rotation ce qui fait qu'il n'y a pas de centre défini de rotation. Chaque particule de matière se retrouve donc au centre d'une telle sphère.
On peut illustrer la rotation de l'univers à l'aide d'une analogie. Ce schéma illustre un bolo en rotation. Les deux sphères sont reliées entre elles par un élastique qui s'étire sous l'effet de la rotation. L'axe de rotation se situe dans la dimension d'échelle, dissociant le grand du petit (le centre de rotation devrait en fait correspondre à l'unité(1) sur une échelle logarithmique variant de 0 à l'infinie). Deux forces primaires et opposées entrent en jeu pour étirer l'élastique : la force d'expansion de l'univers (le grand devient plus grand) et la force nucléaire (le petit devient plus petit). Comme cette dissociation du grand et du petit est élastique, deux forces secondaires sont induites par la tension dans l'élastique : la gravitation qui freine l'expansion de l'univers et l'électromagnétisme qui freine la force nucléaire. Comme la tension dans l'élastique augmente, ces forces secondaires sont en croissance.
Dans ce schéma, l'élastique symbolise l'espace qui se dilate de plus en plus lentement (en apparence). Les sphères dont l'inertie augmente symbolisent les masses croissantes des particules et des grandes structures de l'univers. La vitesse d'éloignement des deux sphères correspond à la vitesse décroissante de la lumière (vitesse apparente). On observe une légère torsion dans l'élastique à cause de la rotation du bolo. Cette torsion de l'espace pourrait être observable à grande échelle (le grand attracteur). Les forces primaires sont donc actives (yang) et les forces secondaires, réactives (yin). Contrairement aux forces actives, les forces réactives peuvent intervenir des deux côtés de l'axe de rotation.
L'état initial de l'univers
Contrairement aux théories conventionnelles, les équations de ce modèle cosmologique nous disent que l'état initial réel de l'univers correspond localement à une énergie nulle. Lorsque le facteur d'échelle R tend vers +0, alors toute forme d'énergie et toute force tend également vers +0 car les équations sont toutes de formes X"=XRn. Dans le cas du temps réel écoulé, il faut appliquer l'arithmétique polarisée +n/+0=+oo (4) à l'équation T"=(1-R)/XR (46) ce qui conduit à un âge réel infini de l'univers. Cette même équation polarisée +n/+0=+oo (4) et plus spécifiquement +oo/+0=+oo (4) nous révèle une propriété stupéfiante d'une valeur infinie : celle de pouvoir engendrer d'autres valeurs finies ou infinies à partir d'une valeur nulle. Cela signifie, par exemple, qu'il est mathématiquement possible de créer une masse finie et même infinie à partir de rien à condition que le temps écoulé soit lui-même infini.
Lorsqu'on considère l'univers globalement, cette possibilité d'une création de tout à partir de rien n'est plus unique, car les équations de formes X"=XRn conduisent à un résultat indéterminé selon +oo*+0=+n (50). On ne peut donc pas affirmer que l'univers a été créé à partir de rien, mais simplement que c'est une possibilité. Selon cette théorie, l'état initial global de l'univers est indéterminé.
La flèche du temps
Dans ce modèle, c'est le sens de rotation de l'univers qui détermine la flèche du temps. C'est l'instabilité du néant qui détermine, au hasard, le sens de rotation de l'univers. On peut comparer l'univers initial à un gros anneau qui roule lentement sur une surface dure. Lorsqu'il s'immobilise, la position verticale de l'anneau devient instable. Celui-ci doit alors "choisir" une direction (gauche ou droite) et terminer sa course dans un mouvement de rotation accéléré sur lui-même. Cette comparaison vise à illustrer qu'il n'est pas requis d'appliquer une force vers la gauche ou vers la droite pour amorcer le mouvement de rotation. C'est l'instabilité qui force un choix, au hasard, qui sera par la suite irréversible.
À propos des trous noirs
Selon cette théorie, la singularité des trous noirs est évitée car la force de gravitation agit sur le cadre de référence en augmentant la vitesse réelle de la lumière dans ce cadre. De plus, il est probable qu'à l'inverse de la force nucléaire, la force de gravitation chute brusquement à l'intérieur de la sphère qui sépare le monde du petit de celui du grand. Ceci imposerait une limite à la densité de la matière, celle des pulsars ou étoiles à neutrons.
Les petites structures
La théorie de la genèse décrit le processus de dissociation qui explique la formation des grandes structures de l'univers. De façon analogue, on peut supposer qu'une différenciation de charges fait partie du processus de formation des particules. La charge positive correspond à la polarisation du petit et la charge négative, à la polarisation du grand. Ce pourrait être une explication de l'absence d'antimatière dans notre univers. Les forces nucléaires et électromagnétiques seraient liées entre elles par la charge de l'électron qui serait en croissance.
Conformément à une hypothèse déjà émise par certains physiciens, il serait possible, d'inverser localement la flèche du temps. Une anti-particule serait en fait une particule qui remonte le temps à la vitesse -c, ce qui est autorisé par l'équation E=mc2 (12). Cette hypothèse est compatible avec cette théorie, car il suffit pour cela d'inverser le sens de rotation de cette particule par rapport au reste de l'univers.
©: Paul Talbot, septembre 1998, révisé le 03/04/99
Le texte de cette théorie est lui-même en évolution et est hébergé sur http://pages.infinit.net/talbot/