La théorie de la genèse
Le ralentissement du temps
Le temps sert évidemment à mesurer les durées. Les dictionnaires définissent cependant le temps comme étant la mesure du mouvement. Pour traduire ce mouvement, il convient de qualifier le temps par sa fréquence (durée-1) car selon la théorie de la relativité, cette mesure du mouvement varie d'un observateur à l'autre. Le musicien, qui bat la mesure, possède intuitivement cette notion du temps relativiste. Les danseurs essoufflés lui diront donc "la musique est trop rapide, il faut ralentir le rythme" et non "cette pièce musicale est trop courte", ce qui est équivalent, mais qui peut porter à confusion.
On peut définir la vitesse d'écoulement du temps par rapport au cadre de référence ici et maintenant (t=1). Il s'agit en fait de la vitesse de rotation de l'aiguille des secondes sur nos horloges, soit une rotation par minute (1 RPM). Si on observe une horloge située dans un autre cadre de référence, mais à partir du nôtre, l'aiguille des secondes aura un RPM différent. C'est cette valeur de t qui est définie comme étant la vitesse d'écoulement du temps.
L'expression ralentissement du temps correspond à une diminution de cette vitesse dans le temps. Selon la vitesse actuelle d'écoulement du temps, l'horloge d'aujourd'hui est plus lente que celle d'hier (t>1) et plus rapide que celle de demain (t<1). Ce ralentissement est infime, mais lorsqu'on applique les équations du modèle sur une période de plusieurs milliards d'années, on constate que le big bang n'est qu'une illusion provoquée par la compression du temps dans le passé. Elles conduisent à un âge apparent de l'univers d'environ 15 milliards d'années (selon notre horloge). En intégrant les durées réelles selon les différents cadres de références, on calcule plutôt que l'âge de l'univers est infini.
Selon le principe d'équivalence d'Einstein, toute accélération est équivalente et conduit automatiquement à une dilatation (ou ralentissement) du temps. De même, la masse est fonction de la fréquence interne de la matière et se doit d'augmenter du même facteur. Ce qui diffère, ici, c'est la constance de la vitesse de la lumière. Selon la loi #1 de cette théorie, cette constance existe, mais seulement selon les unités d'un même cadre de référence.
Dans le texte, nous utilisons le terme apparent pour qualifier les valeurs calculées selon la vitesse actuelle d'écoulement du temps.
Un phénomène paradoxal
On peut se demander à quoi correspondent ces valeurs pour un observateur en évolution dans le temps, ce qui correspond en fait à sa réalité. Nous utilisons donc le terme réel pour qualifier ces valeurs.
Les valeurs réelles varient parfois de façon inverse aux valeurs apparentes :
Dans l'exemple du texte de la théorie, nous concluons que pour (R=0,5), la vitesse apparente de la lumière était 2 fois plus élevée que maintenant. Comme le temps s'écoulait alors 4 fois plus rapidement, la vitesse perçue (ou réelle) était par contre 2 fois moindre que maintenant. On peut illustrer ce phénomène graphiquement :

Sur une courte période, le ralentissement du temps et celui de la vitesse apparente de la lumière semblent linéaires. Si on place la ligne du temps à l'horizontale, on constate que la vitesse de la lumière augmente au lieu de diminuer. C'est donc cette réalité qu'un observateur évoluant dans le temps perçoit. Le même raisonnement s'applique pour la fréquence de la lumière, le taux d'expansion de l'univers et l'accélération de la lumière. Il faut noter que la valeur apparente est une donnée importante, car elle nous situe par rapport à nos observations. L'âge apparent, par exemple, doit être utilisé pour mesurer la désintégration radioactive de certains isotopes, car la demi-vie de ceux-ci ne tient pas compte du ralentissement du temps.
Par extension, nous définissons la densité apparente de l'univers en fonction du volume actuel de l'espace, car la densité réelle ne correspond pas à notre réalité. Dans l'exemple du texte (R=0,5), la densité apparente est 2 fois plus grande que maintenant. Selon les valeurs réelles, cette densité serait 4 fois moindre.
L'augmentation de l'énergie
Selon la loi #2, l'énergie n'est conservée que selon les unités d'un même cadre de référence. La vitesse d'écoulement du temps est une composante de l'énergie. Si on ralentit cette vitesse, on augmente automatiquement l'énergie dans le nouveau cadre :
Selon les équations du modèle, l'énergie contenue dans la matière est 16 fois plus grande que lorsque R valait 0,5 selon E=mc2 (12) (m était 4 fois moindre et c (réel) 2 fois moindre). Si on admet que cette perception correspond à la réalité, on admet également que l'énergie augmente d'un facteur R4
Selon les équations du modèle, l'énergie de rayonnement émise (la température réelle) augmente plus lentement, c'est à dire d'un facteur R.
Le fond de rayonnement cosmologique
Comme l'énergie de la matière augmente plus rapidement que celle du rayonnement, la force électromagnétique était dans le passé supérieure aux forces nucléaire et d'expansion. Cette prédominance de la matière sur la force électromagnétique remonte à environ 15 milles milliards d'années selon les équations du modèle et le décalage spectral observé (R=0,001). Selon cette théorie, le rayonnement cosmologique a été émis à une longueur d'onde millimétrique (la même qu'aujourd'hui). La température réelle n'était alors que de 0,0027 oK, mais la forme du spectre résultant est identique à celle d'une émission qui se serait déroulée à 2 700 oK, soit la température apparente.
L'électrosynthèse
Dans un même volume d'espace, on dénombre aujourd'hui environ un milliard de photons cosmologiques pour chaque particule de matière observée. Selon cette théorie, la lumière n'est pas affectée par la force d'expansion. La concentration des photons ne varie donc pas dans le temps. Par contre, la matière est dispersée par la force d'expansion et la concentration des particules diminue d'un facteur R3. On calcule facilement qu'à l'époque (R=0,001), la concentration des particules de matière était 109 fois plus élevée que maintenant, soit la même que celle des photons émis. On peut supposer qu'initialement, la matière n'était composée que d'un seul type de particule, le neutron primordial (ou primon), ce qui correspond à un neutron d'aujourd'hui, mais en plus léger et en plus gros (sa fonction d'onde était moins définie dans l'espace). La force nucléaire ne pouvait souder ces particules, car celles-ci étaient trop grosses. De même, la force électromagnétique était confinée à l'intérieur de cette particule, polarisant les deux quarks "d" et le quark "u" qui la composent. Lorsque le rapport énergétique entre la force électromagnétique et la force nucléaire fut en équilibre, les primons se désintégrèrent en protons et électrons, libérant du même coup, les photons cosmologiques. La lumière était née, de même que la force électromagnétique, et la matière telle que nous la connaissons aujourd'hui. Le neutron d'aujourd'hui a conservé cette propriété d'électrosynthèse. Laissé à lui-même, il se désintègre de la même manière après une période d'environ 15 minutes. Pour subsister, le neutron doit se réfugier dans un noyeau atomique (grâce à la force nucléaire) ou dans une étoile à neutron (grâce à la force de gravité).
Evolution de la masse des particules
Selon les équations du modèle, la masse provenant de la force électromagnétique croit d'un facteur R alors que celle provenant des forces nucléaires et d'expansion croit d'un facteur R2. La masse de l'électron (e) provient en totalité de la force électromagnétique alors que celles du proton (p) et du neutron (n) combinent les 3 forces, on obtient donc :
e0 = Re
p0 = Re + (p-e)*R2
n0 = 2Re + (n-2Re)*R2
La situation d'équilibre est fournie par l'équation R0=(2e)/(p-e) ou encore R0=(2e)/(n-2e) ce qui conduit au même résultat R0=0,00109 (ou z=917). Cette valeur correspond bien à l'observation du décalage spectral cosmologique (redshift). On calcule que la masse de l'électron à cette époque était de 9,93E-34 kg soit le 1/3 de celle du proton (2,98E-33 kg) et le 1/4 de celle du neutron (3,97E-33 kg). Le défaut de masse (n-p-e) était alors de 1,66E-36 kg ce qui est amplement suffisant pour l'émission d'un photon millimétrique, car la vitesse réelle de la lumière n'était alors que de 327 km/s.
©: Paul Talbot, septembre 1998, révisé le 03/04/99
Le texte de cette théorie est lui-même en évolution et est hébergé sur http://pages.infinit.net/talbot/