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Le but premier est de faire prendre conscience aux gens, que
la mort doit être entouré d'un rituel qui permettra de mieux intégrer la
perte. Le deuil qui est aujourd'hui escamoté par le temps ne permet plus que
l'on s'attarde à la prémisse de celui-ci, c'est-à-dire le rituel de
l'exposition. Les endeuillés s'imaginent alléger leurs douleurs en
subordonnant la présentification de la dépouille, mais au contraire, c'est
plutôt de refouler des émotions, qui ressurgiront tôt ou tard et de façon
inattendues et amplifiées. En découlera possiblement un deuil compliqué ou
même voir un deuil pathologique. L'intention est noble, on désire donner le
moins de trouble, et d'engager le moins de dépenses possibles, en pensant, que
le fait de sauter des étapes allégera la peine des survivants.
Il est primordial de laisser le choix et la possibilité
aux survivants de revoir une dernière fois l'être cher. C'est un préjudice
que d'imposer à nos proches le désir de ne pas être exposé, car on ne sait
jamais dans quelle circonstance la mort surviendra (décès subit ou tragique).
C'est eux qui auront à vivre le deuil, c'est donc à eux que revient le choix
d'exprimer le besoin ou non de revoir une dernière fois le défunt.
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