Manoir
seigneurial de Robert Giffard, seigneurie de Beauport |
« On m’a demandé, écrit le père Paul LeJeune dans
la Relation de 1636, si, défrichant les terres et les labourant, elles
produiront assez pour leurs habitants [...] Je réponds que oui : c’est
le sentiment de ceux qui s’y entendent. Le sieur Giffard, qui n’a
défriché que durant deux ans, et encore laissant plusieurs souches,
espère recueillir cette année, si son blé correspond à ce qu’il montre
maintenant, pour nourrir vingt personnes. Dès l’an passé, il recueillit
huit poinçons de froment, deux poinçons de pois, trois poinçons de
blé d’Inde. Sa terre est bonne, toutes ne sont pas semblables ». |