L'anxiété


 

 


 

Surmonter l'anxiété
 

origine de l'anxiété, de l'angoisse, ses manifestations,

 

 

 
 
Le collège des médecins de famille
 

 

 anxiété, anxiété généralisée, symptômes...
 

Service Vie-Santé

 

Des jeunes dévorés par l'anxiété
 

Société canadienne de psychologie

 

 

 L'Association des Troubles Anxieux du Québec
 manifestations, critères....
 
 

 

Médecine et santé - anxiété, troubles obsessionnels compulsifs...


 

Les peurs enfantines et le développement de l'enfant 

 
 

 

 

 

LE TROUBLE D'ANXIÉTÉ GÉNÉRALISÉE

Le trouble d'anxiété généralisée est défini comme étant l'anxiété et l'inquiétude excessives concernant plusieurs situations ou événements.  Ce trouble se caractérise par la présence constante d'inquiétudes difficilement contrôlables.  Lors d'une situation donné, le sujet entretient psychologiquement plusieurs scénarios négatifs et devient hypervigilant et très vulnérable aux stresseurs environnementaux.  Au niveau diagnostic,l'anxiété généralisée est caractérisée par au moins 6 mois d'inquiétude persistante et excessive et plusieurs symptômes physiques. Source:  Association des Troubles Anxieux du Québec


L’anxiété et le déficit de l'attention

Environ le tiers des enfants souffrant d’un déficit attentionnel auront des tendances anxieuses ou anxio-dépressives, et la plupart du temps auront un diagnostic de troubles affectifs, et seront orientés vers les thérapies psycho-dynamiques comme la thérapie de jeu et d’interprétation symbolique. Il s’agira souvent de l’enfant timide, qui se fait facilement aimer, car il respecte les règles par crainte de déplaire et s’épanouit en présence de l’attention exclusive. Quoi de mieux que la présence de l’adulte qui se croit face à un enfant malheureux, dépressif, en carence affective. Ces apparences peuvent être trompeuses. Dès que l’on évalue le comportement attentionnel, la tendance à la distraction, la dispersion, et au manque d’organisation dans le temps et l’espace devint évidente. Si l’enfant profite d’une douance, la réussite scolaire n’est pas en péril dans les premières années, mais exige plus d’encadrement que d’ordinaire. On dira souvent qu’il est immature, parce qu’il ne suit pas les autres dans plusieurs domaines. " Il n’est pas autonome ", une sentence qui tombe comme un jugement définitif. Sans notion de temps, pas d’organisation et sans concentration, pas de notion de temps.   Un cercle vicieux.

Alors les transitions restent toujours difficiles. Il faut tout faire à sa place. L’habiller,ramasser ses jouets, faire son lit, le préparer à chaque changement en répétant souvent.

Un jour, des parents consultent parce que le fils de 4 ans refuse sa chambre, où la vue des draperies de fenêtre, en bougeant avec le vent du soir, entraîne une panique monstre. Il est un enfant légèrement suractif, sensible, craintif. Pour les uns, il faut le laisser pleurer et surtout éviter de l’amener dormir avec les parents, mais d’autres soutiennent que le contraire vaut mieux: sécuriser, réconforter, laisser grandir la maturité, le contrôle de soi, la pensée rationnelle. Au diable le complexe d’OEdipe,quin’est qu’une théorie après tout. Une autre fois, c’est un enfant qui fait des cauchemars, la nuit, et ne peut rester seul, sans une présence immédiate. L'enfant anxieux peut aussi proférer des menaces suicidaires, dès qu'il vit une frustration qui le dépasse sur le moment, sans qu'il soit question d'une vraie dépression, qui, elle,s'accompagne de signes somatiques, tels perte d'appétit et de poids, manque d'intérêt pour le jeu et les activités de loisir, difficultés graves du sommeil.

Dans le dessin, par exemple, l'on voit souvent les traces de l'anxiété. L'enfant invente facilement des monstres, des personnages erratiques, fantasmagoriques. Il projette ses peurs instinctives. Il peut même souhaiter visionner des films d'horreur, comme s'il voulait contrôler ses peurs. À cet âge, la capacité d’inhibition reste faible et la projection vers l'extérieur, massive. C'est ainsi qu'il ne faut pas toujours les interpréter,ces peurs, comme des souffrances uniquement, mais les constater, et s’en servir pour mieux organiser le soutien émotif. L'enfant qui présente un déficit d'attention, avec ou sans hyperactivité, sera également un hypersensible à tous les stimuli de son milieu. Alors les enfants craintifs ou anxieux n’auront pas besoin d’être grondé et puni sévèrement, mais plutôt constamment rassuré. Souvent ils seront inhibés face aux étrangers et turbulents en situation familière. D'où le faux reproche qui tombe sur le dos des parents comme s'il s'agissait d'une évidence absolue.
Dr Claude Jolicoeur, psychiatre,
Montréal, janvier 2000.

Site du Dr. Claude Jolicoeur

 



Symptômes des attaques de panique

    Sensation d'étouffement
    Douleur ou pression thoracique
    Palpitations
    Pouls rapide
    Étourdissements ou impression d'évanouissement
    Essoufflement
    Transpiration
    Tremblements
    Nausées
    Sensations d'engourdissement ou de picotements dans les mains ou les pieds
    Bouffées de chaleur ou frissons
    Sensation d'irréalisme ou de rêve
    Crainte de perdre le contrôle, de commettre un geste embarrassant, de devenir fou ou de mourir

Différents types de troubles anxieux

Les médecins ont classé les troubles anxieux en catégories afin de faciliter l'élaboration de lignes directrices pour le traitement de ces troubles. Voici les principaux types de troubles anxieux :

Anxiété généralisée. L'incidence de ce trouble est d'environ 4 % par année dans la population. L'anxiété généralisée est deux fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. En général, ce type de trouble anxieux apparaît pendant l'enfance ou l'adolescence. Les inquiétudes portent sur des choses normales (le travail, l'argent, les tâches quotidiennes, etc.), mais elles sont exagérées. On parle d'anxiété généralisée parce que rien de précis ne peut expliquer l'anxiété. La cause de ce trouble anxieux est inconnue, mais les enfants de personnes qui souffrent d'anxiété généralisée sont plus susceptibles de souffrir aussi de troubles anxieux.

Attaques de panique et trouble panique. Les attaques de panique sont un trouble très répandu. On estime que 10 à 20 % des individus ont une attaque de panique à un moment ou l'autre de leur vie. Les personnes qui souffrent de phobies peuvent avoir une attaque de panique lorsqu'elles sont confrontées à l'objet de leur peur. Par contre, le trouble panique est un trouble anxieux beaucoup moins fréquent. Il est caractérisé par des sentiments récurrents de terreur et de peur, qui surviennent de façon imprévisible, et sans facteur déclenchant reconnu. La plupart des attaques de panique ne durent que quelques minutes, mais elles peuvent durer jusqu'à 10 minutes. Après quelque temps, la peur d'une attaque de panique devient elle-même une phobie, puisque le sujet tente d'éviter les situations qui risquent de déclencher une attaque de panique. Les attaques de panique peuvent se manifester pour la première fois à tout âge, mais le plus souvent, elles commencent au début de l'âge adulte.

Névroses phobiques ou phobies. Une phobie est une peur intense irrationnelle concernant un objet ou une situation. Les phobies sont un trouble fréquent, puisque plus d'une personne sur 10 en souffre. Certaines phobies apparaissent pendant l'enfance, par exemple la peur des animaux, du noir ou des étrangers, tandis que d'autres apparaissent plus souvent à l'âge adulte, par exemple les phobies reliées à l'environnement naturel, à l'eau, aux hauteurs, aux voyages en avion ou aux endroits fermés. Le degré d'incommodité causé par une phobie particulière est fonction de la fréquence à laquelle la personne est exposée à l'objet de sa peur.

Les types de phobies les plus invalidants sont l'agoraphobie et la phobie sociale. L'agoraphobie (mot qui signifie peur de la place du marché) est caractérisée par l'anxiété qu'éprouve le sujet de se trouver en public au moment où il éprouve une attaque de panique. L'agoraphobie peut se manifester pour la première fois après une attaque de panique embarrassante survenue en public. La phobie sociale peut se manifester par une timidité ou par la peur de situations particulières, par  exemple prendre la parole en public. La phobie sociale a tendance à être plus fréquente chez les femmes, mais plus grave chez les hommes.

Trouble obsessionnel-compulsif (TOC). Ce trouble est aussi fréquent chez les hommes que chez les femmes, et il touche environ 1,6 % de la population, chaque année. Ces personnes sont incommodées par des images ou des idées récurrentes désagréables (obsessions). Elles adoptent des habitudes répétitives (compulsions). Les images et les idées sont parfois reliées aux habitudes répétitives. Par exemple, les personnes qui craignent l'infection se lavent constamment les mains, et celles qui ont peur des voleurs vérifient sans cesse si la porte est bien verrouillée. Dans d'autres cas, il n'y a aucun lien entre les pensées et les compulsions.

État de stress post-traumatique (ESPT) et état de stress aigu. Ces deux types de troubles anxieux sont les deux seuls à avoir une cause évidente. L'anxiété extrême se manifeste souvent après une expérience effrayante ou horrible, particulièrement s'il y a eu blessure ou décès. L'état de stress aigu s'installe rapidement après un traumatisme et dure moins d'un mois. Ces sentiments sont souvent compliqués par des sentiments de culpabilité, de dévalorisation et de trahison chez les personnes qui ont survécu à une expérience traumatisante, mais qui ont perdu des êtres chers à cette même occasion. L'état de stress post-traumatique, une forme plus grave et plus durable de l'état de stress aigu, est particulièrement fréquent chez les anciens combattants.

Certains symptômes d'anxiété sont communs à tous les types de troubles anxieux. D'autres symptômes sont spécifiques d'un trouble anxieux particulier. Lorsque l'un ou l'autre des symptômes énumérés ci-dessous nuit à la vie quotidienne, à quelque degré que ce soit, la personne peut être atteinte d'un trouble anxieux. Toute personne qui croit souffrir d'un trouble anxieux doit consulter son médecin.

Les symptômes les plus fréquents des troubles anxieux sont les suivants :

  • bouffées de chaleur ou frissons
  • difficulté à se concentrer
  • difficulté à s'endormir ou à rester endormi
  • douleur ou malaise thoracique
  • engourdissement ou picotement
  • étourdissements ou quasi-évanouissement (un évanouissement réel est très rare)
  • essoufflement ou sensation d'étouffement
  • fatigue
  • habitudes répétitives (p. ex. : se laver les mains)
  • idées désagréables récurrentes
  • incapacité à se détendre
  • inquiétudes et tensions chroniques et exagérées
  • irritabilité
  • maux de tête
  • nausées ou diarrhée
  • palpitations ou pouls accéléré
  • peur de mourir
  • peur de perdre la raison ou le contrôle de soi
  • réaction de sursaut exagérée
  • sensation d'étouffement
  • tension musculaire
  • sentiments d'irréalité, d'étrangeté ou de détachement de l'environnement
  • transpiration abondante
  • tremblements

Les complications des troubles anxieux sont pour la plupart reliées à des sentiments d'inaptitude ou de dépression, parce que les personnes qui souffrent de ces troubles savent que leur comportement est irrationnel et a des effets néfastes sur leur vie. La dépression est très fréquente dans le trouble obsessionnel-compulsif. Quant aux personnes qui souffrent de phobie sociale, elles ont souvent recours à l'alcool pour atténuer leurs inhibitions. Malheureusement, elles risquent d'en devenir dépendantes.

Si vous croyez souffrir d'un trouble anxieux, vous devez consulter votre médecin. Ce dernier peut effectuer certains tests pour vérifier si l'anxiété n'a pas une origine physique. Votre médecin vous posera des questions au sujet de votre anxiété pour déterminer si vous êtes atteint d'un trouble anxieux ou si elle pourrait être reliée à un type de dépression.

Pour traiter les troubles anxieux, les médecins font appel à une stratégie à double volet, en raison de la double nature de ce trouble - en partie physique et en partie psychologique. Il existe des médicaments qui aident à atténuer l'anxiété, y compris certains types d'antidépresseurs (les antidépresseurs à réabsorption de la sérotonine, en particulier) et des agents anti-anxiété (benzodiazépines). Chez de rares individus, les benzodiazépines peuvent engendrer une accoutumance. Les interventions psychologiques offrent une autre possibilité de traitement, notamment les psychothérapies spécifiques à l'efficacité reconnue telles que la thérapie cognitive ou la thérapie par exposition.

La thérapie cognitive aide le patient à confronter ses peurs irrationnelles de façon logique. La thérapie par exposition consiste à exposer le patient à l'objet de sa peur, mais de façon très graduelle. La thérapie par exposition s'avère particulièrement efficace pour des phobies spécifiques, par exemple la phobie des araignées ou de l'avion, qui cèdent rarement au traitement par médicaments.

source:  Association médicale canadienne