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Le mardi 27 novembre 2001
photo Robert Mailloux, La Presse Les auteurs d'une étude récente sur le Ritalin tendent à démontrer qu'on ignore pour l'instant quels sont les effets à long terme de ce médicament prescrit de plus en plus fréquemment aux enfants jugés hyperactifs. Le nombre d'enfants qui prennent du Ritalin, souvent pendant plusieurs années, est en croissance continue. Mais on ignore l'efficacité réelle de ce médicament s'il est pris durant une longue période, de même qu'on ne sait pas au juste quels effets nocifs il peut avoir sur la santé des enfants, après plusieurs années.
Les données sur cette question indiquent que les études sur le médicament ont été faites sur des patients ayant pris le Ritalin durant seulement 3,3 semaines, en moyenne. Comme c'est souvent le cas, on a administré les tests à deux groupes d'enfants: le premier a pris le médicament, l'autre a consommé un placebo. «Il n'y a aucune étude sur les effets à long terme. Et voilà un sujet de préoccupation parce que nous ne savons pas si les bons résultats obtenus après une courte période peuvent diminuer avec le temps. De plus, nous ne savons pas quels sont les effets secondaires à long terme, qui peuvent être pires ou au contraire négligeables. Nous ne savons pas vraiment», a-t-il déploré, au cours d'une entrevue, mardi. Une autre étude récente révèle par ailleurs qu'en Colombie-Britannique seulement, le Ritalin était prescrit à 10 fois plus d'enfants en 199 http://www.cyberpresse.ca/reseau/actualites/0111/act_101110040620.html Je suis atteré de la médiatisation -L'usage du ritalin Je suis affolé de constater que des professionnels de la santé considèrent avec autant de légéreté l'usage de ce toxicomanogène interdit dans plusieurs pays plus que sérieux au plan des difficultés d'apprentissage. Les études scientifiques sérieuses et non commanditées font état des troubles secondaires graves . Le ritalin engendre de l'irresponsabité , l'enfant selon vous est le problème . Ainsi ni l"orthopédagogue ne remet en cause ses pratiques souvent archaiques ni provoque un questionnement chez les parents. S'il s'agit d'une dysfonction cérébrale, comment le démontrez-vous avec quels instruments authentiquement neurologiques. Vous posez un diagnostic a partir de cinq caractèristiques. Aucun autre test , j'hallucine et sans ritalin . Selon vous, ce n'est pas une drogue , savez-vous que des chercheurs sérieux affirment le contraire. Pourquoi en 1997 vous accrochez-vous encore a une cause unique et biologique (Chiland,1988,1990 voir la nouvelle publication du professeur Honorez ) . Il nous faut des études scientifiques sérieuses et bien contrôlées . Vous savez comme moi les dégats que provoquent les drogues même à petites doses. Le professeur Lebovici au congrès franc-norvégien en 1988 en introduction s'élévait contre l'usage du Ritalin en invoquant les autres causes des difficultés d'apprentissage, dont la pauvreté devant un parterre de neurologues, neuro-psychologues,neuro-pédiatres sans être contesté. . Comment se fait-il que 10% de plus d'enfants de familles monoparentales font usage du ritalin et d'autres statistiques. Je me tiens a votre disposition si vous voulez en débattre et intervenir dans mes cours à la session d'hiver sur le diagnostic desdifficultés en langage écrit. bien à vous
Professeur Jean-Paul Martinez
La Presse Opinions Mercredi 3 juin 1998 B3 Le Ritalin, un médicament éprouvé Quels sont ceux qui comprennent vraiment le drame de l'enfant (et de ses parents) souffrant d'un déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité? Raymond, François CENTRE D'INTÉFÊT: Élèves,
étudiants, etc.; Psychologie
L'auteur est pédiatre. Dans tout le battage médiatique des derniers mois, et particulièrement de la semaine dernière à l'Assemblée nationale, autour de l'usage du Ritalin (méthylphénidate), quels sont ceux qui comprennent ou qui connaissent même vraiment le drame de l'enfant souffrant d'un déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité? A-t-on idée de l'impact de cette campagne de presse sur les parents dont les enfants sont sous Ritalin? Un directeur d'école prétend
que "la source des difficultés de l'enfant n'est pas neurologique mais psychosociale
et affective". Ce monsieur a probablement été
mal cité. Les enfants souffrant de troubles de l'attention
avec ou sans hyperactivité ont un déficit
neurologique; leur cerveau est différent de celui des autres. Ces
enfants n'arrivent pas à
L'enfant souffrant d'un déficit de l'attention avec hyperactivité vit en marge de la société. Personne n'en veut dans son entourage; ni les éducateurs de garderie, ni les professeurs, ni les chauffeurs d'autobus scolaire, ni les surveillants scolaires, ni lesvoisins, ni la famille élargie, ni les entraîneurs d'équipes sportives, ni même les enfants de leur âge, personne. Il bouge sans arrêt, incapable de rester assis sur sa chaise, il interrompt, il mobilise l'attention sans raison utile; il est impatient, colérique, ne tolère aucune frustration; ne termine aucune tâche, touche à tout, imprévisible, obstiné, n'écoute rien, ne suit aucune consigne; il est aussi agressif quelquefois, se bagarre dans la cour d'école, provoque ses camarades de classe. Il dérange, il brise toute forme d'harmonie autour de lui! Les parents de cet enfant doivent quotidiennement faire leur deuil de la joie d'être parent. Dès son jeune âge, l'enfant souffrant d'un déficit de l'attention est un enfant difficile, mobilisant beaucoup de temps et d'énergie. Les parents hésitent à les amener au marché ou encore visiter la famille. En plus de devoir constamment chercher à les contrôler, ils peuvent lire dans le regard de leur entourage l'impatience et même la colère. Ces parents ne profitent que très rarement d'une des grandes satisfactions d'être parent: entendre les autres parler en bien de son garçon ou de sa fille. Les gardiennes ne font jamais vieux feu. À la garderie, à la maternelle, on informe régulièrement les parents des troubles de comportement de leur enfant; on essaie de trouver des "solutions d'encadrement" tout en prévenant les parents qu'ils devront peut-être retirerleur enfant de leur établissement. Au primaire, le tableau n'est guère plus reluisant. Sans compter les difficultés d'apprentissage qui viennent compliquer le tableau. Ou encore la période épique à la maison où il faut faire les incontournables devoirs. L'enfer, quoi! Ceux qui croient que j'exagère n'ont qu'à venir dans mon cabinet pour entendre les parents de ces enfants me raconter leur histoire, l'un après l'autre: toujours la même histoire avec quelques variations sur un même thème. La situation est d'autant plus dramatique que l'un des deux parents a souvent vécu un problème similaire en bas âge,et qu'il se sent coupable à l'apparition du même phénomène chez son enfant. En plus de vivre dans cet univers infernal, ces parents se sentent jugés. Quelques âmes bien pensantes laissent quelquefois échapper des commentaires du genre: "Un enfant, madame, ça s'éduque"; ou encore: "Vous ne devriez pas le laisser toujours faire à sa tête; un enfant ça se contrôle!" Ils ont le sentiment d'être inadéquats, de ne pas être de bons parents. Ils ont beau y mettre tous les efforts, ils sont sans cesse confrontés à des échecs. Que conseilleriez-vous à ces parents? Des méthodes de renforcement? Des mesures d'encadrement? La coercition? Des punitions? Un agenda de suivi avec le professeur? Des activités où ils pourront épuiser leur énergie? Des séances de concentration? Des médicaments homéopathiques? Peine perdue, ils ont déjà essayé toutes ces solutions. Or chaque solution donne des résultats médiocres et de toute façon éphémères. Alors que faire? L'enfant souffrant d'un déficit de l'attention avec ou sans hvperactivité est un enfant foncièrement déprimé. Son estime de soi est à zéro. Il n'arrive pas à se contrôler et personne ne veut de lui. C'est à ce problème fondamental que s'attaque le médecin. Il faut faire vivre à cet enfant des expériences positives pour renflouer son estime de soi. Il faut imprimer dans sa mémoire ces attitudes, ces procédés par lesquels il est parvenu à des succès. Et c'est dans ce contexte que le Ritalin devient
un allié précieux. Le méthylphénidate
(Ritalin) a la propriété d'améliorer considérablement
le niveau de l'attention chez ces enfants. Il lui permet de comprendre et de
suivre des consignes, de compléter des tâches,
d'être attentif à son environnement, de vivre enfin des expériences
positives. Sous Ritalin, l'univers de cet enfant change:
ses résultats scolaires s'améliorent, les professeurs
le félicitent pour efforts notables de contrôle au niveau de son
comportement, ses parents retrouvent plus facilement le sourire.
Et enfin, il est mieux accepté par ses camarades de
classe et commence à se faire des amis. Les résultats sont
quelquefois spectaculaires. Mais les efforts des parents ne ralentissent
pas pour autant. Les méthodes de renforcement, l'encadrement
quotidien, les communications étroites avec l'école,
toutes ces mesures sont encore nécessaires. Et les incontournables
visites de contrôle chez le médecin. Et les nouvelles frustrations
comme celle où leur enfant, alors qu'il est un peu plus turbulent,
se fait demander par son professeur, devant les autres
élèves: "As-tu pris ton Ritalin ce matin?" Parce qu'il
faut savoir que le Ritalin, ce n'est pas la panacée
universelle. Ces enfants ne sont pas beaucoup moins actifs qu'auparavant;
mais leur activité est plus coordonnée,
plus cohérente, et rend leur
Les parents d'enfants souffrant d'un déficit de l'attention demeurent toujours ambivalents face au Ritalin. Ils hésitent à soumettre leur enfant à une médication à long terme. Ils s'interrogent sur les effets secondaires, se demandent s'il n'y a pas des risques de dépendance ou des effets à long terme. Même après des résultats "spectaculaires" ils sont déchirés; certains essaient discrètement de cesser la médication pour voir "si c'est vraiment le Ritalin qui est responsable de ces résultats". Dans les campagnes de presse autour du Ritalin, les parents se sentent jugés. Ils font partie de ces milliers de parents dont les enfants sont drogués pour faire plaisir aux professeurs qui ne veulent pas s'occuper des enfants. Il est louable de se préoccuper de l'abus qui pourrait être fait de ce médicament ou du fait qu'il puisse faire l'objet d'un marché parallèle comme pour toute autre médicament d'ailleurs. Mais certains tombent carrément dans la démesure en faisant usage determes du genre "camisole chimique" ou de "lobotomie pharmacologique" pour qualifier le Ritalin. Ils ne réalisent peut-être pas que ces termes constituent également unjugement de valeur à l'égard des parents qui l'administrent. Et si ces mêmes critiques croient détenir la recette miracle pour venir en aide aux enfants souffrant d'un déficit de l'attention, alors qu'ils en fassent la démonstration et nous en informent publiquement. J'ose toutefois espérer qu'il ne s'agira pas de recettes du genre mise en place d'une structure lourde et dispendieuse qui a l'air géniale sur papier et qui après vingt ans aura fait la preuve de son inefficacité. Ou encore l'ouverture de x milliers de postes de spécialistes qui seront toujours débordés et qui ne pourront intervenir que dans leur domaine respectif, sans effet général sur l'ensemble des difficultés relationnelles que connaissent ces enfants. De nombreux professionnels jouent un rôle
essentiel tant au niveau de l'évaluation que de la prise
en charge des enfants souffrant d'un déficit de l'attention.
Mais il ne faut pas
Forum sur le ritalin
(source: site
PANDA)
Elles étaient nombreuses - car en très grandemajorité des enseignantes - à assister au forum sur le Ritalin tenu dans le cadre de la journée portes ouvertes "L'école en santé". Il y avait bien six personnes ressources (voir encadré), mais le débat s'est cristallisé autour de deux positions, celle de Daniel Létourneau dont le fils prend régulièrement du Ritalin et celle de David Cohen, opposé à l'utilisation du médicament. Au-delà des deux approches, on devinait deux conceptions de la société et de l'école. Daniel Létourneau est convaincant. Avocat de profession, son plaidoyer en faveur du Ritalin est bien documenté. En bref, son fils souffre du syndrome du déficit d'attention. Il réussit bien en classe - régulièrement rang premier - mais est incapable de se conformer aux règles de vie. Dès la maternelle, après trois jours de classe, il était interdit dans l'autobus scolaire et était venu à bout de trois gardiennes. Mon fils m'a mis au monde. Dans son cas, la consommation
de Ritalin est extrêmement
efficace. En l'absence de
Mais M. Létourneau va plus loin. Les consultations pour son fils lui ont permis de comprendre qu'il souffrait du même syndrome. "Malgré des signes extérieurs de réussite, dit-il, je menais une vie misérable. Mes relations inter-personnelles étaient un échec. Mon estime de soi était à zéro. Aujourd'hui, je peux dire que mon fils m'a mis au monde". M. Létourneau
termine son plaidoyer par cette formule lapidaire:
"Le seul critère, c'est le mieux être de l'enfant".
Alors que M. Létourneau présente le problème par le biais d'un cas particulier, une approche tout à fait nord-américaine, M. Cohen * l'abordepar l'autre bout de la lorgnette. "Comment expliquer, dit-il, que dans toute la France, il n'y ait que 3 452 enfants qui prennent du Ritalin, alors qu'il y en a plus de 10 000 sur l'île de Montréal? Que près de 10% des garçons de 3e année à Laval en consomment?" M. Cohen s'est rendu en France pour enquêter sur le sujet. "L'approche est totalement différente, dit-il. On n'appelle pas "hyperactifs" les enfants qui souffrent de ce syndrome. On a recours à plus de ressources professionnelles. Des psychologues, des travailleurs sociaux. On rencontre la famille; on visite le milieu de l'enfant. Ce n'est jamais vu comme un problème de l'enfant, mais plutôt comme un problème de la famille, de l'école, de relations." Le Ritalin, la médicamentation, serait-elle la réponse, individualiste, nord-américaine à un problème que l'Europe approche de façon collective, globale? M. Cohen le pense. Efficace le Ritalin? Tous les intervenants semblaient s'entendre sur l'efficacité extraordinaire du Ritalin, jusqu'à ce que M. Cohen mette un bémol. "Le Ritalin, rappelle-t-il, est un stimulant du système nerveux central, au même titre que le café ou la cocaïne". Ses effets à long terme peuvent être fort différents de ses effets à court terme, souligne-t-il. À long terme, il peut être cause de manque d'attention, d'isolement. Il mentionne également des recherches qui évoquent la possibilité d'un ralentissement de la croissance, dont celle du cerveau. M. Létourneau réplique en citant le cas de son fils. Sa croissance a été mesurée et elle est normale. "Venez dans ma classe, M. Cohen!" Mme Jeannette Côté de l'A.Q.E.T.A. et la psychologue Anne Comtois prônent une approche au cas par cas. "Au médecin de décider", déclare Mme Côté. Par contre, Mme Comtois trouve que la prescription arrive parfois rapidement, au détriment du programme de modification des comportements. L'ostéopathe Alain Bouchard trouve lui aussi que "le Ritalin a sa place", mais il attire notre attention sur des recherches sur les tensions au niveau des os du crâne qui pourraient être à l'origine de troubles comme l'hyperactivité. Mme Trachy s'est faite la porte-parole des enseignantes et s'est value des applaudissements de la salle lorsqu'elle a approuvé l'utilisation du Ritalin en lançant à David Cohen: "Je vous mets au défi de venir passer une journée dans ma classe". Ritalin et Prozac Examiné au cas à cas, le Ritalin semble emporter la faveur populaire. Mais l'ampleur du phénomène dérange. Le psychologue Gilles Vachon, qui a animé avec brio le forum, a cherché à élargir la réflexion dans sa conclusion: "Comment expliquer que nous ayons le plus haut taux de suicide chez adolescents dans la "plusse meilleure société au monde" ?". Chose certaine, le débat sur le Ritalin est loin d'être terminé. On pourrait peut-être y ajouter un autre volet: l'ampleur de l'utilisation du Prozac chez le personnel enseignant! ** note concernant M. David Cohen, Phd - Groupe de Recherche sur les aspects sociaux de la santé et de la prévention et École de service social, Université de Montréal. ce dernier a mené une étude approfondie sur le Déficit d'Attention/hyperactivité et l'utilisation de psychostimulants - Personnes-ressources
:
Organe International de Contrôle
des Stupéfiants (OICS) Organisme des Nations-Unies.
4. Utilisation du méthylphénidate
pour le traitement des troubles de
990. La consommation mondiale de méthylphénidate, substance inscrite au Tableau II de la Convention de 1971, est passée de moins de 3 tonnes en 1990 à plus de 10 tonnes en 1995. Cette tendance générale est due essentiellement à l'évolution de la situation aux États-Unis qui représentent 90 % environ de la consommation totale de la substance. Le méthylphénidate est utilisé aux États-Unis essentiellement pour le traitement des troubles de l'attention(8) chez les enfants. Au Canada, deuxième plus grand utilisateur de méthylphénidate, la consommation moyenne est de la moitié environ de celle des États-Unis. L'utilisation de méthylphénidate s'est également accrue dans plusieurs autres pays ces dernières années, tout en restant bien plus faible qu'au Canada ou aux États-Unis. 91. Dans son rapport pour 1995, l'Organe a noté les préoccupations exprimées par les autorités compétentes des États-Unis devant la forte augmentation de la consommation de méthylphénidate dans ce pays. Ces préoccupations étaient suscitées par des diagnostics trop fréquents des troubles de l'attention, des activités douteuses encourageant l'utilisation du méthylphénidate, le détournement de la substance des circuits de distribution licites et l'augmentation de son abus.L'Organe s'est déclaré préoccupé par cette situation14. 92. L'Organe note avec satisfaction qu'après qu'il a fait état de sa préoccupation et que les autorités compétentes des États-Unis ont pris des mesures, les propositions visant à affaiblir le système intérieur de contrôle du méthylphénidate dans le pays ont été retirées. Les milieux médicaux et le public des États-Unis s'intéressent également de plus en plus à la question de l'utilisation médicale du méthylphénidate. 93. Malgré ces faits nouveaux, la consommation de méthylphénidate continue de progresser aux États-Unis. Les autorités compétentes du pays ont informé l'Organe que la consommation de la substance y était estimée à 10,5 tonnes en 1996 et devait passer à près de 13 tonnes en 1997. L'Organe a pris note des rapports qui indiquent que, dans certaines écoles des États-Unis, une très forte proportion des élèves se procurent des stimulants, essentiellement du méthylphénidate. S'agissant de l'abus, selon les estimations du Réseau de détection des abus de drogues (DAWN) des États-Unis, le nombre signalé de personnes âgées de 10 à 14 ans admises en service d'urgence pour un problème lié au méthylphénidate a plus que décuplé depuis 1990, rejoignant en 1995 le nombre de cas liés à la cocaïne pour ce groupe d'âge. 94. L'Organe demande à nouveau aux autorités américaines de continuer à surveiller attentivement la situation en ce qui concerne le diagnostic des troubles de l'attention chez les enfants et la mesure dans laquelle le méthylphénidate et d'autres stimulants (tels que la dexamfétamine et la pémoline) sont utilisés pour le traitement de ce trouble, afin de veiller à ce que ces substances soient prescrites conformément à la pratique médicale, comme l'exige le paragraphe 2 de l'article 9 de la Convention de 1971. Les milieux médicaux des États-Unis sont invités à continuer à s'attaquer à la question du recours croissant aux stimulants dans le traitement des troubles de l'attention. L'Organe note avec satisfaction que les organismes gouvernementaux des États-Unis organiseront en 1997 une réunion de consensus national sur le méthylphénidate. 95. L'Organe demande à nouveau à tous les gouvernements d'être extrêmement vigilants et d'éviter des diagnostics trop fréquents des troubles de l'attention chez les enfants et des traitements médicalement injustifiés au méthylphénidate et à d'autres stimulants. Les autorités compétentes de certains des pays où le méthylphénidate est de plus en plus utilisé l'ont informé de leur intention d'entreprendre des recherches sur cette question. Il se réjouit de ces initiatives. |