Embargo jusqu'au 15 novembre, 10h00 AM
Montréal,
le 15 novembre 2000
Un recours collectif pour les centaines d'enfants autistes condamnés
chaque année
Les représentants
d'une quarantaine de familles ont annoncé aujourd'hui le dépôt
d'une demande au
Fonds d'aide aux
recours collectifs en vue d'intenter une poursuite contre le Gouvernement
du Québec
et/ou ses organismes
responsables afin que soient rendus disponibles aux enfants atteints d'autisme
et
de troubles envahissants
du développement des programmes intensifs d'intervention précoce.
Les
requérants
demandent également que le Gouvernement dédommage les familles
qui n'ont pas pu
bénéficier
gratuitement des services du réseau public de santé.
L'autisme et les
troubles envahissants du développement sont des handicaps qui touchent
chaque année,
au Québec
seulement, quelques centaines de nouveaux nés. Les handicaps liés
à l'autisme ont pour
conséquence
que près de 90% des enfants atteints resteront fortement dépendants
des adultes pendant
toute leur vie…à
moins d'être traités dès le plus jeune âge. Or
ces traitement existent mais ne sont presque
pas accessibles
dans le réseau public québécois.
Les programmes
d'intervention précoce demandés par les familles s'inspirent
des approches béhaviorales
appliquées
(ABA), dont la méthode Lovaas, développées aux États-Unis
depuis bientôt 30 ans et
largement reconnues
pour leur efficacité. Des études scientifiques démontrent
qu'avec un tel traitement
intensif, un grand
nombre d'enfants peuvent mener une vie relativement normale; la majorité
des autres
font des gains
substantiels dans leur habilité à apprendre et à communiquer,
augmentant
significativement
leur qualité de vie.
Une opinion juridique,
préparée par Me Jean-Pierre Ménard, confirme les prétentions
des familles au
recours collectif.
Les fondements juridiques du recours collectif s'appuient sur la Charte
canadienne des
droits et libertés,
sur la Charte des droits et libertés du Québec, sur la Loi
sur les services de santé et les
services sociaux,
ainsi que sur le Code Civil du Québec.
Ce recours collectif
s'inscrit à la suite de 10 années de multiples démarches
infructueuses, de plaintes, de
pressions politiques,
de négociations perpétuelles, de manifestations et du constat
que ces efforts ont été
vains et inutiles.
Les approches béhaviorales
appliquées (ABA) ont été reconnues dans un récent
jugement de la Cour
Suprême
de la Colombie-Britannique comme étant une nécessité
médicale. D'autres poursuites,
notamment en Ontario
et en Alberta, ont permis aux enfants de ces provinces d'obtenir enfin
de
substantiels investissements
spécifiquement pour ces approches.
-30-
Pour informations:
Mme Carole Ladouceur,
porte-parole des familles
24, Boisé
du Parc
Pincourt (Québec)
G7V 9B6
(514) 425-4634
M. Richard Nantel,
relationniste
Société
québécoise de l'autisme
(514) 270-7386
Me Jean-Pierre
Ménard
Procureur des
familles
(514) 253-8044
Pour plus d'informations sur le recours collectif, consulter le site: beaudincom.com/autisme
COUVERTURE DE PRESSE DU RECOURS COLLECTIF.
Journal "La Presse"
Actualités
Jeudi 16 novembre 2000 A13
Un groupe de parents
d'enfants autistiques intente une poursuite contre le gouvernement
Bégin,
Jean-François
INCAPABLES MALGRÉ
plusieurs années d'efforts d'obtenir des services de stimulation
précoce pour
leurs enfants
autistes, une cinquantaine de familles ont annoncé hier leur intention
d'exercer un recours
collectif contre
le gouvernement québécois.
Les familles demanderont
autant une réparation pour les torts irréparables subis par
leurs enfants - une
somme qui pourrait
atteindre 15 millions $, a dit leur avocat - que la mise en place de services
adéquats
pour l'avenir.
"Ce recours est
l'étape ultime qui fait suite à de nombreuses années
de refus du gouvernement et de ses
organismes responsables
de rendre accessibles ces services à tous nos enfants, malgré
une connaissance
manifeste que
ces services sont appropriés, scientifiquement validés et
économiquement rentables", a dit
hier Linda Gaudreault,
porte-parole des familles, lors d'une conférence de presse à
Montréal.
D'inspiration "behaviorale",
les programmes de stimulation précoce, dont la plus connue est la
méthode
Lovaas, consistent
en une intervention intensive auprès d'enfants autistes d'âge
préscolaire, à raison
d'une quarantaine
d'heures par semaine pendant deux ans. "On établit les comportements
excessifs et
déficitaires
et on les cible un à un", a expliqué Sylvie Bernard, directrice
d'une clinique privée de
traitement de
l'autisme.
"Le paradoxe des
troubles envahissants du développement, c'est qu'ils constituent
l'atteinte la plus
sévère
parmi les troubles de l'enfance, mais qu'ils offrent aussi le pronostic
le plus spectaculaire: la moitié
des enfants peuvent
suivre un parcours scolaire normal s'ils suivent un programme de deux ou
trois ans
de stimulation
précoce", a-t-elle précisé, affirmant que le Québec
"est 20 ans en arrière" en la matière.
En 1996, le ministère
de la Santé a reconnu, dans un document d'orientation, que "les
services offerts
dans la communauté
aux personnes autistes sont souvent incomplets, peu appropriés,
insuffisants et
discontinus, ce
qui peut entraîner l'exclusion sociale de ces personnes".
Quatre ans plus
tard, rien n'a changé, déplorent les parents, qui s'en prennent
"à l'indifférence et à l'inertie
du gouvernement".
Les services ne sont à peu près pas disponibles dans le secteur
public, ce qui force
les familles à
débourser jusqu'à 50 000 $ par an pour obtenir de l'aide
dans les rares établissements privés
qui possèdent
du personnel rompu aux méthodes de stimulation précoce.
"Quand mon fils
a été diagnostiqué, peu avant ses trois ans, on a
fait des démarches dans le réseau: tout
ce qu'on nous
offrait, c'était une heure par semaine, alors que les besoins étaient
de 40 heures par
semaine", a illustré
Carole Ladouceur, la mère d'un jeune autiste qui agira comme requérante
au nom des
familles.
Le groupe, qui
présentera sous peu une demande au Fonds d'aide aux recours collectifs,
entend invoquer
la négligence
du gouvernement. "L'État a reconnu qu'il y avait une situation préjudiciable
pour des
personnes, sans
rien faire pour la corriger", a soutenu l'avocat des familles, Jean-Pierre
Ménard.
Il ne s'agit pas
du premier recours du genre, a souligné Me Ménard. La Cour
suprême de la
Colombie-Britannique
a récemment statué que les services d'intervention précoce
intensive constituent
une nécessité
médicale. En Ontario, une poursuite de 75 millions déposée
par 55 familles a incité le
gouvernement à
débloquer 19 millions pour mettre en place des services aux jeunes
autistes.
On estime qu'entre
150 et 200 enfants atteints d'autisme ou de troubles envahissants du développement
naissent tous
les ans au Québec. Le syndrome touche quatre fois plus souvent les
garçons que les filles.
Journal "Le Devoir"
Les Actualités
Jeudi 16 novembre 2000 A3
Des parents de
jeunes autistes menacent de poursuivre Québec
Une quarantaine
de parents d'enfants atteints d'autisme ont l'intention d'entreprendre
un recours collectif
contre le gouvernement
du Québec pour son incurie à fournir des services gratuits
et adéquats à leurs
enfants.
Plusieurs familles
ont annoncé hier qu'elles déposaient une demande au fonds
d'aide aux recours collectif,
afin de pouvoir
mener devant les tribunaux la bataille qui s'éternise depuis 10
ans avec les
gouvernements.
Malgré des pressions répétées, ces parents
affirment qu'ils n'ont toujours pas accès à
des programmes
d'intervention et de stimulation précoce, s'inspirant d'approches
béhaviorales
américaines,
qui permettraient à leurs enfants atteints d'autisme de mener une
vie relativement normale ou
de faire des gains
substantiels.
L'avocat Jean-Pierre
Ménard pilotera la bataille judiciaire de ces familles et plaidera
que leurs enfants sont
privés
de soins, déjà considérés comme une "nécessité
médicale" par certaines cours de justice d'autres
provinces. Si
la poursuite suit son cours, des dédommagements seront également
exigés pour les parents
n'ayant pu obtenir
de services gratuits dans le réseau public de santé. Des
poursuites similaires, menées
en Ontario et
en Alberta, ont permis aux enfants de ces provinces d'obtenir des investissements
substantiels pour
bénéficier de thérapies du comportement.
Le Soleil
Le Québec
et le Canada Jeudi 16 novembre 2000 A13
Recours collectif
possible de parents d'autistes contre Québec
PC
Montréal
Une quarantaine
de parents d'enfants atteints d'autisme ont l'intention d'entreprendre
un recours collectif
contre le gouvernement
du Québec pour son incurie à fournir des services gratuits
et adéquats à leurs
enfants.
Plusieurs familles
ont annoncé mercredi qu'elles déposaient une demande au fonds
d'aide au recours
collectif, afin
de pouvoir mener devant les tribunaux la bataille qui s'éternise
depuis 10 ans avec les
gouvernements.
Pressions répétées
Malgré des
pressions répétées, ces parents affirment qu'ils n'ont
toujours pas accès à des programmes
d'intervention
et de stimulation précoce, s'inspirant d'approches béhaviorales
américaines, qui
permettraient
à leurs enfants atteints d'autisme de mener une vie relativement
normale ou de faire des
gains substantiels.
L'avocat Jean-Pierre
Ménard pilotera la bataille judiciaire de ces familles et plaidera
que leurs enfants sont
privés
de soins, déjà considérés comme une "nécessité
médicale" par certaines cours de justice d'autres
provinces.
Si la poursuite
suit son cours, des dédommagements seront également exigés
pour les parents n'ayant pu
obtenir de services
gratuits dans le réseau public de santé. Des poursuites similaires,
menées en Ontario
et en Alberta,
ont permis aux enfants de ces provinces d'obtenir des investissements substantiels
pour
bénéficier
de thérapies du comportement.
Le fil de presse
CCN - Un service d'ITG
Mercredi 15 novembre
2000
Société
québécoise de l'autisme : Un recours collectif pour les centaines
d'enfants autistes condamnés
chaque année
Montreal; Quebec
Les représentants
d'une quarantaine de familles ont annoncé ce matin à Montréal
le dépôt d'une demande
au Fonds d'aide
aux recours collectifs en vue d'intenter une poursuite contre le Gouvernement
du Québec
et/ou ses organismes
responsables afin que soient rendus disponibles aux enfants atteints d'autisme
et
de troubles envahissants
du développement des programmes intensifs d'intervention précoce.
Les
requérants
demandent également que le Gouvernement dédommage les familles
qui n'ont pas pu
bénéficier
gratuitement des services du réseau public de santé.
L'autisme et les
troubles envahissants du développement sont des handicaps qui touchent
chaque
année,
au Québec seulement, quelques centaines de nouveaux nés.
Les handicaps liés à l'autisme ont
pour conséquence
que près de 90 % des enfants atteints resteront fortement dépendants
des adultes
pendant toute
leur vie...à moins d'être traités dès le plus
jeune âge. Or ces traitement existent mais ne sont
presque pas accessibles
dans le réseau public québécois.
Les programmes
d'intervention précoce demandés par les familles s'inspirent
des approches béhaviorales
appliquées
(ABA), dont la méthode Lovaas, développées aux Etats-Unis
depuis bientôt 30 ans et
largement reconnues
pour leur efficacité. Des études scientifiques démontrent
qu'avec un tel traitement
intensif, un grand
nombre d'enfants peuvent mener une vie relativement normale; la majorité
des autres
font des gains
substantiels dans leur habilité à apprendre et à communiquer,
augmentant
significativement
leur qualité de vie.
Une opinion juridique,
préparée par Me Jean-Pierre Ménard, confirme les prétentions
des familles au
recours collectif.
Les fondements juridiques du recours collectif s'appuient sur la Charte
canadienne des
droits et libertés,
sur la Charte des droits et libertés du Québec, sur la Loi
sur les services de santé et les
services sociaux,
ainsi que sur le Code Civil du Québec.
Ce recours collectif
s'inscrit à la suite de 10 années de multiples démarches
infructueuses, de plaintes, de
pressions politiques,
de négociations perpétuelles, de manifestations et du constat
que ces efforts ont été
vains et inutiles.
Les approches béhaviorales
appliquées (ABA) ont été reconnues dans un récent
jugement de la Cour
Suprême
de la Colombie-Britannique comme étant une nécessité
médicale. D'autres poursuites,
notamment en Ontario
et en Alberta, ont permis aux enfants de ces provinces d'obtenir enfin
de
substantiels investissements
spécifiquement pour ces approches.
NOTE:
Pour plus d'informations,
communiquer avec :
Mme Carole Ladouceur
24, Boisé
du Parc
Pincourt (Québec)
G7V 9B6
(514) 425-4634
ou
Société
québécoise de l'autisme
M. Richard Nantel
Relationniste
(514) 270-7386
ou
Me Jean-Pierre
Ménard
Procureur des
familles
(514) 253-8044
Pour plus d'informations sur le recours collectif, consulter le site suivant: