AUTRES OUTILS DIAGNOSTIQUES

ECHOGRAPHIE (ULTRASONOGRAPHIE):

CT SCAN (TOMODENSITOMÉTRIE, SCANNER):
En général, cet examen n'est pas utilisé pour le diagnostic du cancer du sein. Il utilise plus de radiation que la mammographie sans fournir des renseignements additionnels. Il est utilisé pour la localisation en vue de biopsie de certains cancers du sein situés très postérieurement où la mammographie n'arrive pas à les situer avec précision sur la vue en crânio-caudal. Il est surtout utilisé pour le dépistage des métastases du cancer du sein au niveau de plusieurs organes comme les poumons, le foie, le cerveau, les os, etc... Un cancer du sein peut être découvert ou suspecté parfois d'une façon fortuite lors d'un examen tomodensitométrique du thorax ou de l'abdomen effectué pour une autre raison médicale.
Notons qu'il existe quelques publications européennes (travaux de F. Sardanelli et CH Hagay) et japonaises (celles de
Akashi Tanaka S.) traitant du diagnostic du cancer du sein par tomodensitométrie spiralée avec injection de produit de contraste. Il s'agit d'une méthode réservée à des cas spéciaux: recherche de récidive de cancer, cas problèmes où l'absence de cancer peut affirmé avec certitude. Un des désavantages majeurs est celui de donner beaucoup de faux positifs (fibroadénomes, dystrophies fibrokystiques, adénoses sclérosantes...). Il s'agit quand même d'une voie intéressante à envisager surtout lorsque la résonance magnétique, la scintimammographie ou le PET scan ne sont pas disponibles ou sont contrindiqués.

SCINTIGRAPHIE: test de MÉDECINE NUCLÉAIRE au MIRALUMA:
Parmi les chercheurs dans ce domaine mentionnons le Dr Iraj Khalkhali de l'UCLA (USA) et le Dr Raymond Taillefer de l'Hôtel-Dieu de Montréal. Examen complémentaire à la mammographie. Utilise un produit radioactif: le sestamibi de technécium 99m (Miraluma) qui est injecté par voie intra-veineuse. Le médicament se concentre dans les cellules cancéreuses ce qui permet au médecin de les visualiser avec une gamma caméra. Le test est indolore et dure 45 minutes.

Voici certaines indications de cet examen:
1)-quand la mammographie est difficile à interpréter, notamment dans les cas de seins denses ou de résultats n'éliminant pas la possibilité de tumeurs malignes.
2)-on y a également recours quand le médecin palpe une masse qui n'est pas visible à la mammographie car ce test permet de déterminer s'il s'agit de tissu glandulaire normal ou d'une tumeur.
3)-permet de déceler à distance les lésions primaires et les lésions cancéreuses, comme les ganglions positifs au niveau de l'aisselle. Sa sensibilité et spécificité d'une atteinte ganglionnaire à l'aisselle sont respectivement de 78.6% et 83.3% (travaux du Dr Raymond Taillefer - Hôtel-Dieu de Montréal).
4)-on l'utilise quand la  biopsie à l'aiguille révèle peu de cellules cancéreuses.
5)-est efficace chez les patientes porteuses de prothèses mammaires.
6)-suivi de la réponse d'un cancer local avancé à une chimiothérapie.

Cet examen est beaucoup plus spécifique que la mammographie pour déceler une lésion maligne. Toutefois il est moins sensible que la mammographie et ne peut pas déceler des lésions dont la taille est inférieure à 1 cm.Ajoutons que la scintigraphie du squelette osseux sert à déceler des métastases osseuses.
 

RÉSONANCE MAGNÉTIQUE (RM):
Utilise un gros appareil contenant des aimants puissants et émettant des champs magnétiques sur la partie à examiner.
Il s'agit d'un examen complémentaire à la mammographie. Visualise les cancers de plus de 1cm grâce à leur néovascularisation après injection de gadolinium.

Voici les principales indications:
1)-tissu cicatriciel post chirurgical: en présence de tissu cicatriciel abondant après la chirurgie, la RM permet de savoir s'il s'agit uniquement de tissu fibreux bénin ou d'une récidive du cancer du sein. En effet, après injection d'une grande dose de gadolinium (0.2 mmol kg Gd-DTPA), il n'existe habituellement pas d'activité au sein de ce tissu cicatriciel 6 mois après la chirurgie.
2)-après traitement conservateur pour un cancer du sein: la patiente doit être examinée la 1ère fois 6 mois après un traitement de radiothérapie. Du tissu cicatriciel post-radiothérapie ne doit pas être visualisé après 18 mois sinon il s'agit d'une récidive.
3)-évaluation de prothèses mammaires au silicone: la RM est l'outil de choix pour déceler les complications possibles comme des ruptures intra ou extra capsulaires.
4)-évaluation d'une multicentricité: la RM est plus sensible que la mammographie pour évaluer un cancer du sein multifocal.

Voici les limitations de la résonance magnétique:
1)-ne différencie pas les microcalcifications bénignes des malignes.
2)-ne fait pas la différence entre les cancers et les changements inflammatoires.
3)-ne peut pas détecter un cancer du sein s'il existe un écoulement mammelonnaire associé.
 

TRANSILLUMINATION:
Méthode grossière peu sensible.On examine le tissu mammaire par une source lumineuse pénétrant le sein. Permettrait de différencier un kyste d'une lésion solide. Ne détecte pas les petites lésions. Est avantageusement remplacée par l'échographie.

THERMOGRAPHIE:
D'après les Associations des radiologues Canadiens et Américains, cette méthode n'a absolument plus sa place dans l'arsenal diagnostique. Une lésion active est "chaude" lorsqu'elle est détectée par des récepteurs infra-rouges. Méthode très peu spécifique. Un cancer du sein peut donner la même image qu'une mastite! Le Centre Médical et le Centre de la Santé de la Femme Ville Marie qui est une clinique privée située à Montréal utilise cette technique en association avec la mammographie et explique aux patientes ses applications. Voir son site au: Thermographie du Centre Ville Marie.
 

GALACTOGRAPHIE:
Mammographie spéciale opacifiant les canaux galactophores à la recherche de la cause d'un écoulement mamelonnaire. Pour plus de détails, voyez la section GALACTOGRAPHIE.

PET SCAN - TOMOGRAPHIE D'EMISSION PAR POSITRONS (TEP)

PROCÉDURES DE BIOPSIE: