Tapisserie norroise de l'église de Baldishol, circa 1180AD
En suivant le tracé de ma lignée agnatique, j'ai traversé le continent américain, du nord au sud, et d'est en ouest, en passant par les réserves amérindiennes du Dakota et du Minnesota. Dans le sillon de la génération qui a précédé les autres en Nouvelle-France, j'ai débarqué en Europe. Moi qui pensais déterrer mes racines du sol normand, ce n'est ni de Normandie, ni même de France que me sourirent mes premières générations. De surprise en surprise, j'ai eu le plaisir de découvrir des cousins en Lorraine, en Picardie, et une parentèle établie en Allemagne, et en Hollande. Et puis, le patronyme De RAINVILLE est toujours connu dans le Yorkshire anglais et dans la Baie de Galway, en Irlande, en Australie, et même au Surinam où des membres de la famille ont joué un rôle suffisamment important pour laisser leur nom à la topographie locale. Au 19e sciècle, des De RAINVILLE devenus des RENVILLE par érosion linguistique ont légué leur nom à deux comtés américains, au Dakota et au Minnesota. Et c'est ainsi qu'un des "Victory Ships" construit durant la deuxième guerre mondiale, a été baptisé le «USS RENVILLE».
Pourtant les De Rainville n'étaient pas nombreux. Au Québec, toute orthographe du nom confondu, on ne recense que 234 nouveaux nés de ce nom aux actes d'état civil antérieurs à 1800. De nos jours, il existe tout au plus 200 familles RAINVILLE dans le Canada tout entier, et un peu moins aux Étas-Unis. En France, seulement 97 naissances inscrites entre 1891 et 1991, et aujourd'hui on n'y retrouve moins d'une quarantaine de porteurs du nom, dont deux canadiens retournés aux sources.
Les retrouver n'a pas été aisé, mais voici ce que, maintenant, je sais...Oh! Je ne peux pas encore tout vous raconter, et plusieurs pages de mon site demeurent inexorablement "en construction" faute de temps, mais disons que l'histoire débute comme ceci....Il était une fois, dans un pays très très froid, un roi norrois du nom de Harald...