Club cycliste Les Vélomanes de Sainte-Julie Inc.
C.P. 99, Sainte-Julie (Qc) J3E 1X5
L'étiquette du cyclo-sportif
Texte préparé par Pierre Lesage et Jean-Pierre Dugas à
l'attention des membres du Club
Objectif
Le présent texte vise à rappeler pour certains et à indiquer
pour d'autres les comportements à suivre lors des activités cyclistes
du Club. Nous connaissons tous les bénéfices que l'on exploite
lorsque nous nous regroupons en peloton de 10 à 15 cyclistes. Les formations
en peloton permettent d'optimiser l'effort de chacun, comme le démontre
le texte " Sillonage cyclo-sportif " préparé par M.
Jacques Martel. Le présent texte n'a pas pour objectif de reprendre ces
notions, expliquées on ne peut plus clairement dans celui de M. Martel.
Le présent texte propose plutôt un " code de conduite "
pour les cyclistes qui participent à nos activités. Nous pensons
que l'observation de ce code permettra à tous de jouir et profiter largement
de leur randonnée.
Ce " code de conduite ", que nous définirons comme " l'étiquette
du cyclo-sportif ", comporte deux volets, l'un rattaché à
la sécurité même du peloton et l'autre, rattaché
à une certaine forme d'étiquette que la direction entend promouvoir.
Les règles énoncées dans la première partie concernent
proprement les comportements à respecter pour votre sécurité
et celle de vos camarades de peloton tandis que les règles " d'éthique
" se retrouvent dans la seconde partie et visent à promouvoir des
comportements favorisant l'esprit de camaraderie, la cohésion des groupes
et l'entraide.
Notons que les directives attachées à ce " code de conduite
" sont simples et connues pour la plupart d'entre-nous. Elles ne figurent
toutefois dans aucune documentation du club ou partiellement. Ce texte a pour
objectif de rectifier cette situation en les présentant dans un texte
accessible et présenté à l'ensemble des membres du Club.
Notons également que ce texte n'est pas représentatif des comportements
que l'on rencontre dans les activités de compétition. Notre club
n'aspire aucunement à la prétention d'organiser et de participer
à des activités de compétition. Sa vocation est, pour le
moment, celle d'être un club " récréatif " et
" cyclo-sportif ", comme l'indique les divers textes de présentation
que l'on retrouve sur le site Internet et dans diverses autres publications.
Bonne lecture.
En matière de sécurité dans un peloton cycliste
Rouler en peloton, tel que nous le pratiquons, implique le respect de règles
élémentaires de sécurité. Quelques-unes sont énoncées
dans le texte de M. Martel sur le sillonage cyclo-sportif. Retenons ici celles
qui concernent essentiellement la sécurité en peloton.
Évaluer ses capacités en tant que cycliste
Une des premières règles à respecter est celle de d'évaluer
ses capacités. Lors des rencontres hebdomadaires du Club, divers groupes
se forment selon la vitesse de croisière qu'ils entendent maintenir pendant
le parcours. Les plus rapides pourront établir une vitesse de 35 km/h
et plus alors que d'autres se sentiront à l'aise dans un groupe dont
la vitesse de croisière sera aux alentours de 23 - 25 km/h. Il vous revient
de vous évaluer et si vous êtes incertain de vos capacités,
optez pour un groupe moins fort, quitte à rétablir cette évaluation
lors de prochaines sorties.
Disposer d'un vélo en bon état et bien ajusté
Un vélo en mauvais état constitue un risque non seulement pour
celui qui l'utilise mais également pour ses compagnons de route. Le bon
fonctionnement des freins est la première chose à vérifier.
Les pneus doivent également faire l'objet d'une attention toute spéciale,
particulièrement en ce qui à trait à leur usure en début
d'année. L'entretien du vélo doit se faire régulièrement
et les bénéfices de cet entretien sont manifestes à chaque
sortie que vous effectuerez.
Votre vélo doit être convenablement ajusté. Un vélo
ajusté à son gabarit est un vélo confortable et permet
d'éviter la fatigue et surtout les blessures. Comme c'est souvent l'inattention
associée à la fatigue qui est la cause d'accident en peloton,
cet aspect ne doit pas être négligé. Certains membres ont
une bonne expérience sur ces ajustements et il ne faut pas hésiter
à leur demander conseil si vous vous sentez inconfortable sur votre vélo.
Vous pouvez également demander à des boutiques qui disposent d'instruments
spéciaux pour faire ces ajustements.
Rouler " droit " et rouler " fluide "
Les néophytes du club sont souvent interpellés par les directives
d'un autre cycliste, " on roule droit !" et peut se demander ce que
cela signifie et pourquoi c'est important. Idéalement, la ligne de direction
d'un vélo, surtout en peloton, doit être en ligne droite. Idéalement,
aucun geste brusque faisant dévier le vélo de cette trajectoire
ne devrait se manifester.
On comprendra que certains de ces gestes sont parfois inévitables en
raison de l'état des routes notamment, mais comme nous le verrons au
prochain titre, même les trous dans la route ne devraient causer la confusion
au point de produire de brusques déviations dans la trajectoire du vélo.
Pourquoi alors certains cyclistes éprouvent tellement de difficultés
à maintenir cette trajectoire idéale. C'est une question qui amène
bien des réponses, réponses qui tiennent tant du positionnement
du cycliste et de l'ajustement du vélo que de la façon de pédaler.
Si le vélo est mal ajusté au gabarit du cycliste, ses mouvements
deviendront saccadés et, par le fait même, sa trajectoire ne pourra
être constante. Par ailleurs, on remarquera qu'un cycliste qui sollicite
une mauvaise cadence éprouvera des difficultés à "
rouler droit ". Idéalement, sur le plat, cette cadence sera de 80
à 90 tours de manivelle (tour de pédales) et plus à la
minute. On remarque souvent que les cyclistes qui utilisent un gros développement
pédalent deux ou trois tours, puis cessent le mouvement. C'est un geste
à proscrire car le mouvement du vélo devient saccadé, tant
latéralement que de face, occasionnant par le fait même, des perturbations
dans le peloton.
Annoncer les dangers sur la route
C'est un lieu commun de parler de la piètre qualité des routes
au Québec. En certains endroits, elles sont carrément impraticables
pour le cyclisme. Signaler les trous, les imperfections de la route et débris
sur la route est essentiel pour votre sécurité et celle des autres
cyclistes de votre groupe. Cette tâche revient normalement aux personnes
qui occupent la tête du peloton. On les pointe avant d'y arriver et les
personnes qui nous suivent le font également. Il faut également
signaler les amas de sable ou de roches qu'on retrouve souvent dans les virages,
les autres cyclistes moins rapides, les piétons sur la chaussée,
les voitures stationnées, etc.
Autres dangers à signaler : les passages à niveau, les ponts en
bois, les animaux (surtout les chiens) laissés sans laisse.
Prendre et annoncer le relais
Cette action est largement décrite dans le texte de M. Martel. Voici
quelques conseils supplémentaires, question de rendre plus sécuritaire
cette opération. Lorsque les conditions le permettent, nous avons l'habitude
de rouler en double ligne et les relais se font vers l'extérieur. Dans
ces conditions, si vous êtes en tête de peloton avec un autre cycliste,
la première chose à faire est d'indiquer à votre partenaire
de tête, votre intention de laisser la tête de peloton aux cyclistes
qui vous suivent . Vient ensuite celle d'indiquer cette intention aux cyclistes
derrières vous. Vous allez par la suite décaler votre vélo
vers l'extérieur de la ligne tout lui donnant une accélération
suffisante pour distancer d'au moins une longueur de vélo celui qui vous
précède. Laissez vous " glisser " par la suite vers
la fin du peloton.
Autres remarques concernant le relais, il faut s'assurer qu'il se fasse dans
les meilleures conditions, sur une route offrant pas ou peu de trous, sans circulation
de véhicule moteur et surtout pas dans un virage.
Par ailleurs, si vous êtes celui qui sera le prochain à prendre
la tête du peloton, il faut éviter à tout prix de faire
une accélération. Si votre groupe roule à 30 km/h, respectez
cette vitesse et ne l'ajustez pas à celle du cycliste de tête qui
veut laisser sa place. Ce dernier devrait vous avoir annoncé ses intentions
et l'accélération qu'il manifeste n'a pour objectif que celle
de vous laisser le tracé libre.
Être à l'écoute de son corps et savoir évaluer ses
capacités
La fatigue est l'ennemie du cycliste, tant pour son " égo "
que pour sa sécurité. Alors que les incidences sont difficilement
quantifiables pour le premier aspect, c'est un élément "
variable " d'une personne à l'autre, la sécurité quant
à elle est un aspect qui est tout aussi important pour le cycliste que
pour ses compagnons de route. La fatigue entraîne une baisse de concentration.
Le cycliste fatigué aura probablement tendance à oublier de signaler
les obstacles et à ajuster sa vitesse en fonction des autres. De plus,
il éprouvera de la difficulté à suivre une bonne trajectoire.
La " fluidité " de ses actions en sera également affectée.
Respecter le code de sécurité routière
Il est impératif de respecter les règles du Code de sécurité
routière qui concerne notamment, la signalisation routière.
Le Code oblige les cyclistes à former des regroupements d'au plus 15
cyclistes et à rouler en file indienne sur le côté de la
route. Il est d'autant important de respecter cette règle alors que nous
empruntons des routes achalandées.
S'hydrater et se nourrir convenablement
Laissons Mme Pierrette Bergeron, nutritionniste, le soin de nos expliquer l'importance
de l'hydratation lors de l'activité physique.
Voir texte : http://www.amsfski.com/nutrition/nut17.htm
La question du casque protecteur
Il y a quatre ans, lors de la réunion annuelle de membres du Club, un
débat avait été engagé sur cette question. Nous
avons adopté une solution mitoyenne, voire " à la Salomon
", en proposant une forte recommandation du port du casque et en adoptent
la formule usuelle de désistement de responsabilité du Club. Dorénavant,
le Club vous demandera de porter le casque protecteur lors des sorties qu'il
organise.
B. En matière de comportement dans un peloton cycliste
Pour le bon fonctionnement de nos activités, il est impératif
de suivre certaines règles de nature " éthique ", visant
en priorité non pas la sécurité des cyclistes, mais la
cohésion et la bonne entente entre nous. Les meilleures solutions ne
peuvent s'appuyer que sur le respect de règles établies, sans
quoi la cohésion se désagrège. Voici quelques règles.
Le respect des consignes de l'encadreur ou capitaine du groupe
L'encadreur d'un groupe est un cycliste expérimenté du club qui
a une bonne connaissance du circuit. Il doit s'assurer de la cohésion
dans le groupe, régir la vitesse de croisière et s'assurer que
tous respectent les règles et comportements relatifs à la sécurité.
Il va de soi que cet encadrement ne peut se faire sans la collaboration de tous.
Par exemple, si l'encadreur est en devant du peloton, il ne peut vérifier
si une personne éprouve des difficultés. Le bon sens impose que
ces taches reviennent, non seulement à l'encadreur mais également
à l'ensemble du groupe.
Le respect de la vitesse de croisière du groupe
La vitesse de croisière est établie au départ. C'est au
cycliste d'établir celle qui lui conviendra. Avec l'expérience,
il reconnaîtra les autres cyclistes avec lesquels il a l'habitude de rouler.
Rien toutefois n'est plus frustrant de joindre un groupe où une vitesse
de croisière est annoncée mais non respectée. Il revient
alors à l'encadreur de rectifier la situation. Notez toutefois que des
circonstances favorisent une augmentation de la vitesse, vents favorables, terrain
montagneux ou vallonné ou encore, un sprint annoncé. Dans ces
circonstances, si vous éprouvez des difficultés à suivre
le rythme, parlez-en à l'encadreur. Ce dernier pourra, selon les circonstances,
demander de ralentir la cadence pour que vous puissiez prendre un répit.
Toutefois, si vous ne parvenez pas à suivre la cadence indiquée
lors du départ, il ne faut pas s'en offusquer et il est peut-être
préférable d'attendre l'autre groupe. Il est possible que vous
soyez dans un " jour sans " comme on dit dans le peloton professionnel
ou encore que vous ayez surévalué vos capacités. En ce
cas, un peu d'entraînement pourrait vous permettre d'atteindre le niveau
estimé.
L'une des difficultés qu'on rencontre, c'est le phénomène
de fusion entre deux groupes dont la vitesse de croisière est différente.
En ce cas, il revient à chacun d'entre-nous de respecter la consigne
de départ en limitant notre vitesse à celle indiquée au
départ. Rien de plus frustrant de voir les groupes se scinder lors de
ces rencontres. Si tout le monde respecte la consigne, les membres du groupe
moins rapide laissent aller ceux du groupe plus rapide. Si par ailleurs un cycliste
décide de se joindre aux plus rapides, il devrait en aviser les membres
et l'encadreur de son groupe, question d'éviter la confusion.
Attendre et porter assistance à un cycliste ayant une défaillance
physique ou matérielle
Les défaillances physiques d'un cycliste sont souvent le résultat
d'une sous alimentation ou d'une légère déshydratation.
Sitôt la situation rétablie, cette personne est en mesure de suivre
le groupe. Peu importe les raisons de cette défaillances physique, il
est impératif pour le groupe de vérifier l'état physique
de la personne. L'encadreur est en légitimité de demander au groupe
de ralentir pour attendre cette personne et il en va de même pour tous
les participants.
Une anecdote, lors de la réunion annuelle des clubs cyclistes de 1999
que nous avions organisée conjointement avec le Club de St-Hyacinthe,
l'un des participants avait éprouvé un malaise alors qu'il n'était
qu'à un ou deux kilomètres de l'arrivée. Les participants
de son groupe lui sont venu en aide. Cette personne ignorait jusqu'alors qu'elle
était diabétique et c'est grâce aux services ambulanciers
contactés par un cycliste que cet incident ne fut davantage grave. Une
attitude autre où on aurait laissé cette personne seule, (on aurait
pu penser qu'il termine les 2 km par lui-même) aurait probablement eu
des résultats autres.
En cas de défaillances légères comme une perte d'énergie
ou autrement, il revient donc aux cyclistes du groupe, en ralentissant la cadence,
de s'assurer auprès du cycliste qu'il puisse suivre le groupe et s'assurer
de sa condition physique. Cette personne pourra également choisir de
se rallier à un groupe moins rapide (normalement celui qui suit).
Quant aux défaillances matérielles, elles se concrétisent
plus souvent qu'autrement par des crevaisons. Peu importe la nature de la défaillance
matérielle, l'étiquette veut que l'on attende et que l'on prête
assistance à cette personne.
Se regrouper le plus rapidement possible si le peloton s'étire trop (lors
de virage ou de montée ou encore après un arrêt obligatoire
de signalisation)
Le " phénomène de l'accordéon ", qui se manifeste
par l'étirement du peloton lors de virage ou après un arrêt
obligation est connu de tous. Le simple fait de ralentir un peu la cadence après
un arrêt ou un virage limitera ou empêchera l'étirement du
groupe.
Il en va de même lors des montées, d'autant que ces montées
se rencontrent sur des circuits à l'extérieur de Sainte-Julie.
Par nature, ces circuits sont moins connus des participants et attendre ses
compagnons de route à un point déterminé d'avance par l'encadreur
ou des personnes qui connaissent le circuit devrait être un comportement
à adopter.
Prodiguer des conseils pour rectifier le comportement, la position ou les actions
d'un cycliste
Bon nombre de membres ont une expérience de plusieurs années et
ils peuvent être en mesure de vous prodiguer des conseils sur votre positionnement
sur votre vélo, sur les ajustements à y apporter et sur votre
façon de rouler. Ne soyez pas offusquer de voir un membre vous en parler,
c'est pour votre bien et votre confort.
S'assurer que les cyclistes de votre peloton savent que le départ après
la pause est donnée.
Il arrive que des cyclistes se retrouvent seul après une pause car le
départ a été donné alors qu'ils étaient à
l'intérieur. L'encadreur du groupe doit indiquer le temps que prendra
la pause et tous devront s'assurer au départ de la pause qu'il n'y a
pas un cycliste à l'intérieur ou qu'il y ait un vélo laissé
libre, sauf s'il s'agit d'un tricycle
..
Laisser aux muscles le temps de se réchauffer.
Éviter les départs canons. Laisser le temps au corps de s'acclimater
par une période adéquate de réchauffement. Idéalement,
une cadence de 90 tours et plus de manivelle par minutes pendant 5 à
10 minutes est suffisante pour cette période de réchauffement.