Aujourd'hui dans l'histoire !!




21-01


2010

Les autorités haitiennes lance une vaste opération de relogement des milliers de sans-abri laissés par le séisme du 12 janvier, tandis qu'une nouvelle réplique obligeait le gouvernement à interrompre une réunion.

«Une vaste opération est en train de se dérouler; nous sommes en train de reloger des sans-abri», déclare le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, ajoutant que des «villages» pouvant accueillir chacun 10 000 individus allaient être mis en place en dehors de la capitale.

2010

Le nombre de Canadiens morts dans le séisme en Haïti s' alourdit, passant à 14, alors que celui de ressortissants portés disparus depuis la catastrophe continue de diminuer et s'établit désormais à 321, annoncent les autorités d'Ottawa.

Les Canadiens portés disparus sont ceux qui se trouvaient dans la zone touchée par le séisme du 12 janvier et dont les familles n'ont pas reçu de nouvelles depuis la catastrophe; alertés, les services consulaires canadiens n'ont toujours pas réussi à les localiser.

1 867 Canadiens ont été retrouvés en vie en Haïti par les services consulaires de leur pays; 1 765 autres ont pu regagner le Canada à bord de 20 vols venus en Haïti apporter de l'aide humanitaire et du matériel de secours offerts par le Canada.

2010

Devant le refus du gouvernement fédéral d'assouplir les conditions de réunification familiale pour les Haïtiens, Québec décide de prendre le relais; la ministre Yolande James confirme que la province utilisera une disposition de l'entente Canada-Québec sur l'immigration pour permettre un parrainage plus large.

Ainsi, les frères, les soeurs, les nièces et les neveux de personnes déjà établies au Québec pourront notamment être parrainés, a indiqué Mme James; depuis plusieurs jours, des pressions sont faites sur Ottawa pour qu'il élargisse la définition de famille retenue par la Loi canadienne sur l'immigration qui cible uniquement les époux, les enfants et les grands-parents comme personnes admissibles à un parrainage.

2009

Sans grande surprise, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, décide de réduire d'un demi-point le principal taux directeur de la banque centrale; c'est la première fois dans l'histoire de l'institution que le taux directeur atteint le creux de 1 %, et tout indique que la politique baissière mise en branle voilà un peu plus d'un an se poursuivra.

2008

Il y a 60 ans, le 21 janvier 1948, on proclamait le fleurdelisé drapeau officiel du Québec; ce jour là, le premier ministre Maurice Duplessis déclarait: «Le fleurdelisé flottera aujourd'hui à trois heures de l'après-midi, sur la tour centrale du parlement. Il remplacera le Union Jack.»

Ce drapeau a été créé à partir de symboles déjà présents en Amérique et en Europe depuis des centaines d'années; la fleur de lys, la croix, de même que le bleu et le blanc avaient déjà été utilisés par les représentants du roi et les miliciens de la Nouvelle-France.

2008

L'avocat Robert Lemieux, rendu célèbre par la crise d'Octobre en 1970, décède à l'âge de 66 ans; avocat des «felquistes», Me Lemieux a été au centre de l'un des épisodes les plus tumultueux de l'histoire contemporaine du Québec.

Il a défendu une trentaine de membres du Front de libération du Québec devant les tribunaux en plus d'agir à titre de négociateur pour le compte du FLQ à la suite de l'enlèvement de l'attaché commercial britannique James Richard Cross; il avait également représenté les membres de la cellule Chénier du FLQ, arrêtés pour l'enlèvement et l'assassinat du ministre du Travail Pierre Laporte.

2007

Considérant avoir subi un préjudice de la part des médias à la suite du dépôt contre lui d'une plainte pour voies de fait, Patrick Roy remet en question son avenir dans le hockey junior, autant comme entraîneur-chef que comme copropriétaire des Remparts de Québec; un affrontement a éclaté, le 19 janvier, entre Patrick Roy et Pierre Cardinal après une partie de hockey entre les Remparts et les Saguenéens, à Saguenay.

2005

Après trois ans d'incertitude et de transactions avortées, le CRTC approuve finalement l'acquisition par Corus Entertainment des stations de radio CKAC à Montréal, CHRC à Québec, CJRC à Gatineau, CKRS à Saguenay, CHLN à Trois-Rivières, CHLT et CKTS à Sherbrooke et CFOM-FM à Lévis, toutes appartenant à Astral Media.

2003

Au moins 28 morts et plus de 300 blessés, quelque 500 maisons détruites et 89 hôpitaux endommagés est le bilan du séisme de magnitude 7,6 sur l'échelle ouverte de Richter qui a touché les États de Colima et de Jalisco du centre-ouest du Mexique.

2002

La chanteuse américaine Peggy Lee, dont le nom restera à jamais attaché au succès Fever, décède à l'âge de 81 ans.

2001

Le pape Jean-Paul II nomme 37 cardinaux qui viennent des cinq continents; il ne manque plus que 10 cardinaux pour que le conclave soit complet, soit 128 cardinaux.

1998

Le drapeau fleurdelisé, emblème officiel du Québec, célèbre son 50e anniversaire.

1998

Jean-Paul II arrive à Cuba pour une visite historique de cinq jours, la première d'un pape dans ce pays.

1997

Le " colonel " Tom Parker, l'imprésario d'Elvis Presley, décède à l'âge de 87 ans; il est resté l'homme de confiance du King jusqu'à la mort du chanteur en 1977.

1996

René Jalbert, le héros de l'Assemblée nationale lors de la fusillade par le caporal Denis Lortie le 8 mai 1984, décède à l'âge de 74 ans.

1976

Premier vol régulier de l'avion supersonique Concorde; il s'est écoulé plus de treize ans depuis la signature de l'accord franco-britannique pour la construction d'un appareil supersonique civil.

1975

Un incendie d'origine criminelle fait 13 victimes dans le bar Gargantua, à Montréal.

1948

Le drapeau du Québec flotte pour la première fois sur l'édifice du Parlement; le Fleurdelysé devient l'emblème distinctif des Québécois.

1934

Un tremblement de terre fait 50,000 victimes à Quinta, en Inde.

1924

Vladimir Illitch Oulianov, dit Lénine, décède à l'âge de 54 ans; le fondateur de la Russie soviétique a dirigé les affaires de son pays depuis 1917, après avoir été élu président du Conseil des commissaires du peuple pendant la révolution d'Octobre.

1891

Décès de Calixa Lavallée, à 49 ans, compositeur, pianiste et chef d'orchestre; l'histoire a retenu son nom comme le compositeur de l'Ô Canada, sur les paroles du juge Adolphe-Basile Routhier.

1793 : Louis XVI est guillotiné sur la place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde à Paris).

Le 14 janvier 1793, la majorité de la Convention déclare "Louis Capet" coupable. Le 17 janvier, la peine de mort est prononcée par appel nominal par 387 voix, dont celle de Robespierre, contre 334. Durant la monarchie constitutionnelle, entre 1791 et 1792, le roi a joué double jeu. Il a tenté de fuir en juin 1791, a intrigué avec Mirabeau et pris des contacts avec les puissances austro-prussienne. La Convention nationale découvre les agissements de Louis XVI et lui fait un procès pour haute trahison. Les Girondins (députés modérés de la Gironde) demandent que l'arrêt soit soumis à la ratification du peuple. Mais cette demande est rejetée et le roi est exécuté le 21 janvier 1793. La reine Marie-Antoinette, surnommée l'"Autrichienne" ou la "Veuve Capet" est guillotinée le 16 octobre 1793. De septembre 1793 à juillet 1794 La Terreur, organisée par Robespierre fait 40 000 morts dont 17 000 guillotinés. Le 27 juillet 1794, une coalition renverse Robespierre. Dès le lendemain, celui-ci est guillotiné à son tour ainsi que ses amis. Né en 1754, petit-fils de Louis XV, fils du Dauphin et de Marie-Josèphe de Saxe, Louis Auguste devient dauphin lui-même à douze ans par la mort de son père (il sera orphelin de mère à treize ans). De son père, qu'il n'a guère connu et qui ne s'est guère intéressé à lui, il gardera toujours le culte ; il en héritera la piété, la générosité, l'aversion contre les idées nouvelles et la méfiance envers tous ceux qui, hommes d'État, écrivains ou penseurs, ont touché de près à cette coterie des philosophes protégés par Mme de Pompadour et tenue pour responsable des mœurs relâchées de Louis XV. Il est élevé par son gouverneur, le duc de La Vauguyon, et par son précepteur, Mgr de Coestloquet. L'instruction, à la fois livresque et pratique, est bonne, mais la formation médiocre ; il entendra le latin, parlera l'italien, rédigera dans un français clair et nuancé, excellera dans les mathématiques, la géographie et les sciences physiques, s'intéressera de très près au droit et à l'histoire. En revanche, il ignorera tout de l'art militaire et méconnaîtra le soldat. Il manque de manières, fait preuve de brusquerie et de bizarrerie. Chasseur infatigable, cavalier d'une rare adresse, doué pour les travaux artisanaux (on connaît assez son goût pour la serrurerie), il semble peu porté sur l'amour. Peut-être est-il encore vierge lorsque, à quinze ans, il épouse Marie-Antoinette. Une légère malformation retardera la réalité de l'union consacrée par la naissance de Mme Royale (1778). Devenu roi à vingt ans par la mort de son grand-père, Louis XVI se sépare des ministres du défunt roi, interrompt la révolution royale commencée en 1771, ouvre son Conseil à Maurepas, à Vergennes et à Turgot. La roideur dogmatique de ce dernier amène le souverain à s'en séparer dès 1776, non sans que le ministre ait réalisé d'utiles réformes. Louis XVI refusera de même de soutenir longtemps Necker quelques années plus tard. Il n'est pas un monarque doué pour agir fermement, ni même pour conserver sa confiance à ceux qui pourraient agir en son nom. Contre les parlements rétablis qui multiplient les entraves à l'administration royale, le roi se refuse à sévir tant il croit nécessaire d'appuyer son gouvernement sur sa propre popularité. Celle-ci ne souffrira longtemps que des inconséquences de la reine. Louis XVI, passionné pour la renaissance navale de la France, enflammé par l'idée de revanche sur l'Angleterre, intervient victorieusement en Amérique (avec Rochambeau), aux Indes (avec Suffren) et rend au royaume une position d'arbitre européen inconnue depuis le temps de Fontenoy. Mais ces campagnes ont, de concert avec les dépenses de la cour et des privilégiés, épuisé les finances publiques. Un État pauvre dans une France riche assure de plus en plus malaisément ses fonctions, cependant que les récoltes médiocres engendrent sporadiquement des disettes. Louis XVI voudrait revenir aux combats de son grand-père pour la gratuité de la justice et l'égalité devant l'impôt mais ne veut pas se heurter aux privilégiés. Par l'octroi aux nobles des bénéfices ecclésiastiques et le monopole à leur profit des grades d'officiers, la soutane et l'épée, promotions traditionnelles dans l'ancienne France et ouvrant au troisième ordre les portes des deux premiers, sont désormais confisquées. En 1787, Louis XVI tente l'assainissement fiscal et financier en réunissant, à l'instigation du contrôleur général Calonne, une Assemblée des notables. Devant l'échec, il renvoie Calonne et fait appel à son adversaire, Loménie de Brienne. Celui-ci connaît les mêmes difficultés et revient, trop tard pour la monarchie, à la politique de Louis XV ; il exile les parlements. Une nouvelle fois Louis XVI, si constant en politique extérieure mais répugnant aux mesures violentes, même nécessaires, dans le domaine intérieur, se sépare de Loménie et renonce à sa tentative de despotisme éclairé. Comme l'Assemblée des notables n'a pas engendré de désordres, le roi, sur le conseil de Necker, croit pouvoir sans risque faire appel aux États généraux et autorise le doublement du tiers. À cette date, sa popularité, attestée par tous, est immense, à la mesure des espoirs que sa décision fait naître. Contrairement aux prévisions du monarque, les députés exigent de se constituer en Assemblée nationale. Louis XVI atermoie, puis leur ordonne de se disperser, enfin cède à leur résistance. Toujours à contretemps, il se décide pour la répression, renvoie Necker, concentre des troupes, provoque ainsi la journée parisienne du 14 juillet, dont il limite les effets en affrontant avec crânerie Paris insurgé. De même, agissant à contretemps, il refuse de sanctionner les décrets du 4-Août et la Déclaration des droits de l'homme avant de se voir forcé d'y adhérer par l'émeute de la faim des 5 et 6 octobre, et obligé de venir résider à Paris. Il s'assure alors la complicité de Mirabeau, mais n'ose suivre ses conseils ; celui-ci préconisait le départ du souverain et de l'Assemblée pour une ville éloignée de la capitale. Restant prisonnier du peuple de Paris, Louis XVI se condamne à ne pouvoir prendre aucune des initiatives susceptibles de briser le cours de la Révolution ou, du moins, de lui opposer une alternative réalisable. Il accable la Constituante de déclarations où il proteste de son dévouement total à l'œuvre de régénération de la patrie et il intrigue en cachette avec les cours hostiles à la Révolution. En son âme et conscience, tel qu'il a été façonné par les principes de son éducation, il est convaincu d'agir ainsi selon son devoir ; son caractère indécis et souvent dissimulé par timidité s'accommode aisément de ses louvoiements et de ce qu'il faut bien appeler ses mensonges ; mais, à mesure qu'elle est pressentie puis avérée, sa duplicité lui aliène les sympathies et même les estimes. La fuite à Varennes (juin 1791) mettra fin à toute possibilité pour lui d'être le roi le plus populaire et peut-être le plus réellement puissant de sa dynastie en prenant la tête d'une nation rénovée.