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| Des noms et des stations | |
| Merci ! Il manquait 12 stations pour terminer cette liste (Snowdon, Laurier, Beaubien, Jean-Talon, Sauvé, Saint-Laurent, Cadillac, Côte-des-Neiges, Édouard-Montpetit, Parc, Fabre, et d'Iberville) je tiens à remercier Benoit Gratton, étudiant en Urbanisme, pour m'avoir fait parvenir la description de ces stations. J'en profite aussi pour remercier Pierre Painchaud de la STCUM, qui m'a lui aussi aidé à compléter cette liste. |
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| Station Berri-UQAM | |
| Le nom initial de cette station, Berri-de
Montigny, fut changé en 1987 pour celui de Berri-UQAM.
Lorigine exacte de nom Berri, attribué à une voie dès 1818, demeure incertaine. Lhistorien E.-Z. Massicotte prétend que les terres de ce secteur, appartenant en 1669 à Migeon de Branssat, étaient appelées La Gauchetière et Berry. Nous ignorons toutefois si cette dernière désignation rappelait la province française du même nom. La rue de Montigny (boulevard de Maisonneuve) honorait le souvenir de la famille Testard de Montigny. LUniversité du Québec à Montréal (UQAM) a été créée par le gouvernement du Québec dans le cadre de la Loi sur lUniversité du Québec, adopté le 18 décembre 1968. LUQAM, qui a accueilli ses premiers étudiants à lautomne 1969, a connu une croissance rapide et, en 1979, elle inaugurait la phase 1 de son nouveau campus, aux abords de la station. |
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| Station McGill | |
| Lavenue McGill College portait
déjà ce nom lorsquelle fut cédée à
la Ville de Montréal, le 16 février 1856. Cette avenue,
tracée pratiquement dans laxe dentrée du McGill
College, reçut le nom de cette institution, officiellement fondée
en 1821.
James McGill (1744-1813), écossais dorigine venu au Canada où il fut commerçant de fourrures et membre du parlement du Bas-Canada, avait acquis la propriété Burnside en 1798. Il légua cette terre ainsi quune somme dargent à la Royal Institution for the Advancement of Learning afin que cet organisme, créé en 1801, fonde un collège portant son nom. |
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| Station Crémazie | |
| Octave Crémazie (1827-1879) fit
ses études au Séminaire de Québec, puis sassocia
à son frère Joseph qui dirigeait une petite librairie. Lentreprise
se développa et Octave Crémazie acquit une réputation
dintellectuel et de lettré. Il publiait ses pièces
en vers dans les journaux locaux et son Drapeau de Carillon, publié
en 1858, le consacra « poète national ».
Crémazie se mêla de contrefaçon de signatures et ses fraudes lamenèrent à quitter clandestinement Québec en 1862 pour se réfugier en France. Il mourut au Havre en 1879. Malgré cette sombre histoire, sa renommée littéraire na connu aucun déclin. En 1914, on nommait le boulevard Crémazie à sa mémoire. |
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| Station Angrignon | |
| J.-B. Arthur Angrignon (1875-1948) fut échevin du quartier Saint-Paul, de 1921 à 1934, et membre du Comité exécutif de la Ville de Montréal de 1928 à 1930. Il contribua largement à lessor de ce quartier et, dès 1927, on donna son nom au parc aménagé sur lancien terrain de la famille Crawford. | |
| Station Papineau | |
| Papineau désigne aujourdhui une station de métro, une avenue, un square, un quartier et un pont (pont Papineau-Leblanc). Toutes ces entités géographiques honorent la mémoire de Joseph Papineau (1752-1841), notaire, arpenteur, homme politique et père de Louis-Joseph Papineau (1768-1871). Joseph Papineau, défenseur des droits du peuple et de la langue française, fut député de Montréal à deux reprises (1792-1804) et (1809-1814). Il était aussi seigneur de la Petite-Nation. | |
| Station Frontenac | |
| Louis de Buade de Frontenac et de Palluau
(1622-1698), filleul de Louis XIII, entra tout jeune dans larmée
française. Il fut promu gouverneur général de la
Nouvelle-France en 1672, en remplacement de Rémy de Courcelle.
Frontenac favorisa lexpansion française en Amérique du Nord, non sens penser à ses intérêts dans le commerce des fourrures. Il se trouve rapidement en conflit avec le Conseil souverain et le gouverneur de Montréal. Son comportement le fit rappeler en France en 1682, mais on le nomma à nouveau gouverneur général à Québec en 1689. Ce second mandat fut plus heureux. En 1690, Frontenac repoussa lattaque de Sir William Phips contre Québec après avoir servi sa célèbre réponse à lémissaire de Phips exigeant la reddition de la colonie : « Je nay point de Reponse à faire a vostre general que par la bouche de mes cannons et a coups de fuzil. » Sous sa gouverne, la Nouvelle-France parvint aussi à se défendre contre les nombreuses attaques de la Confédération iroquoise. Frontenac mourut en poste, à Québec, en 1698. |
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| Station Place-des-Arts | |
| Le projet de construire une grande salle de spectacles à Montréal avait déjà été évoqué à plusieurs reprises lorsque fut mise sur pied la Corporation Sir Georges-Étienne Cartier, organisme responsable de sa concrétisation. Le nom Place des Arts fut utilisé dès le début de lannée 1959, bien que lédifice principal abritant la salle Wilfrid-Pelletier nait été officiellement inauguré que le 21 septembre 1963. | |
| Station Assomption | |
| Cest en 1951 quon changea le nom de lAvenue Poulin en celui dAvenue de lAssomption, pour commémorer la proclamation du dogme de lAssomption en 1951. Le générique boulevard a été donné à cette voie en 1954. | |
| Station Guy-Concordia | |
| En 1915, Étienne Guy céda à la ville de Montréal le terrain nécessaire à louverture dune nouvelle voie qui reçu officiellement le nom de rue Guy deux ans plus tard. Étienne Guy (1774-1820) exerça la profession darpenteur de 1798 jusquà son décès. Il fut major, lieutenant-colonel, ainsi que représentant du comté de Montréal à lAssemblée législative. | |
| Station Place-dArmes | |
| La place dArmes actuelle est le
second emplacement de Montréal à porter ce nom. En effet,
notre actuelle place Royale était désignée au XVIIe
comme la place dArmes ou la place du Marché. Selon un usage
séculaire, la place dArmes était le lieu où
se rassemblaient les défenseurs dune ville.
Le monument à Paul de Chomedey de Maisonneuve, fondateur de Montréal, souligne limportance de ce lieu dans lhistoire de Montréal. |
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| Station Lucien-LAllier | |
| Lucien LAllier (1909-1978), diplômé
en génie de luniversité McGill et directeur du service
des travaux publics de la Ville de Montréal, fut lingénieur
en chef de laménagement des îles Notre-Dame et Sainte-Hélène
pour lExpo 67 ainsi que du réseau initial du métro
de Montréal.
Il fut nommé président de la Commission de transport de Montréal en 1964, puis président-directeur général de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal, lors de la création de cet organisme en 1970. |
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| Station Georges-Vanier | |
| Lancienne rue Fulford devint le
boulevard Georges-Vanier en 1967. Ce nouveau nom honore la mémoire
du général Georges-Philias Vanier (1888-1967), avocat, militaire,
diplomate et gouverneur général du Canada de 1959 à
1967.
Le général Vanier était né à quelques pas du boulevard qui porte aujourdhui son nom. |
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| Station de Castelnau | |
| La rue de Castelnau reçut son nom actuel le 17 décembre 1914. Édouard de Cunières de Castelnau (1851-1944), général français, avait défendu avec succès la ville de Nancy contre larmée allemande en août 1914. | |
| Station Place-Saint-Henri | |
| Ce secteur était connu au XVIIIe siècle comme Les Tanneries du Coteau-Saint-Pierre ou Les Tanneries des Rolland. En 1810, on y construisit une première chapelle qui fut placée sous le protection de Saint-Henri, en lhonneur, dit-on, de labbé Henri-Auguste Roux (1798-1831), alors supérieur du séminaire de Saint-Sulpice. | |
| Station Namur | |
| Le nom de Rue Arnoldi fut changé pour celui de Rue Namur en 1980. Le spécifique Namur avait déjà été en usage dans ce secteur. Namur est une ville de Belgique, chef-lieu de la province du même nom. | |
| Station Beaudry | |
| La rue Beaudry existait déjà sous cette désignation en 1843. On croit que ce nom rappelle la mémoire de Pierre Beaudry, propriétaire du terrain à travers lequel cette voie fut ouverte. | |
| Station Jolicoeur | |
| La voie dont diverses sections avaient porté les noms de Du Bois, Marie-Anne, Clovis et Wedgewood, fut renommée Rue Jolicoeur en 1914. J.-Moise Jolicoeur fut le curé fondateur de la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, en 1906. | |
| Station Sherbrooke | |
| Louverture de la rue Sherbrooke
dans le secteur alors connu sous le nom de Côte-à-Baron daterait
approximativement de 1817. Une carte de 1825 indique que cette rue se
terminait à lest à la rue Saint-Denis et à
louest à peu près à lemplacement de lactuelle
avenue Union. On la nommait alors Rue Sainte-Marie ou Rue Sherbrooke.
Sir John Coape Sherbrooke (1764-1830) entreprit, à lâge de 16 ans, une carrière militaire dans larmée britannique qui le conduisit successivement en Nouvelle-Écosse, en Flandre, en Inde, en Sicile, en Égypte et en Espagne. Nommé lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse en 1811, il occupa ce poste durant cinq années, marquées par la guerre contre les États-Unis qui éclata en juin 1812. Ses talents pour ladministration civile lui valurent dêtre gouverneur en chef de lAmérique du Nord britannique, de 1816 à 1818. Sous sa gouverne, le Bas-Canada avait connu une brève période daccalmie. |
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| Station de la Savane | |
| La rue de la Savane est un tronçon dun chemin qui reliait anciennement lextrémité nord du chemin de la Côte-des-Neiges et lextrémité sud de la montée de Saint-Laurent. Cette voie portait déjà le nom de Chemin de la Savane sur un plan de 1778. Cette appellation tire sans doute son origine du fait que cette voie traversait une savane. | |
| Station LaSalle | |
| Cette station est située proche de lextrémité est du boulevard LaSalle, voie longeant le fleuve Saint-Laurent dans les villes de Verdun et de LaSalle. Ce spécifique rappelle Robert Cavelier de La Salle (1643-1687), fondateur de la Louisiane. En 1667, il avait reçu la côte Saint-Sulpice en arrière-fief et il fut, de ce fait, à lorigine du premier village de Lachine. | |
| Station Université-de-Montréal | |
| Lorsquen 1876 on annonça
la création à Montréal dune succursale de lUniversité
Laval de Québec, les autorités religieuses de Montréal
tentaient déjà depuis plusieurs décennies dobtenir
lautorisation de fonder une université française et
catholique dans la métropole. Mgr. Bourget, malgré ses demandes
réitérées, navait pu obtenir lautorisation
de fonder une université autonome à Montréal, institution
quil projetait dappeler lUniversité Pie.
La Loi constituant en Corporation lUniversité de Montréal fut finalement sanctionnée le 14 février 1920. On réclamait depuis si longtemps une université autonome à Montréal que le nom dUniversité de Montréal simposa de lui-même sans soulever de protestation. Quinze ans après le début des travaux, lUniversité de Montréal inaugura officiellement, le 3 juin 1943, son nouveau campus sur la montagne. |
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| Station Outremont | |
| En 1833, Louis-Tancrède Bouthillier
acquit une terre à la côte Sainte-Catherine où il
fit ériger une vaste maison de brique qui subsiste toujours.
Par rapport à la ville de lépoque, la propriété de Bouthillier se trouvait située sur lautre versant de la montagne et on vint à la désigner « Outremont ». Cest ce nom que lon choisit en 1875 lors de lincorporation du Village dOutremont. Cette station de métro est située sur le territoire de la ville dOutremont, à proximité de lavenue Outremont. |
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| Station Peel | |
| La rue Peel fut nommée ainsi en
1845 mais la section sise au sud du boulevard René-Lévesque
sappela Rue Windsor jusquen 1968. Avant 1959, la partie au
sud de la rue Notre-Dame était connue sous le nom de Rue Colborne.
Sir Robert Peel (1788-1850), homme politique anglais, entra aux Communes en 1809. Il occupa les postes de secrétaire dÉtat pour lIrlande et de ministre de lIntérieur avant dêtre élu Premier Ministre. Cest sous sa direction que le parti « tory » fur rebaptisé « conservateur ». Mentionnons aussi quil créa une police à Londres et que cest de son prénom que les « bobbies » tirèrent leur surnom. |
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| Station Charlevoix | |
| La rue Charlevoix reçut ce nom en 1890 en mémoire de François-Xavier de Charlevoix (1682-1761), jésuite et historien français qui vint en Nouvelle-France en 1720 et qui participa à lexploration du Mississippi. | |
| Station Champ-de-Mars | |
| Lemplacement où se trouve
le Champ-de-Mars faisait partie du fief concédé à
Lambert Closse en 1658. En 1690, les Jésuites acquirent le terrain
où se trouvent aujourdhui lHôtel de Ville, la
place Vauquelin et le Vieux Palais de Justice.
On démolit les anciens bâtiments des Jésuites au tout début du XIXe. Les fortifications, situées juste au nord de lancienne propriété des religieux, connurent le même sort peu de temps après. Lexhaussement et le nivellement du terrain permirent laménagement du Champ-de-Mars. Lappellation Champ-de-Mars (Campus Martius) était déjà employée à Rome pour désigner le terrain servant aux manoeuvres militaires, Mars étant le dieu romain de la guerre. |
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| Station Monk | |
| Plusieurs membres de la famille Monk
occupèrent un poste dans la magistrature ou participèrent
à la vie politique, mais le plus connu demeure Sir James Monk (1745-1826).
Nommé procureur général de la province de Québec
en 1776, il devint juge subrogé à la Cour de Vice-amirauté
(1778-1788), puis juge en chef du district judiciaire de Montréal
(1793-1820).
Nous croyons toutefois que le choix de ce toponyme sexplique par le fait quen 1899 les avocats Frederick D.Monk, Joseph-Ulric Émard et dautres associés achetèrent la terre Davidson en vue den faire le lotissement. On ouvrit une voie au travers de cette terre et on lui donna dabord le nom de Rue Davidson, changé en 1911 pour celui de Boulevard Monk. |
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| Station Radisson | |
| Pierre-Esprit Radisson (vers 1640-1710)
fut capturé par les Iroquois vers 1651, adopté par une famille
de la tribu et nommé Oninga.
De 1657 à 1687, Radisson fit de nombreuses expéditions dans la région des Grands Lacs et dans celle de la baie dHudson, tant pour le compte de la France que de lAngleterre, Médard Chouart Des Groseilliers, lépoux de sa demi-sur, laccompagna dans la majeure partie de ses périples. Les deux compagnons jouèrent un rôle important dans la création de la Compagnie de la Baie dHudson. En 1687, Radisson retourna définitivement en Angleterre où il finit paisiblement ses jours en 1710. Le nom de Radisson et de Des Groseilliers ont été attribués à deux voies parallèles du quartier de Mercier en 1954. |
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| Station Jarry | |
| La rue Jarry rappelle Stanislas Blégnier dit Jarry père, cultivateur et propriétaire de la terre à travers laquelle cette voie fut ouverte. | |
| Station Préfontaine | |
| Ce nom, qui désigne aussi un quartier et une rue de la ville de Montréal, rappelle la mémoire de lavocat Raymond-Fournier Préfontaine (1850-1905), maire de lancienne Ville dHochelaga, puis maire de Montréal de 1898 à 1902. | |
| Station Côte-Vertu | |
| Cest vraisemblablement vers 1700
que fut créée la côte appelée Notre-Dame-de-Vertu,
Notre-Dame-de-la-Vertu ou Notre-Dame-des-Vertus. Cest ce dernier
nom qui figure sur une carte de 1702 pour identifier ce territoire situé
au nord de la côte Notre-Dame-de-Liesse.
Comme dans la majorité des autres côtes de lîle de Montréal, le chemin public prit le nom de la côte. Notre-Dame vint à disparaître du nom de plusieurs côtes, dont Notre-Dame-de-Vertu, Notre-Dame-de-Liesse et Notre-Dame-des-Neiges, et le chemin de la Côte-Vertu prit le nom quil conserve aujourdhui. |
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| Station du Collège | |
| La station de métro et la rue
du Collège soulignent toutes deux limportance du collège
de Saint-Laurent dans lhistoire de ce secteur.
Les débuts de cette maison denseignement datent de 1847. Le curé Saint-Germain, de la paroisse de Saint-Laurent, et Mgr. Bourget demandèrent à la congrégation de Sainte-Croix détablir et de diriger une école dans cette paroisse. Linstitution connut une croissance continue et devint le cégep Saint-Laurent en 1974. |
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| Station Plamondon | |
| Le 29 mai 1911, le Conseil municipal
de Montréal changeait le nom de la 8e Avenue en celui de Rue Plamondon
sans toutefois indiquer les raisons de son choix.
Daprès une recherche effectuée par larchiviste de la Ville de Montréal, en 1947, le spécifique Plamondon ne référerait pas à un ancien propriétaire foncier de ce secteur. Il rappellerait probablement la mémoire soit du peintre Antoine Plamondon (1804-1895), soit lartiste lyrique Rodolphe Plamondon (1875-1940). |
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| Station Côte-Sainte-Catherine | |
| La côte Sainte-Catherine, déjà
connu sous ce nom au XVIIe siècle, correspondait au territoire
qui devint le village dOutremont en 1875. Ici comme ailleurs, le
chemin principal fut désigné du nom de la côte : Chemin
de la Côte Sainte-Catherine.
En 1913, ce chemin se terminait, à louest, au chemin de la Côte-des-Neiges. La portion ouest, où se trouve la station de métro, forme donc la section la plus récente du chemin de la Côte-Sainte-Catherine. |
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| Station Atwater | |
| Edwin Atwater (1808-1874), originaire
du Vermont, émigra au Canada vers 1830. En 1846, il participa à
la fondation de la Banque dÉpargne de la Cité et du
District de Montréal et à celle de la Compagnie du télégraphe
de Montréal.
Élu conseiller (1850-1851), puis échevin (1852-1857) du quartier Saint-Antoine, il fut président de la Commission de l'aqueduc (1851-1857) et du Bureau de commerce de Montréal, à compter de 1861. En 1871, le conseil municipal donna le nom dAtwater à cette rue du quartier de Saint-Antoine. |
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| Station Villa-Maria | |
| En 1854, la congrégation de Notre-Dame
fit lacquisition dune résidence construite en 1803
pour le juge James Monk sur le versant ouest de la montagne. Cette maison
avait servi de résidence au gouverneur général de
1844 à 1849. Les religieuses y aménagèrent un pensionnat
qui accueillit ses premières élèves dès lautomne
de 1854.
Marguerite Bourgeoys ayant placé la congrégation quelle avait fondée sous la protection de la Vierge Marie, les soeurs nommèrent « Villa Maria » cette nouvelle maison denseignement. La station Villa-Maria a été construite juste au nord de lentrée principale de cette institution. |
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| Station Longueuil | |
| Charles Le Moyne (1626-1685), originaire
de Dieppe, en Normandie, vint en Nouvelle-France à lâge
de quinze ans. Il participa activement aux nombreux épisodes des
guerres franco-iroquoises, de 1645 jusquà sa mort en 1685.
En 1657, on lui octroya un fief de 5000 arpents de superficie, sur la rive sud de Montréal. En 1684, il céda sa seigneurie à son fils aîné, Charles Le Moyne de Longueuil (1656-1729). Ce dernier fut gouverneur de Trois-Rivières, puis de Montréal, et administrateur intérimaire de la Nouvelle-France. En considération de ses loyaux services et de la mise en valeur de sa seigneurie, Louis XIV le fit baron de Longueuil en 1700. On a avancé diverses explications quant à lorigine du nom Longueuil. Labbé Faillon fournit lexplication la plus plausible : « Charles Lemoyne prit le nom de Longueuil dun village de Normandie, aujourdhui chef-lieu dun canton dans larrondissement de Dieppe, sa patrie. » Jacques Viger, quant à lui, croyait que « long-il » faisait référence à la vue très étendue sur le Saint-Laurent quoffre ce lieu. Ce spécifique désigne aujourdhui la ville de Longueuil et la station de métro. |
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| Station Bonaventure | |
| Aujourdhui la rue Bonaventure est
une courte voie reliant les rues Lusignan et Lucien-LAllier, au
nord de la rue Saint-Jacques. Au siècle dernier, ce nom désignait
toute la portion de lactuelle rue Saint-Jacques situé entre
la rue McGill et la place Saint-Henri.
Certaines cartes anciennes identifient cette voie comme la rue Saint-Bonaventure. Ce nom rappellerait Giovanni Fidanza (1221-1274), saint Bonaventure, théologien, philosophe et mystique de lordre des Franciscains. Quoi quil en soit, il semble quon ait choisi le nom de Station Bonaventure pour rappeler la gare Bonaventure qui, pendant plusieurs décennies, a été une plaque tournante du transport des passagers et des marchandises et témoin de plusieurs moments historiques. Cette gare, exploitée par la Compagnie du Grand Tronc, était située au sud de lancienne rue Bonaventure. |
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| Station Jean-Drapeau (anciennement Station Île Sainte-Hélène) | |
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Le 10 mai 2000, les membres du Conseil d’administration ont adopté une résolution visant à changer le nom de la station île-Sainte-Hélène par celui de Jean-Drapeau. Cette décision vise à rendre hommage à ce grand bâtisseur grâce à qui le métro a vu le jour en octobre 1966. M. Pierre-Yves Melançon, président du Conseil dadministration et du Comité du service à la clientèle, a rappelé que " le choix de la station Ile-Sainte-Hélène sest imposé par lui-même, puisque cette station est la porte dentrée du site de lExpo 67 qui figure aussi parmi ses plus illustres réalisations. Cest donc en guise de reconnaissance et afin de perpétuer sa mémoire qu'il a été décidé de donner le nom de Jean-Drapeau à cette station ". Cest Samule de Champlain qui, en 1611, nomma cette île en hommage à son épouse, née Hélène Boullé. François de Lauson, premier concessionnaire de lîle en 1635, la céda trente ans plus tard à Charles Le Moyne. La famille Le Moyne de Longueuil en conserva la propriété jusquen 1818 puis la vendit au gouvernement britannique. Ce dernier y fit construire le fort, la poudrière et la casemate, à la suite de la guerre anglo-américaine de 1812. Devenue propriété du gouvernement canadien en 1870, lîle fut réaménagée en parc public, inauguré le 25 juin 1874. Acquise par la Ville de Montréal en 1908, lîle Sainte-Hélène a été considérablement agrandie (de 123 acres à 336 acres) lors des travaux daménagement de lExposition Universelle de Montréal, en 1967. |
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| Station Acadie | |
| À la suite des manifestations
qui sétaient déroulées en 1955 à loccasion
du deuxième centenaire de la déportation des Acadiens, le
Conseil municipal de Montréal prit la décision, le 1er mars
1956, de changer le nom de lavenue McEachran en celui de boulevard
de l'Acadie.
En 1755, les Acadiens ayant refusé de prêter un serment dallégeance à lAngleterre furent déportés dans dautres colonies britanniques. |
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| Station Pie-IX | |
| Pie IX, né Giovanni Maria Mastraï
Ferretti (1792-1878), fut le 253e pape, de 1846 à 1878. Il proclama
le dogme de lImmaculée Conception de Marie (8 décembre
1854) et il réunit le Ier concile du Vatican qui proclama le dogme
de lInfaillibilité papale (1870).
Son nom désigne également un boulevard ainsi que le pont franchissant la rivière des Prairies dans laxe de ce boulevard. |
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| Station Viau | |
| La rue Viau a été nommée ainsi en 1922 en mémoire de Charles-Théodore Viau (1843-1898), fondateur de la biscuiterie bien connue et insigne bienfaiteur de la paroisse de Saint-Clément. Vers 1890, il avait acquis et subdivisé trois terres de la partie est de lactuel quartier de Maisonneuve. Ce secteur était communément nommé Viauville. | |
| Station Joliette | |
| Barthélemy Joliette (1789-1850),
notaire à LAssomption, fut représentant à la
Chambre dAssemblée (1820, 1830-1832), puis membre du Conseil
législatif où il siégea jusquà sa mort.
Administrateur de la seigneurie de Lanaudière, et seigneur de Lavaltrie, il fonda au milieu des années 1820 le village de LIndustrie, aujourdhui Joliette. |
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| Station Lionel-Groulx | |
| Lionel Groulx (1878-1967), originaire
de Vaudreuil, fit ses études de théologie au Grand Séminaire
de Montréal et il fut ordonné prêtre le 28 janvier
1903. Professeur de lettres et de rhétorique au séminaire
de Valleyfield (1903-1906), il poursuivit ses études en Europe,
à Rome et à Fribourg.
Il reprit lenseignement des lettres et de le rhétorique à Valleyfield (1909-1915), puis il fut nommé professeur titulaire de la chaire dhistoire du Canada (1915-1950). Chanoine honoraire en 1943, Lionel Groulx fut aussi président-fondateur de lInstitut dhistoire de lAmérique (1946) et directeur de la Revue dhistoire de lAmérique française (1947-1967). Ses nombreux écrits, romans et ouvrages historiques lui valurent plusieurs prix et marquèrent profondément la vie intellectuelle et sociale de son époque. |
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| Station Henri-Bourassa | |
| Fils du peintre et architecte Napoléon
Bourassa et petit-fils de Louis-Joseph Papineau, Henri Bourassa (1868-1952)
connut une brillante carrière politique et journalistique. Élu
maire de Montebello à lâge de 22 ans, il fut par la
suite député aux gouvernements fédéral (1896-1907
et 1925-1935) et provincial (1908-1912). Fervent nationaliste canadien-français,
il fonda, en 1910, le journal Le Devoir dont il resta rédacteur
en chef jusquen 1932.
Quelques mois après sa mort en 1952, on donna son nom au boulevard Henri-Bourassa. |
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| Station Mont-Royal | |
| LAvenue du Mont-Royal tire son nom de sa situation, puisquelle mène au pied du Mont-Royal. Cest Jacques Cartier qui a ainsi nommé la montagne en 1535. | |
| Station Rosemont | |
| Le quartier, la station de métro et le boulevard Rosemont doivent leur nom à Ucal-Henri Dandurand, spéculateur foncier qui, en association avec Herbert Holt, sétait porté acquéreur dune superficie considérable de terrain pour le compte du Canadien Pacifique. Cette compagnie y construisit les usines Angus. Dandurand et Holt firent lotir les importants résidus de terrain. En 1905, ce secteur fut incorporé en nouvelle municipalité appelée Village de Rosemont, nom choisi par Dandurand en souvenir de sa mère né Rose Phillips. | |
| Station Verdun | |
| Nous devons remonter jusquau XVIIe
siècle pour trouver lorigine du nom Verdun qui désigne
aujourdhui une municipalité, une avenue et une station de
métro.
Ce territoire connut au fil du temps plusieurs appellations : Côte-des-Argoulets, Côte-du-Sault-Saint-Louis, Pointe Saint-Louis Fief ou Côte-de-Verdun et Côte-de-la-Rivière-Saint-Pierre. Le 26 décembre 1671, le Séminaire concéda en fief noble un domaine à cet endroit à Zacharie Dupuis, major de lîle, déjà mis en possession quoique sans contrat. Le major Dupuis, natif de la localité de Saverdun, au sud de la France, nomma sa concession Fief-de-Verdun en souvenir de son lieu dorigine. |
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| Station de lÉglise | |
| Lavenue qui a donné son
nom à cette station est une des plus anciennes voies de ce secteur.
Son tracé figure sur une carte de 1834 mais aucun nom ne lidentifie.
Elle est alors le seul lien entre la côte-Saint-Paul (lactuelle
rue Saint-Patrick) et le chemin de la Rivière-Saint-Pierre (lactuel
boulevard LaSalle). Une carte de 1879 identifie lactuelle avenue
de lÉglise comme le chemin de la Côte-Saint-Paul.
Nous ignorons en quelle année le nom dAvenue de lÉglise lui fut attribué mais ce changement fait suite à la construction de la première église Saint-Paul. |
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| Station Langelier | |
| Sir François-Charles-Stanislas
Langelier (1838-1915), avocat et juge en chef du Québec (1906),
joua un rôle actif dans la vie politique de son époque à
titre de ministre des Terres et trésorier de la province de Québec
(1878-1879), de maire de la Ville de Québec (1882-1890) et de lieutenant-gouverneur
de la province de Québec (1911).
Le nom de Rue Langelier, attribué en 1914, fut changé en Boulevard Langelier en 19968. |
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| Station Honoré-Beaugrand | |
| Après avoir participé à
la campagne mexicaine de 1865 dans larmée de Napoléon
III, Honoré Beaugrand (1849-1906) fit du journalisme en Europe
et aux États-Unis. De retour à Montréal, il fonda
le journal La Patrie en 1879. Il fut maire de Montréal de 1885
à 1887.
Jadis connue sous le nom de rue Éliza, cette voie prit le nom de Rue Beaugrand en 1914, puis de Rue Honoré-Beaugrand en 1973. |
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| Station Square-Victoria | |
| Ancien marécage asséché, puis transformé en place du Marché-à-Foin en 1813, cette place fut renommée Place des Commissaires pour honorer les trois commissaires responsables de la démolition des fortifications. Cest en 1860, à loccasion dune visite du Prince de Galles, que le conseil municipal choisit dassocier à ce lieu le nom de Victoria (1819-1901), reine de Grande-Bretagne et dIrlande (1837-1901) et impératrice des Indes (1876-1901). | |
| Station Vendôme | |
| LAvenue de Vendôme fur ainsi
nommée peu après lannexion par la Ville de Montréal,
en 1910, de la ville de Notre-Dame-de-Grâce. Le manque de renseignements
précis quant à lorigine de ce toponyme nous oblige
à némettre que des hypothèses.
En France, Vendôme désigne une place de Paris bien connue et une sous-préfecture du département du Loir-et-Cher. Ce dernier lieu fut la patrie de la maison de Condé, une branche de la maison de Bourbon. Plusieurs ducs de Vendôme jouèrent un rôle important dans lhistoire de France. La présence de la particule nous amène à penser que lavenue de Vendôme rappelle lun ou des ducs de Vendôme, plutôt que la place ou la municipalité. |
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| Station Saint-Michel | |
| Connue depuis 1969 sous le nom de Boulevard Saint-Michel, cette voie a une origine ancienne. Jadis appelée Montée Saint-Michel, Chemin de Saint-Michel ou Chemin du Sault, elle constituait le principal axe nord-sud de ce secteur, menant vers le nord au chemin de la Côte-Saint-Michel (lactuel boulevard Crémazie) et au-delà, jusquau Sault-au-Récollet. | |
| Station Snowdon | |
| La rue Snowdon rappelle le nom de l'ancien
propriétaire de la terre traversée par cette voie.
L'intersection du chemin Queen-Mary et du boulevard Décarie formait le noyau de ce secteur qui prit aussi le nom de Snowdon. |
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| Station Laurier | |
| Sir Wilfrid Laurier (1841-1919), originaire
de Saint-Lin, obtint sa licence en droit de l'université McGill
et pratiqua brièvement à Montréal avant de s'installer
à l'Avenir, puis à Arthabaska où il dirigea le journal
Le Défricheur.
Député à l'Assemblée législative du Québec (1871-1894), il démissionna et se fit élire à la Chambre des communes du Canada où il siégea jusqu'à sa mort. Chef du parti libéral (1887-1919) et Premier ministre(1896-1911), il participa à tous les grands débats politiques de cette longue période: le libre-échange commercial avec les États-Unis, l'autonomie du Canada face à l'empire britannique, la questions des écoles du Manitoba, la construction d'un second réseau ferroviaire transcontinental, etc. Tantôt adulé, tantôt critiqué, Sir Wilfrid Laurier n'en demeure pas moins la figure politique dominante de son époque. C'est en 1899 qu'on renomma l'avenue Saint-Louis, Avenue Laurier. |
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| Station Beaubien | |
| La station de métro et la rue
Beaubien rappellent une des grandes familles canadiennes-françaises
dont plusieurs membres ont réalisé de brillantes carrières
dans les domaines de le politique ou de la finance dans les professions
libérales.
Cette famille, notamment le docteur Pierre Beaubien, possédait, au tournant du siècle, d'importantes superficies de terrain à Outremont. |
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| Station Jean-Talon | |
| Jean-Talon (1626-1694) fut successivement
commissaire des guerres en Flandre, intendant de l'armée de Turenne
(1653), commissaire du Quesnoy (1654), puis intendant du Hainaut (1655).
Il laissa cette charge, dix ans plus tard, pour celle d'intendant de la
Nouvelle-France.
En poste à Québec de 1665 à 1668 et de 1670 à 1672, il fit preuve d'une énergie considérable et d'une compréhension remarquable des besoins de la colonie. Suivant les instructions de Colbert concernant le développement de la Nouvelle-France, tout en les adaptant au contexte, Talon prit une série de mesures visant à faciliter les communications, à réorganiser la justice, à densifier l'occupation du territoire et à diversifier les secteurs d'activités économiques. Malheureusement, dans plusieurs secteurs, l'oeuvre de Talon, encore trop vulnérable, ne survécut pas à son retour en France. |
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| Station Sauvé | |
| La rue Sauvé a été nommée en 1912. Ce spécifique, comme plusieurs autres, reprend le nom d'un ancien propriétaire des terrains traversés par cette rue. | |
| Station Saint-Laurent | |
| La voie portant aujourd'hui le nom de
Boulevard Saint-Laurent a une origine fort ancienne. Dès le début
du XVIIIe siècle, le chemin menant de la ville jusquau nord
de l'île de Montréal suivait, dans sa partie sud, l'axe du
boulevard actuel. Ce chemin menait au Sault-au-Récollet, à
la côte Saint-Michel, à la côte Sainte-Catherine et
aussi à la côte Saint-Laurent et on prit l'habitude de le
désigner comme le chemin de Saint-Laurent.
Sur une carte de 1825, la portion au sud de l'actuelle rue Saint-Antoine est identifiée Rue Saint-Lambert, tandis que la section plus au nord porte la double identification de Rue Saint-Laurent ou Main Street. |
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| Station Cadillac | |
| La rue de Cadillac rappelle la mémoire
d'Antoine Laumet dit de Lamothe Cadillac (1658-1730), truculent personnage
de l'histoire de la Nouvelle-France qui s'attribua lui-même le nom
de «Lamothe, sieur de Cadillac».
Il débarqua en 1683 à Port-Royal, en Acadie. Frontenac le fit lieutenant, puis capitaine en 1693é L'année suivante, il fut nommé commandant de Michilimakinac, à la jonction des lacs Huron et Michigan. Lorsqu'un édit royal visant à restreindre le commerce des fourrures obligea Cadillac à revenir au Canada en 1697, il laissa la région des Grands Lacs dans un état de tension mais il rentra au pays avec une cargaison de 176 000 livres de peaux de castor! Il s'embarqua pour la France l'année suivante pour convaincre Pontchartrain de la pertinence de son nouveau projet: fonder une colonie à Détroit. Il conserva le commandement de cette nouvelle colonie de 1701 à 1710. Nommé gouverneur de la Louisiane en 1710, il préféra rentrer en France. Il vint finalement en Louisiane en 1713, puis rentra définitivement en France quatre ans plus tard. |
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| Station Côte-des-Neiges | |
| La côte Notre-Dame-des-Neiges se
développa dès le XVIIe siècle puisqu'une carte de
1702 indique qu'une trentaine de concessionnaires y ont déjà
reçu des terres.
Le village de Côte-des-Neiges, créé en 1862, fut scindé en deux municipalités en 1889. La Ville de Montréal les annexa en 1908 et 1910. Le chemin principal de l'ancienne côte conserve le nom de Chemin de la Côte-des-Neiges. |
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| Station Édouard-Montpetit | |
| Édouard-Montpetit (1881-1954),
admis au barreau en 1904, exerça la profession d'avocat et enseigna
l'économie politique avant de devenir, en 1907, le premier boursier
officiellement délégué par la province de Québec
à Paris. Il y étudia deux ans, obtenant un diplôme
en sciences politiques et un autre en sciences sociales.
En 1920, il fonda l'École des sciences sociales dont il assuma la direction. Durant sa longue carrière, il occupa plusieurs fonctions à l'Université de Montréal dont celles de secrétaire général, doyen de la faculté des Sciences sociales, membre du Sénat académique et membre de la Commission d'administration, sans interruption de 1920 à 1950. Il enseigna à l'École des Hautes Études Commerciales, de 1910 à 1939, et à la faculté de Droit de 1910 à 1954. En 1967, on dévoila un monument à sa mémoire sur le campus de l'Université de Montréal et on changea le nom de l'Avenue Maplewood en celui de Boulevard Édouard-Montpetit. |
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| Station Parc | |
| L'avenue du Parc tire son nom du fait
qu'elle longe en partie le parc du Mont-Royal, entre l'avenue des Pins
et l'avenue du Mont-Royal. Le nom de Park Avenue lui fut attribué
en 1883 et ce n'est qu'en 1961 qu'on permit officiellement de traduire
ce nom en Avenue du Parc. Ce toponyme demeure l'un des rares à
Montréal où le spécifique français et le spécifique
anglais demeurent tous deux en usage.
La station Parc a été aménagée dans l'ancienne gare Jean-Talon du Canadien Pacifique, sise dans l'axe de lavenue du Parc, à son extrémité nord. |
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| Station Fabre | |
| La rue Fabre a été ainsi
nommée en 1899, à la mémoire de Mgr Édouard-Charles
Fabre (1827-1896), fils d'Édouard-Raymond Fabre, maire de Montréal
de 1849 à 1851.
Troisième évêque (1876) et premier archevêque (1886) de Montréal, Mgr Fabre était le frère de Sir Hector, avocat et journaliste, et de Hortense, l'épouse de Sir Georges-Étienne Cartier. |
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| Station d'Iberville | |
| La voie qui a donné son nom à
cette station a été ouverte, dans sa portion sud, vers 1875
et on lui a attribué le nom de Pierre Le Moyne d'Iberville (1661-1706).
Iberville était le nom du fief que possédait la famille
de son père près de Dieppe, en Normandie.
Troisième fils de Charles Le Moyne de Longueuil et de Châteauguay, Pierre naquit à Montréal. Il réalisa une longue et fructueuse carrière de soldat, de capitaine de vaisseau, d'explorateur, d'aventurier et de colonisateur. Plusieurs de ses onze frères participèrent à ses nombreuses expéditions à la Baie James, en Acadie, à Terre-Neuve et dans les colonies anglaises du sud. Il découvrit l'embouchure du Mississippi en 1699 et il recommanda la colonisation immédiate de la Louisiane. Il devint le premier Canadien de naissance à être fait chevalier de Saint-Louis. D'Iberville fut inhumé à la Havane en 1706. |
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| Source : Promenade Vol. 24 no 2 mars-avril 1989 Promenade Vol. 24 no 3 mai-juin 1989 Promenade Vol. 24 no 4 juillet-août 1989 Promenade Vol. 25 no 1 janvier-février 1990 Promenade Vol. 25 no 2 mars 1990 Promenade Vol. 25 no 3 avril 1990 Promenade Vol. 25 no ? juin-juillet-août 1990 Source : « Tour toponymique - Les stations de métro », dépliant produit et édité par le Service de la planification du territoire de la Communauté urbaine de Montréal. |
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