Le métro

La Galerie d'art du Métro
Voici le texte intégral, qui accompagnait le document que j’ai utilisé pour cette section. Je ne connais pas la date du document pas plus que la provenance.

À l’invitation du maire Jean Drapeau, des personnes compétentes et dévouées ont entrepris de réaliser graduellement l’une de ses idées originales ; l’aménagement d’une galerie d’art dans le métro de Montréal.

Le maire avait pour but, en choisissant des endroits très fréquentés comme les stations de métro pour y exposer des oeuvres d’art variées, de sensibiliser le plus grand nombre possible de citoyens à la culture par des oeuvres artistiques de tous genres.

Les architectes, les ingénieurs et les constructeurs, qui ont eu comme première préoccupation la solidité et l’efficacité fonctionnelle du métro, ont voulu aussi, à la demande de la ville de Montréal, joindre l’agréable à l’utile en ménageant dans les stations aux formes propices à l’installation de décorations supplémentaires.

L’art, ordinairement relégué aux musées peu fréquentés, descend donc dans la rue et même sous la rue pour permettre au peuple de s’enrichir intellectuellement.

Au moyen de peintures, de sculptures, de vitraux, de bas-reliefs, de tapisserie, de fresques, de céramiques, d’émaux sur acier, de mosaïques, etc. il s’agit de transmettre, de façon visuelle, un message, qui, tout en racontant l’histoire et même la petite histoire de Montréal, revalorisera le geste civique désintéressé, car on fait appel au mécénat. C’est un don gratuit à la population de Montréal et le contribuable n’aura rien à payer de ce projet évalué à plusieurs millions de dollars quand il sera réalisé.

Déjà, une bonne dizaine de sociétés ont accepté de collaborer et nul doute que d’autres voudront contribuer à enrichir la galerie d’art du métro et à encourager ainsi nos artistes montréalais.


Mise à jour : Lors de l'ouverture du prolongement de la ligne no 1 du Métro vers l'ouest en 1978.

La "galerie d’art souterraine", comme on a bien voulu qualifier les oeuvres diverses qui ornent notre Métro, se prolonge dans les huit nouvelles stations qui seront inaugurées en septembre 1978.

"II ne s'agit plus, comme au début en 1966, d’ajouter l'oeuvre d'art aux éléments architecturaux, mais de l’intégrer. C'est pourquoi l’artiste et l’architecte conçoivent ensemble chaque station".

Appliqué pour la première fois à la station Peel, ce concept s'est imposé dans les nouvelles stations.
Les formes artistiques ont cependant évolué, le figuratif faisant place aux abstractions et même aux mobiles.
C’est maintenant la ville de Montréal qui commande les oeuvres d'art plutôt que de compter sur l’entreprise privée.

Source : Promenade Vol. 13 no 6 juillet-août 1978

Bonne lecture



Station Berri-de Montigny (Berri-UQAM)
Un vitrail d’art, éclairé par transparence, couvre entièrement le mur qui surplombe les voies de la ligne no 1 du métro, côté est des quais d’embarquement, à la station de correspondance Berri-de Montigny, carrefour du métro de Montréal. Il est aussi visible de l’étage immédiatement au-dessus, celui de la ligne no 2.

Oeuvre originale du peintre montréalais Pierre Gaboriau, le vitrail a été réalisé en verre antique par le maître-verrier Pierre Osterrath.

Le vitrail rend hommage aux fondateurs de Montréal et en particulier à Jérôme Le Royer sieur de La Dauversière, à Paul de Chomedey sieur de Maisonneuve et à Jeanne Mance.

L’oeuvre d’art a été gracieusement offerte au métro et à la population par l’Union régionale de Montréal des Caisses Desjardins.

Source inconnue

Station Champ-de-Mars
Vue de l’extérieur et mieux encore de l’intérieur, surtout lorsque le soleil brille, une grande verrière-écran non figurative, en verre antique, entoure la mezzanine qui, à la station Champ-de-Mars, se trouve au rez-de-chaussée. Elle couvre une surface de deux mille quatre cent pieds carrés.

La verrière est l’oeuvre de Marcelle Ferron, artiste montréalaise bien connue, qui a vu elle-même à l’installation par la société Superseal de Saint-Hyacinthe.

Grâce à l’extrême mobilité du verre, cette oeuvre constitue un jeu de couleurs en mouvement.

Elle est faite d’immense éléments amovibles et indépendants les uns des autres à la manière d’un casse-tête. Les couleurs dominantes sont le rouge, le jaune, le bleu, le mauve et le vert.

C’est grâce à une subvention du Gouvernement du Québec que la station Champ-de-Mars a pu être si brillamment ornée.

Source inconnue

Station Crémazie
Sur le mur très élevé du quai d’embarquement, direction Henri-Bourassa, à la station Crémazie, est installé un bas-relief en blocs de céramique multicolores. C’est un hommage à la poésie canadienne intitulée : « La poésie dans l’univers ».

La conception hautement symbolique de l’oeuvre est due à l’artiste Georges Lauda. On y distingue les symboles du système solaire et les signes du zodiaque. Elle comporte aussi trois masques en fer soudé de l’atelier Gérard Cordeau, de Saint-Pie-de-Bagot. Ces masques représentent d’une façon très ressemblante quelques-uns de nos poètes : Crémazie, Fréchette, Nelligna.

La réalisation a été faite sous la direction de l’auteur par le céramiste Paul Pannier, de Pannier Céramique Ltée.

On doit cette oeuvre d’art à la générosité des membres de la Caisse populaire Saint-Alphonse d’Youville.

Source inconnue

Station McGill
En décembre 1974, un nouveau chef-d’oeuvre est venu enrichir la galerie d’art du métro, à la station McGill.

Il s’agit d’une magnifique verrière illustrant la vie à Montréal au XIXe siècle, plus précisément de 1800 à 1870.

Couvrant une superficie de 600 pieds carrés sur le mur latéral du quai d’embarquement direction Frontenac, cette oeuvre remarquable a été conçue et réalisée par l’artiste montréalais Nicolas Sollogoub, à la demande de monsieur David M. Stewart, président de Macdonald Tobacco, qui l’a gracieusement offerte au Métro.

La verrière est constituée de cinq immenses panneaux de 20 pieds sur six qui, grâce à un heureux mariage de formes, de couleurs et de lumière, donnent des images saisissantes du Montréal d’autrefois : la présence des Amérindiens, l’architecture, le commerce, l’industrie, le transport, l’information, la mode, etc.

Au centre de la verrière, se détachent très nettement deux portraits : celui du maire de Montréal, Jacques Viger, et celui de son successeur, Peter McGill.

Source inconnue

Station Papineau
Un panneau carré dédié à la mémoire de Louis-Joseph Papineau couvre le mur nord, direction Atwater, à la hauteur de la passerelle de la station Papineau. Deux arches qui surplombent les voies et les quais rappellent les patriotes de 1837-1838 et les événements qui se sont produits à cette époque.

Ce sont des émaux sur acier conçus par l’artiste Jean Cartier et réalisés par lui en Suède où il avait travaillé deux ans, grâce à une bourse du Conseil des Arts du Canada.

Les arches par leurs couleurs et leurs formes originales recréent le climat trouble de l’insurrection, l’union des six comtés, le portrait des combattants et un tableau de quelques batailles historiques.

La Société des Artisans, coopérative d’Assurance-vie, a offert au métro les oeuvres d’art de la station Papineau.

Source inconnue

Station Place-des-Arts
Un vitrail d’art, large de quarante-cinq pieds, orne le mur est de la mezzanine, à la station Place-des-Arts.

Le vitrail, illuminé par transparence, peut être aperçu de l’autre extrémité de la mezzanine. On le doit au talent de l’artiste montréalais Frédéric Back, ex-professeur aux Beaux-Arts, illustrateur à Radio-Canada.

Des milliers de pièces de verre multicolores sont enchâssées dans une armature de fer formant des cadres irréguliers. Elles racontent d’une façon éblouissante « l’histoire de la musique à Montréal » depuis les tout premiers instants jusqu’à nos jours.

On y rappelle, par des portraits stylisés : Calixa Lavallée, Guillaume Couture, Alexis Contant et la « grande Albani », Emma Lajeunesse.

L’extrémité droite du vitrail symbolise le dynamisme de la musique canadienne contemporaine.

Un don de la société Steinberg à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa fondation.

Source inconnue

Station Sherbrooke
Une immense mosaïque couvre entièrement l’un des murs du quai, côté ouest, direction Bonaventure, à la station Sherbrooke.

L’auteur, le peintre Gabriel Bastien, et celui qui a réalisé l’oeuvre, le mosaïste Andréa Vau, ont illustré « les réalisations de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ».

La mosaïque, faite de fragments de marbre vénitien, est enrichie d’émaux. Elle rappelle le banquet de fondation de la Société nationale du Canada français, présidé par son fondateur Ludger Duvernay, le Prêt d’honneur aux étudiants et les feux de la Saint-Jean.

La figure de Jean le Baptiste domine le tableau entier.

Cette oeuvre a été offerte à la population de Montréal et au métro par les trois filiales de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal : la Société nationale de fiducie, l’Économie mutuelle d’assurance-vie et la Société nationale d’assurances.

Source inconnue

Station Lionel-Groulx
Artiste : Yves Roy, architecte de la station
Emplacement : le mur nord de la mezzanine
Description : deux oeuvres d’acier inoxydable poli, créées par l’architecte de la station. Installés à des angles différents, les panneaux réflètent le déplacement des voyageurs.
Dimensions : deux de 40’ par 15’

Source : Promenade Vol. 13 no 6 juillet-août 1978

Station Charlevoix
Artiste : Mario Mérola et Pierre Osterrath, verrier
Emplacement : au centre des escaliers conduisant de l’entrée à la mezzanine
Description : deux verrières multicolores dont la disposition suggère un mouvement vertical.
Dimensions : une de 312 pi ca et une de 384 pi ca.

Source : Promenade Vol. 13 no 6 juillet-août 1978

Station LaSalle
Artiste : Peter Gnass
Emplacement : le plafond de l’entrée
Description : structure d’acier inoxydable reposant sur un plan incliné où se réflètent les mouvements de la foule. C’est une sorte de mosaïque mobile.
Dimensions : 35’ x 68’

Source : Promenade Vol. 13 no 6 juillet-août 1978

Station de l’Église
Artiste : Claude Théberge
Emplacement : dans toute la station
Description : bas-relief en béton à la grandeur de la station.
Dimensions : couvrant environ 4800 pi ca.

Source : Promenade Vol. 13 no 6 juillet-août 1978

Station Verdun
Artiste : Antoine-D. Lamarche
Emplacement : dans toute la station
Description : formes droites, horizontales, verticales et obliques créant des motifs différents dans le béton de toute la station.
Dimensions : à la grandeur de la station.

Source : Promenade Vol. 13 no 6 juillet-août 1978

Station Jolicoeur
Artiste : Claude Boucher, architecte de la station
Emplacement : les deux quais de la station
Description : 12 cercles en tuiles de céramique incrustés dans le plancher. Motif : un triangle orangé à l’intérieur d’un cercle noir, pour donner un sens d’orientation en même temps que de stabilité.
Dimensions : 12 cercles de 4’ de diamètre Source :

Promenade Vol. 13 no 6 juillet-août 1978

Station Monk
Artiste : Germain Bergeron
Emplacement : sur la passerelle reliant les quais
Description : deux sculptures constituées de tubes d’acier orange et rouge, représentant, sous une forme stylisée, des ouvriers maniant le pic et la pelle.
Dimensions : hauteur de 20’

Source : Promenade Vol. 13 no 6 juillet-août 1978

Station Angrignon
Artiste : Jean-Paul Mousseau
Emplacement : les quatre murs extérieurs du garage des rames, visibles de la station
Description : des couleurs dégradées et des zones claires entourent complètement ce bâtiment avec un grand sens du rythme.
Dimensions : 15’ hauteur x 1200’ longueur

Source : Promenade Vol. 13 no 6 juillet-août 1978


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