Mes archives sur la STCUM

1971


Construction du garage Legendre
Les ingénieurs et dessinateurs du Service du génie et de l’entretien des propriétés viennent de compléter les plans de construction de ce qui sera le plus beau, le plus grand et le plus moderne garage de la CTCUM.

Ce garage, d’une superficie de près de 200,000 pieds carrés, mesurera 702 pieds de longueur par 315 pieds de largeur. Il pourra loger 249 autobus et servira au remisage et à l’entretien des véhicules.

Les ateliers de réparation des autobus seront équipés de 12 vérins. On y trouvera également un atelier adjacent pour l’entretien des camions, avec quatre vérins, un atelier des pneus d’environ 22,000 pieds carrés et un laveur automatique pour les autobus.

Les chauffeurs pourront aussi profiter d’un dépôt entièrement climatisé. Fait digne de mention, le garage sera chauffé à partir de la chaufferie existante Youville, à l’aide d’un conduit de vapeur souterrain passant sous la rue Legendre.

Le garage sera entièrement construit en béton pour rencontrer les normes de la Ville de Montréal.

Source : Promenade Vol. 6 no 9 octobre 1971

Le prolongement du métro c’est parti !
Les travaux de prolongement du métro sont commencés.

Une nouvelle étape

Le 14 octobre 1966, en présence de nombreux dignitaires se déroulait, à la station Berri-de Montigny, l’inauguration officielle de notre métro. Ce jour là, la ville de Montréal, qui avait conçu, bâti et financé le métro, le remettait à la Commission de transport du temps pour fins d’exploitation en étroite coordination avec son réseau de surface.

Cinq ans, jour pour jour, après l’inauguration de notre métro, souvent décrit comme « le plus beau au monde », les travaux en vue de son prolongement débutaient.

Commencé le 23 mai 1962, ce réseau de 16 milles a été complété et mis en exploitation en moins de cinq ans, au coût total de $213 millions.

Depuis lors, une loi, votée au Parlement de Québec, a créé la CUM (Communauté Urbaine de Montréal) et la CTCUM (Commission de transport de la Communauté Urbaine de Montréal).

La CUM a mis sur pied un Bureau de transport métropolitain (BTM). C’est le BTM qui assume la mission des travaux de prolongement du métro. Le BTM consulte la CTCUM dans la préparation des plans du prolongement puisque, une fois parachevé, le métro prolongé sera remis à la CTCUM, mandataire des biens de la CUM en matière de transport.

L’Extension prévue du métro sera de 28.5 milles et le coût total des travaux s’élèvera à 430 millions. On construira plus de 50 stations et on procédera à l’achat de plus de 300 voitures.

Source : Promenade Vol. 6 no 9 octobre 1971

Le BTM
Le BTM (Bureau de Transport Métropolitain) avait son siège social au 1701 de la rue du Havre. Il comptait un personnel de 125 personnes, mais ce nombre pouvant atteindre 325 membres au fur et à mesure des besoins.

Le service comptait des ingénieurs, des dessinateurs, des architectes et des surveillants.

Depuis sa création, le 24 février 1970, le BTM a accompli les tâches suivantes : études sur la rentabilité du métro, non seulement au point de vue économique mais dans son ensemble ; élaboration d’avant-projets ; tracé de lignes ; confection de plans et devis ; préparation de cahiers de charge.

A compter du mois d’octobre 1971 et d’ici 1975, le BTM prévoyait faire un appel d’offres toutes les trois semaines dans le domaine du génie et un appel d’offres tous les mois dans le domaine de l’équipement.

Une fois les travaux du garage Beaugrand entamés, le BTM devait enchaîner avec la construction des stations reliant la station Frontenac à la station Beaugrand, soit les stations Moreau, Joliette, Pie-IX, Viau, Chauveau, Cadillac, Langelier, Radisson et Beaugrand.

(NDLR) D’après le nom des stations mentionnées plus haut, la station Moreau est devenue la station Préfontaine et la station Chauveau est devenue la station l’Assomption.

Source : Promenade Vol. 6 no 9 octobre 1971

Le garage Beaugrand
Le garage Beaugrand est un vaste atelier de remisage et d’entretien du matériel roulant. Il peut loger 72 voitures et est équipé de quatre fosses, de vérins de deux voies de levage, d’une voie de lavage et d’une voie d’essai intérieur de 2,000 pieds où les voitures peuvent circuler à une vitesse allant jusqu’à 35 milles à l’heure.

La superficie totale du garage est de 250,000 pieds carrés. Il mesure 2,000 pieds de longueur sur 180 pieds de largeur.

Le garage est construit sous le terrain du Mont Saint-Antoine, près de l’intersection des rues Sherbrooke et Beaugrand, d’où il tire son nom.

Le 14 octobre 1971, soit le jour même de l’inauguration du prolongement du métro, on entreprenait les travaux de construction de la charpente de l’édifice, travaux confiés à la compagnie Spino Construction au coût de $3,464,622. Cet ouvrage de gros œuvre pris fin en octobre 1972.

Dès novembre 1972, la Cie de construction Oméga Canada Ltée commençait les travaux nécessaires à la finition et à l’équipement au coût de $3,920,000.

Le garage renferme deux types de vérins électro-hydrauliques : les vérins de caisse et les vérins de bogie. Les vérins de caisse comprennent deux batteries de vérins, chaque batterie comptant deux paires de vérins.

Les vérins de bogie comprennent des vérins de levage et des vérins de retenue. Il y a six batteries de vérins de bogie, chaque batterie comptant deux vérins de levage et quatre vérins de retenue.

Une batterie de vérins de caisse soulève 20 tonnes : une batterie de vérins bogie, 10 tonnes.

Le lavage

Un système complet de lavage automatique a été installé au garage Beaugrand.

Ce système comprend une station éloignée de prémouillage, une station éloignée de savonnage avec mousse, un espace libre pour permettre l’action du savon, des stations de mélange eau-savon, de pompage et alimentation d’air, une station principale de contrôles, une station secondaire, une station avec brosses rotatives et pivotantes et une station de rinçage.

La ventilation

Le système de ventilation du garage offre plusieurs particularités. La vitesse de l’air, à l’entrée des prises d’air frais, est de l’ordre de 800 pieds à la minute.

Cet air entre dans un plénum acoustique, passe ensuite à travers des silencieux, se dirige vers les filtres pour enfin être poussé à l’aide de gros ventilateurs.

L’air est chauffé à l’aide de serpentins électriques. La partie garage, où il y aura remise des voitures, est chauffée à l’aide d’aérothermes. La grosse conduite de ventilation, qui passe dans cette partie du garage, a comme fonction de refroidir les trains.

Les gicleurs

Le garage et l’atelier sont équipés d’un système complet de gicleurs. L’entrée d’eau se fait en deux endroits différents pour s’assurer qu’il y ait toujours approvisionnement d’eau, même si une conduite de la ville faisait défaut.

L’électricité

Des travaux d’envergure ont été réalisés dans le domaine de l’électricité. Ils comprennent, entre autres, l’installation du chauffage électrique, d’un réseau d’alarme-incendie, d’un réseau d’éclairage d’urgence à courant continue, de deux réseaux complets de sorties d’éclairage, d’interrupteurs, de prises de courant, de téléphone, de deux réseaux de distribution triphasés à 347/600 volts et de deux autres à 120/208 volts.

Enfin le garage Beaugrand est doté d’un système d’assèchement par le vide, comprenant un aspirateur, un réservoir séparateur humide, un réseau de tuyauterie, des prises d’air et des accessoires.

Le système fournit à chacune des neuf sorties un débit de 90 pieds cubes/minute sous un vide d’un pouce de mercure et cela lorsque les neuf prises fonctionnent simultanément. Le débit total est de 910 pieds cubes/minute. Le moteur a une puissance de 50 h.p.

Source : Promenade Vol. 6 no 9 octobre 1971
Source : Promenade Vol. 9 no 3 mars 1974

Prudence au volant
En 1970, un nombre total de 1968 employés de tous les services ont été considérés comme éligibles à recevoir un certificat de prudence au volant et un prix individuel offert par la CTCUM.

Source : Promenade Vol. 6 no 9 octobre 1971

L’heure des quilles
Les quilles étaient un loisir très populaire à la CTCUM. Le siège social avait sa ligue qui se composait de huit équipes de six membres chacune. Vous constaterez, par la nomenclature des noms des équipes, qu’on ne manquait pas d’humour au siège social : les Nerveux, les Paresseux, les Grincheux, les Barbeux, les Envieux, les Vieux, les Curieux et les Peureux.

En 1971 c’était M. Jean-Guy Chamberland qui agissait comme président de cette ligue et était aidé dans son travail par Mlle Denise Potvin, trésorière, et Mlle Louise Blanchette, statisticienne.

Source : Promenade Vol. 6 no 9 octobre 1971

Des architectes différents pour chaque station
Dans le but de conserver au métro la diversité qui fait son charme et qui lui a valu des commentaires élogieux de tous les coins du monde, les réalisateurs de son prolongement ont confié à des cabinets d’architectes et d’ingénieurs-conseils la préparation des plans de construction des 38 stations du prolongement. Cette même façon de procéder avait été suivie lors de la phase initiale du métro, dans les années 60.

Source : Promenade Vol. 6 no 11 décembre 1971

Des hacheurs de courant, c’est quoi au juste ?
Il s’agit d’appareils électroniques permettant de doser, avec une grande souplesse, le courant électrique requis pour la mise en marche, l’accélération et le freinage des rames de métro.

Le système réduit la quantité d’électricité utilisée en coupant tout surplus de courant, en procurant une accélération et un freinage plus doux et en réduisant la chaleur dans les tunnels, chaleur causée par les résistances des moteurs.

Ce nouveau procédé scientifique, déjà en usage au Japon, semble apporter un progrès réel au roulement des trains, au triple point de vue de la fiabilité, de l’économie et du confort des voyageurs.

Source : Promenade Vol. 6 no 11 décembre 1971

Une première Miss Métro
L’Association des cadres du métro du Service du transport qui tenait, le samedi 30 octobre 1971, sa quatrième soirée annuelle sous la présidence de M. Jean Émard, surintendant, et de Madame Émard, avait accepté la suggestion d’un des membres de l’Association, M. Fernand Lambert (matricule 3224), opérateur au métro, d’élire pour la première fois, une Miss Métro d’un soir.

Pour ce faire, ils déposèrent dans une boîte les noms de toutes les épouses des membres présents à la soirée et M. Guy-L. Blain, directeur du Service du transport, fut invité à tirer un nom au hasard.

Le sort désigna, comme Miss Métro, Madame Roméo Adam, épouse d’un inspecteur au métro. M. Blain présida séance tenante le couronnement et M. Émard présenta une gerbe de fleurs à l’heureuse élue.

Source : Promenade Vol. 6 no 11 décembre 1971

L’esprit des Fêtes à la CTCUM
À cette époque, la CTCUM adoptait l’esprit des Fêtes. Cet esprit se traduisait par la décoration de plusieurs stations du métro et par l’installation de souhaits aux boîtes de perception dans les autobus.

L’initiative prise par la CTCUM avait plu au public et les autorités de l’époque avait décidé de répéter, voire même d’accroître, leur geste passé.

C’est ainsi qu’en 1971, on avait convenu de multiplier les décorations à la station Bonaventure, point central du Montréal touristique, et d’en créer dans deux autres stations stratégiques : la station McGill, qui dessert le centre-ville commercial, et la station Beaubien, qui dessert en particulier la Plaza Saint-Hubert.

En résumé, les stations qui présentaient du trois décembre jusqu’au trois janvier, un aspect approprié à cette période de l’année étaient les suivantes : Atwater, Berri-de Montigny (avec son arbre de Noël), Frontenac, Bonaventure, McGill, Beaubien et Henri-Bourassa.

À la station McGill, par exemple, on avait installé au dessus de la passerelle sept couronnes de quatre pieds de hauteur, serties de boules rouges et vertes de diverses grosseurs.

En plus des décorations de l’année précédente, les usagers de la station Bonaventure pouvaient admirer, dans les puits de lumière, 12 sapins décorés d’une centaine de cristaux argentés.

Les loges des changeurs du métro respiraient également cet esprit approprié de la période des Fêtes et le système de sonorisation diffusait de la musique de circonstance.

(NDLR) Je ne travaillais pas encore à la CTCUM à cette époque, j’étais un usager et je me souviens très bien de cette belle atmosphère des Fêtes qui régnait dans le métro. Nous devrions renouer avec le passé, nos aînés savaient faire les choses !

Source : Promenade Vol. 6 no 11 décembre 1971

Le Père Noël « prend la vie du bon côté »
Le Père Noël sait être à la page quand il le faut et « prendre la vie du bon côté ».

Après avoir utilisé presque tous les moyens de transport imaginables pour arriver du Pôle Nord à Montréal (rennes, avions, hélicoptères), ne voilà-t-il pas qu’en 1971 il a décidé d’échapper aux inconvénients de la circulation et d’adopter le métro pour son arrivée triomphale.

Place Bonaventure Inc., qui groupe quantité de magasins et boutiques au centre-ville, avait nolisé de la CTCUM une rame de métro complète de neuf voitures pour le Père Noël et sa suite.

Le cortège avait quitté la station Henri-Bourassa dans la matinée du samedi 4 décembre 1971, en route vers la Place Bonaventure. Le Père Noël avait pris place dans la cabine du conducteur, en compagnie d’un inspecteur de la Commission. À diverse reprises, il avait adressé quelques mots à tous.

Environ 1,000 invités, munis de billets spéciaux émis par les magasins et boutiques de Place Bonaventure, avaient envahi les voitures. À la grande joie de tous, des bouffons et des musiciens étaient également à bord pour semer la bonne humeur partout.

Des affiches annonçant le train du Père Noël avaient été placées à l’avant et à l’arrière des voitures. On avait aussi signalé le passage du Père Noël dans toutes les stations sur son passage.

Source : Promenade Vol. 6 no 11 décembre 1971


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