Mes archives sur la STCUM

1989


Les petits frères

Dans le contexte de l’implantation de la nouvelle structure, Promenade a donnée naissance à des petits frères. Ils sont beaux. Ils sont jeunes et en plus, ils ont bonne mine !

En effet, les trois directions exécutives opérationnelles ont adopté des bulletins d'information qui sortiront au besoin. Il s’agit d'En commun s'adressant aux employés de la Direction exécutive - Transport de surface, de L'heure de pointe desservant les employés de la Direction exécutive - Construction, entretien majeur, sécurité et approvisionnement et du Métroscope destiné aux employés de la Direction exécutive - Métro et trains de banlieue.

Certaines directions corporatives disposent également d’un bulletin sectoriel. L’équipe des Communications s'est dotée de Correspondance. Quant aux Ressources humaines corporatives et aux Systèmes de gestion, ils conservent leur publication respective : La parenthèse et La mémoire vive.

Bien sûr, L'inter, produit à l'intention des cadres gestionnaires, professionnels, cadres conventionnés et contremaîtres, et Ligne Directe rejoignant l'ensemble des employés, continueront également à jouer leur rôle d’information.

Avec l'avènement de la nouvelle organisation du travail, Promenade et tous ses petits frères contribueront certainement à assurer la meilleure communication possible auprès des différents groupes d'employés. Consultez-les, ils renferment une foule de renseignements importants sur ce qui se passe dans l'entreprise !

Source : Promenade Vol. 24 no 1 janvier-février 1989

Pas drôle d'être chauffeur

Cette lettre a déjà été publiée dans le Journal de Montréal.

À chaque heure du jour et de la nuit, que dis-je ? à chaque minute, des monstres de chrome et d'acier sillonnent la métropole, ma ville.

Leurs flancs revêtus de publicité, leurs pneus usés par le bitume, leurs yeux pâlis par trop de soleil et d'intempéries, ils se faufilent le ventre gonflé d'espoir, d'ennui, d'amour ou de haine le long des artères achalandées, surmontant les obstacles ou les rues les plus étroites, chevauchant les ponts, reprenant leur souffle à chaque arrêt, sans cesse, n'atteignant le bout de leur route qu'après des kilomètres quand les chiffres de leur compte tours sont presque effacés.

Depuis plus de 20 ans que j'utilise le « transport en commun » comme on l'appelle et parce qu'à chaque fois je versais dans la petite boîte le montant de mon passage, il ne m'était jamais venu à l'idée qu'à chaque journée de pluie, j'évitais les embouteillages et, chaque hiver, le pelletage.

Puis, il me fut donné, par hasard, l'occasion de jaser avec un chauffeur. Et j'ai entrevu l'espace d'un instant sur les traits de son visage la fatigue et l'isolement. Tout au long de son trajet, il ne prononce d'autres mots que les noms des arrêts. Les yeux rougis d'être sans cesse aux aguets, tous les sens en alerte pour nous amener à bon port. Poli pour l'ivrogne qui s'est trompé de direction ou qui s'endort, attentionné pour le vieillard qui vacille, servant aussi quelquefois d'horloge pour le distrait.

Il est là, souvent l'estomac noué par un repas avalé à la hâte, gardant son calme dans le charivari des étudiants ou la voix trop haut perchée d'une commère. Il sourit, car il est l'image même d'une institution, la S.T.C.U.M., et quand il rentre chez lui, il respecte encore et toujours cette Société qui le défend et le nourrit.

Je ne voudrais pas vous le dépeindre comme un martyr. Oh! non. Mais, le stress qu'il supporte, à chaque instant, fait de lui un être un peu marginal. Bien qu'il ait une très grande capacité d'absorption, il faudrait plutôt essayer de le comprendre s'il est parfois pressé ou impatient plutôt que de le juger. Demandons-nous si nous serions capables de le remplacer en certaines circonstances et tâchons de ne plus le considérer comme un zombi. Car, tout comme nous tous, sans son insigne, il peut rire ou pleurer, mais au volant de son monstre de chrome et d'acier, il ne peut se permettre une défaillance.

La prochaine fois que vous vous détendrez en lisant un magazine, enfoncé dans votre siège, dans la chaleur et la sécurité, tâchez de voir en cet inconnu sans nom et sans visage, un être de chair et de sang. Et peut-être, qui sait, celui d'un frère, d'une soeur, d'un homme, d'une femme à aimer?

Merci chauffeur et bonne, route!
Liette Boulianne
Montréal-Nord

Source : Promenade Vol. 24 no 1 janvier-février 1989

Un code d'éthique : une question de bon sens

Dernièrement, les membres du conseil d'administration ont approuvé la politique relative au code d'éthique des employé(e)s de la S.T.C.U.M. Basée sur des normes d'éthique générales qui décrivent les comportements à adopter dans une situation spécifique, cette politique s'appuie sur un fondement : la Société croit en l'honnêteté de ses employé(e)s. Les normes qui en découlent reflètent donc les valeurs et les attentes de l'entreprise quant à la responsabilité individuelle des employé(e)s dans la réalisation des tâches qui leur sont dévolues. Voici brièvement en quoi elles consistent.

L'excellence du service

Comme l'employé(e) est au service du public et de la collectivité, il doit démontrer, dans ses comportements, les signes d'une conduite exemplaire et le souci de l'excellence. Il doit s'engager à servir la clientèle avec respect et dignité et à assurer la sécurité des personnes, c'est-à-dire n'accepter aucun compromis qui pourrait les mettre en péril.

L'intégrité

Étant une entreprise financée à même les fonds publics, la Société gère des ressources matérielles et financières considérables. Elle doit tout mettre en oeuvre pour percevoir et encaisser ses recettes intégralement. La Société s'attend donc à ce que les employé(e)s qui travaillent à cette activité aient une conduite irréprochable.

Le respect des droits de la Société sur ses fonds et ses biens

Les employé(e)s doivent assumer leurs responsabilités en respectant ce qui est mis à leur disposition. En ce sens, l'utilisation du matériel ou de l'équipement de la Société à des fins personnelles est défendue. Il en va de même pour l'information qui est mise à leur disposition dans l'exercice de leurs fonctions, elle demeure la propriété de la Société.

Des normes particulières pour les gestionnaires

Les gestionnaires (terme générique désignant également les cadres, les professionnels, les cadres conventionnés et les contremaîtres) étant considérés comme les mandataires de la Société, ils sont plus directement touchés par ces règles d'éthique. C'est pourquoi des normes particulières ont été énoncées à leur intention.

Les règles du jeu

Tout comme plusieurs autres grandes entreprises québécoises, la Société a adopté des règles d'éthique pour mieux définir la conduite des individus dans des situations ou des activités qui viennent à l'encontre des principes généraux qu'elle défend. Il n'y a donc rien de surprenant dans le fait qu'elle se dote d'un code d'éthique des employé(e)s. C'est en somme une question de bon sens.

Source : Promenade Vol. 24 no 1 janvier-février 1989

Des « mains courantes » pour la sécurité des voyageurs

Dans le but d'améliorer la sécurité des usagers du transport en commun en assurant au chauffeur un meilleur accès visuel à son rétroviseur droit, la S.T.C.U.M. expérimente, depuis le 9 janvier dernier, un nouveau concept de « mains courantes » à bord de 34 autobus opérant sur les lignes 105 Sherbrooke ouest et 165 Côte-des-Neiges.

Cette expérience pilote consiste en l'installation d'une rampe de métal jouxtant le poste de travail du chauffeur et destinée à maintenir les passagers en retrait du pare-brise. Cette rampe est peinte en noir sur les autobus de type « classique » de façon à ne pas éblouir le chauffeur quand les rayons du soleil se font ardents à l'extérieur.

Ce système de « mains courantes », qui permet un contrôle plus adéquat de la conduite - particulièrement aux heures d'affluence - fait suite à un avis de dérogation de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (C.S.S.T.) visant à améliorer la visibilité du chauffeur et à prévenir du même coup les accidents.

Source : Promenade Vol. 24 no 1 janvier-février 1989

Comme chez Distribution aux consommateurs

C'est DAC !

Comme chez Distribution aux consommateurs, les employés de l'entretien mineur et majeur (autobus et métro) présenteront à l'avenir des bons de réquisition aux comptoirs de leurs magasins. C'est DAC ?

Gérer les milliers de pièces nécessaires aux opérations, c'est un travail monstre. Et c'est un travail encore plus considérable de vouloir y mettre de l'ordre et trouver un système de gestion satisfaisant. C'est pourtant l'un des objectifs que s'était fixé le Service de l'entretien des véhicules en début d'année 1988. Les magasiniers eux-mêmes s'en sont mêlés, les employés ont fait des suggestions, les professionnels ont coordonné une partie du travail. Bref, ils y arrivent enfin.

Il n'y a pas longtemps, on pouvait entendre, dans les garages ou dans les ateliers, des phrases comme celle-ci : « Comment veux-tu faire un travail de qualité si t'as pas les pièces qu'il faut ? » Les magasins sont sur la bonne voie pour réduire le plus possible les problèmes liés aux inventaires.

La première étape vers une bonne gestion des inventaires consistait à faire le ménage des magasins, à identifier et à localiser toutes les pièces. Une fois cette étape complétée, l'inventaire et l'évaluation des stocks seront possibles. Dans les magasins réaménagés, où les bons de réquisition sont en vigueur, les entrées et les sorties de pièces sont contrôlées. Cette transformation des magasins pourrait éventuellement amener l'adoption du système de gestion des stocks GOUSIN.

Déjà, les employés peuvent s'attendre à obtenir un meilleur service, moins de pièces manquantes, des délais de commande plus courts. C'est un autre pas vers la qualité !

Source : Promenade Vol. 24 no 1 janvier-février 1989

La Société dépose un mémoire en commission parlementaire

Le 26 janvier dernier, la Société a déposé un mémoire devant les membres de la commission parlementaire sur les infrastructures de transport dans la région de Montréal dans lequel elle défend toujours avec la même vigueur la position qu'elle a adoptée lors du dépôt du plan de transport du ministre Marc-Yvan Côté, à savoir la relance du transport collectif et le maintien en état de son réseau.

Brossant un bilan de l'action gouvernementale depuis 1986, le mémoire insiste sur le fait qu'une politique d'appui au transport collectif doit essentiellement reposer sur une analyse sérieuse des besoins de l'entreprise. Si elle évalue ses propres besoins en matière de conservation des acquis sur la période couverte par le plan du ministère des Transports, c'est une somme de 650 millions $ que la S.T.C.U.M. requiert, alors que le plan du ministre Côté ne prévoit que 242 millions $ au maximum pour atteindre cet objectif.

Dans son mémoire, la Société émet le voeu que le gouvernement du Québec tienne compte des besoins réels de l'entreprise en participant à 75 % aux coûts d'investissements inhérents au maintien en état de son réseau. Elle demande donc au ministre des Transports de prêter une oreille attentive au message livré par l'enquête Origine-destination en priorisant le développement du réseau des équipements de la S.T.C.U.M.

Source : Promenade Vol. 24 no 1 janvier-février 1989

L'enquête Origine-destination

L’automobile gruge la part de marché du transport en commun

Les résultats de l'enquête Origine-destination menée en 1987 par la S.T.C.U.M. auprès de 80 000 foyers de la région de Montréal, et dont la notoriété et la fiabilité sont reconnues à l'échelle internationale, démontrent que l'automobile commence à gruger la part de marché du transport en commun autant sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal que dans l'ensemble de la grande région métropolitaine.

L'enquête Origine-destination révèle en effet que seulement 22,9 % des déplacements se faisaient par transport collectif en 1987 contre 27,8 % en 1982, soit une diminution de 4,9 %. À l'inverse, l’usage de l'automobile s’est accru, passant de 64,8 % en 1982 à 70,7 % en 1987, soit une augmentation de 5,9 %.

Les Montréalais davantage tributaires du transport en commun

On apprend également que les résidents de la Communauté urbaine de Montréal sont beaucoup plus tributaires du transport collectif que ceux des couronnes nord et sud. En banlieue, à peine 15 % des logis ne possède pas de véhicule motorisé, alors que dans l'ensemble de la CUM, c'est le cas d'un ménage sur trois, et qu'à Montréal, c'est celui de deux ménages sur cinq.

Dans le même ordre d'idée, l'enquête indique que le nombre de voitures a crû de 17,6 % dans la grande région de Montréal et que les ménages à deux autos et plus ont augmenté de façon phénoménale depuis 1982, soit de 39,4 %.

Les conclusions de l'enquête Origine-destination viennent donc confirmer les observations selon lesquelles la place du transport en commun est menacée sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal. Ainsi, la croissance de la population pour la grande région de Montréal continue de s'affaiblir au profit des villes de banlieue et la taille des ménages poursuit une courbe descendante comme c'était d'ailleurs le cas lors des enquêtes précédentes. Cette diminution de densité, de même que le vieillissement général de la population, défavorisent le transport en commun car, bien que les lieux de résidence soient dispersés en périphérie, les emplois, eux, restent concentrés sur le territoire de la CUM.

Priorité au développement

Selon le conseil d'administration de la Société, la situation est non seulement alarmante pour l'avenir du transport en commun, mais également pour le développement économique de Montréal qui risque d'être compromis par l'engorgement du centre-ville, coeur de l'économie régionale et moteur de l'économie québécoise. Il devient donc urgent de freiner cette tendance à la baisse en accélérant le processus d'investissement dans l'amélioration des équipements et des installations de la S.T.C.U.M. et cela d'autant plus qu'en ce qui a trait à l'accès au centre-ville, les transports publics montréalais traînent de la patte loin derrière les Torontois : 73 % contre 58 %.

Source : Promenade Vol. 24 no 1 janvier-février 1989

Le Plan d’accès à l’égalité

Une première au Québec

Au cours de la prochaine année, la Société entend offrir 25 % des nouveaux postes de chauffeurs, de préposés à l'entretien et d'agents de surveillance à des membres des minorités ethniques et raciales ainsi qu'aux autochtones.

Elle devient ainsi la première entreprise de juridiction québécoise à se fixer des objectifs quantitatifs d'embauche des minorités ethniques en regard de la réalité sociale et culturelle de Montréal. Dans ce contexte, elle se doit de rendre ses effectifs davantage représentatifs de l'ensemble des ressources humaines disponibles sur le territoire qu'elle dessert et espère avoir un effet d'entraînement sur les autres milieux de travail.

L'objectif d'embauche de 25 % de membres de minorités ethniques dans les emplois de chauffeurs d'autobus, de préposés à l'entretien et d'agents de surveillance fait suite à l'inventaire des effectifs de la Société et aux analyses de disponibilités effectuées de concert avec la Commission des droits de la personne du Québec.

La S.T.C.U.M. ne compte actuellement que 91 membres des minorités ethniques et raciales ainsi que 4 autochtones au poste de chauffeur d'autobus, ce qui représente 3 % et 0,1 % de l'effectif total des employés à ce poste (2991).

Le premier volet réservé aux femmes : un succès

Rappelant que le premier volet du Plan d'accès à l'égalité déposé le 11 juin 1987 avait obtenu les résultats escomptés avec l'embauche de 40 % de candidates au poste de chauffeur d'autobus, la P.D.G., madame Louise Roy, a précisé que le même objectif serait maintenu en 1989 et que de nouvelles ouvertures chez les préposés à l'entretien et agents de surveillance allaient permettre d'accroître la représentativité des femmes dans ces catégories d'emplois où l'on retrouve le plus grand nombre d'employés à la S.T.C.U.M.

Au recensement de juin 1988, la Société comptait 162 femmes parmi les chauffeurs, opérateurs de métro et changeurs, soit 45 de plus qu'à la même période en 1987 (38 %). Notons qu'aujourd'hui, 213 femmes occupent l'un de ces trois postes, soit 82 % de plus qu'au début de l'implantation du programme.

Pour ce qui est du poste de préposé à l'entretien, la Société ne compte que 29 femmes (6,4 %) sur 451. Sur la base des exigences transmises par la S.T.C.U.M., la Commission des droits de la personne du Québec estime à 39 % - comme pour les chauffeurs d'autobus - la proportion de femmes parmi la main-d'oeuvre disponible. Bien que les horaires de travail exigeants (souvent la nuit) limitent le nombre des candidatures féminines, la nécessité d'un rattrapage justifie un objectif d'embauche de 40 %.

Par ailleurs, la Société compte présentement 151 agents de surveillance, dont 6 femmes (4 %), une personne de race noire et 4 employés provenant des autres minorités ethniques. Dans le contexte du Plan d'accès à l'égalité, le bassin de main-d'oeuvre potentiel serait à 21 % féminin.

Les objectifs d'embauche pour les minorités ethniques mis de l'avant dans le Plan d'accès à l'égalité 1988-89 seront donc poursuivis parallèlement à ceux de l'embauche des femmes. Ainsi, idéalement, 10 % des nouveaux postes devraient être offerts à des femmes issues de minorités ethniques.

Source : Promenade Vol. 24 no 1 janvier-février 1989

Une station de métro pour les Tintinologues !

Les passionnés des bandes dessinées seront ravis d'apprendre que Tintin a maintenant sa propre station de métro. En effet, c'est à la station Sockel de Bruxelles que vous pourrez admirer deux magnifiques fresques de 120m de long reproduisant les épisodes les plus célèbres du reporter. Les personnages les plus connus tels Milou, le Capitaine Haddock, le professeur Tournesol, les Dupond et Dupont sont représentés grandeur nature et plus d'une centaine d'autres - comme la Castafiore, Tchang, Nestor, le général Tapioca - évoquent les moments les plus marquants de la vie du jeune aventurier.

La station de métro ne porte pas officiellement le nom de Tintin, mais il est fort à parier que les usagers et les touristes l'identifieront bientôt à ce héros national. En ce sens, l'oeuvre de Bob De Moor contribuera sûrement à encourager cette reconnaissance populaire.

Rappelons enfin que les albums de Tintin ont été diffusés partout dans le monde à des dizaines de millions d'exemplaires. Pas surprenant que le Général de Gaulle le considérait comme son seul rival international !

Source : Promenade Vol. 24 no 1 janvier-février 1989

La campagne de sécurité

« Police 9-1-1 » ouvre et ferme la marche

Notre campagne de sécurité a été un grand succès de bout en bout ! Amorcée sur les ondes de tous les principaux postes de radio de Montréal le 2 janvier dernier par la diffusion du message « Police 9-1-1 », elle devait aussi se terminer par la diffusion de « Police 9-1-1 » et d'un pot-pourri de tous nos autres messages de 30 et de 15 secondes.

Lors d'une conférence de presse, le 9 janvier dernier, madame Roy a brillamment lancé la campagne en compagnie des comédiens interprètes de nos messages radiophoniques (Diane Jules, la célèbre acolyte de Janette Bertrand, et George Morris, nul autre que monsieur Rooster en personne !). Les journalistes ont pris bonne note et nous ont accordé une « couverture » intéressante, réaliste et même parfois drôle (probablement pour rester dans le ton de nos messages !). Quelque 500 000 dépliants ont été distribués en un rien de temps à la clientèle grâce à la collaboration des changeurs de toutes les stations de métro et grâce à un blitz de l'équipe du Centre de renseignements. De plus, environ 100 000 dépliants ont été distribués par la poste à différents organismes sociaux.

La réaction du public et des journalistes ne s'est pas fait attendre. Les commentaires ont été nombreux. Il y a eu certaines critiques négatives (comment faire autrement ?) mais aussi une avalanche de commentaires positifs. Bref, si les gens de tous les milieux ont réagi à nos messages et dépliants, c'est qu'ils les ont entendus, ils les ont lus et ils les ont compris puisqu'ils les commentent ! Ce qui nous fait dire : mission accomplie... pour le moment. Continuons à répandre la bonne nouvelle de bouche à oreille.

En grand rappel, voici donc le texte du message d'ouverture et de fermeture de notre campagne, interprété avec drôlerie par la comédienne bien connue Diane Jules :

Le 10 août 1988, on pouvait lire dans le journal : L'amoureux malheureux détourne un autobus.

Il faut le faire, hein ! Un homme détourne un autobus en plein centre-ville et fait environ 25 kilomètres même si le clignotant Police 9-1-1 se faisait aller. Allume-éteint, allume-éteint...

Une enseigne Police 9-1-1 qui clignote sur un autobus, ça veut dire S.O.S. Ça veut aussi dire qu'il faut sauter sur le téléphone au plus vite et faire le 9-1-1 pour prévenir la police.

À bord ou au quai, sécurité d'abord, O.K. ?

Source : Promenade Vol. 24 no 1 janvier-février 1989

Les sites contaminés

Pendant des années, plusieurs complexes industriels ont utilisé ou généré des substances dangereuses. À la suite de rejets liés aux opérations journalières de développements accidentels ou de mauvaises pratiques d'entreposage, ces substances ont pu contaminer le sol et l'eau souterraine environnante.

Le Ministère de l'environnement s'est penché sur ce type de pollution et a établi des critères d'évaluation de la contamination des sols et de l'eau souterraine.

L'utilisation de ces critères permet de déterminer le niveau de décontamination requis afin d'assurer un développement sécuritaire pour les usagers et l'environnement. La S.T.C.U.M. est consciente de ce problème et s'acquitte de ses responsabilités pour pallier à ce problème.

Depuis 1985, la découverte d'huile dans le sous-sol avoisinant autour de nos bâtiments a conduit à la réalisation de travaux de décontamination de sites. Un programme de reconnaissance des sols sera prochainement mis sur pied en vue de caractériser les terrains de nos installations.

Des mesures préventives ont déjà été apportées par la mise en oeuvre du programme de révision des garages de service. Ces investissements sont consacrés à assurer l'étanchéité des réseaux de canalisation, à l'ajout de réservoirs en fibre de verre et de vérins hydrauliques qui seront aussi entourés par des membranes protectrices.

En apportant ces correctifs, la Société s'assure de l'intégrité environnementale de ses installations.

Source : Promenade Vol. 24 no 1 janvier-février 1989

Le Salon de la jeunesse 1989

Un plaisir fou, fou, fou !

Le stand de la S.T.C.U.M. a remporté un succès fou lors du Salon de la jeunesse qui avait lieu au Vélodrome olympique, du 15 au 19 mars derniers. On ne pouvait pas se tromper avec la formule de cette année puisque le clou du stand était la participation des jeunes au jeu « Fais-moi un dessin ».

Première surprise en entrant dans notre stand : les jeunes devaient passer une épreuve de qualification avant de jouer le grand jeu. Le « test des six boulettes » les attendait. Toutes et tous devaient lancer six boulettes de papier consécutives dans un panier à ordures chromé du métro ! Tout le monde a réussi puisqu'on regardait plus le panier que la ligne de lancer ! L'important, c'est que les papiers arrivent au fond du panier, non ?

Une fois cette étape franchie, les jeunes se constituaient une équipe de trois. Des équipes de gars et des équipes de filles. Les gars contre les filles comme dans le bon vieux temps.

Une courte attente avec les spectateurs et, enfin, ils pouvaient jouer durant 20 minutes à « Fais-moi un dessin » devant leurs compagnons et compagnes. Les animateurs de la S.T.C.U.M. leur ont fait dessiner des chefs de train, des lignes de sécurité, des têtes de train, des cartes mensuelles, des avancez-en-arrière et autres choses ou personnes reliées au transport public. Nous avons découvert là de grands dessinateurs et de grands découvreurs aussi !

Grâce à des commanditaires généreux et nombreux, plus de cent prix ont été tirés parmi les concurrents. Gagnants ou pas d'un prix, les jeunes ont eu un plaisir fou. Chose certaine, la grande gagnante de cette nouvelle expérience, c'est la S.T.C.U.M. elle-même. Nous avons atteint tous nos objectifs : projeter à notre clientèle une image sympathique et faire passer en douce des notions de bon comportement dans les transports publics.

Tout est bien qui finit bien !

Source : Promenade Vol. 24 no 2 mars-avril 1989

127 employés bénévoles et la S.T.C.U.M. offrent un autobus aux sans-abri

Cent vingt-sept employés de la S.T.C.U.M. ont donné près de 200 heures bénévolement, le soir et les samedis, pour rénover un autobus mis au rancart, afin d'en faire un refuge pour les sans-abri.

C'est ainsi que le 22 mars dernier, ils ont pu remettre officiellement au comédien Michel Forget, initiateur du projet, un autobus en bon état, équipé de réchauds, de banquettes et de tables. Les sans-abri peuvent s'y réchauffer la nuit, tout en prenant un bol de soupe ou un café.

Monsieur Forget avait demandé un autobus aux dirigeants de la S.T.C.U.M. et il l'avait obtenu. Mais ces véhicules mis au rancart après seize ans de service ne sont plus en état de rouler de façon sécuritaire. C'est alors que les employés d'entretien ont proposé gratuitement leurs services.

Récupération et rénovation

Les employés de la S.T.C.U.M. ont dû déployer toute leur habileté et toute leur imagination pour aménager l'autobus au moindre coût possible.

« Pour fabriquer des pattes de tables, nous dit Claude Lambert coordonnateur du bénévolat, nous avons transformé les poteaux auxquels les voyageurs se tiennent quand ils sont debout. Nous avons récupéré des pièces. Nous avons usiné nous mêmes les emplacements des réchauds avec de la tôle, redressé les bancs dans une position confortable pour manger, taillé les tables dans des retailles de plexiglas. Nous avons modifié le système électrique pour qu'il puisse s'alimenter indépendamment sur les batteries du véhicule (12 volts) ou sur du 220 volts. Nous avons vérifié et réparé la mécanique, les freins, la carrosserie et l'intérieur. » Bref, ils ont passé cet autobus au peigne fin et ils l'ont remis en bon état.

Le « Réchaud-bus » en plein centre-ville

Par temps froid, le « Réchaud-bus » se stationne depuis quelques semaines en fin de soirée, dans le stationnement de la ville de Montréal, situé à l'angle des rues Saint-Hubert et Sainte-Catherine. En collaboration avec la ville de Montréal, Hydro-Québec a fourni les installations électriques nécessaires pour brancher le système de l'autobus. La ville a également accordé le permis de stationnement sans frais. Pascal a fait don des réchauds. Le matin, le « Réchaud-bus » retourne dans les garages des Autobus Galland de Laval où le plein et l'entretien sont effectués.

Pour accueillir les sans-abri, monsieur Forget a recruté une équipe de bénévoles, dont madame Lydsie déjà connue pour son dévouement envers cette clientèle démunie.

Aux 127 employés bénévoles, BRAVO !

Source : Promenade Vol. 24 no 2 mars-avril 1989

Deux nouvelles lignes Métrobus desservent l'est de Montréal

Depuis le 20 mars dernier, les usagers du transport en commun des quartiers Pointe-aux-Trembles et Rivière-des-Prairies bénéficient de deux nouvelles lignes Métrobus leur facilitant l'accès au centre-ville.

La création de ces deux lignes - 184 Bout-de-l'île et 194 Rivière-des-Prairies - permet en effet aux populations de l'est de Montréal de réduire de 10 à 15 minutes leur temps de déplacement pour atteindre le métro.

Cette amélioration du service de transport collectif dans ces secteurs périphériques s'inscrit au nombre des mesures prises par la S.T.C.U.M. pour assurer une meilleure desserte de l'est de Montréal dont la trame urbaine s'est considérablement développée au cours des dernières années.

Ce sont en fait 80 000 heures additionnelles de service que la Société a réservées à sa clientèle de l’est sur une base annuelle de 100 000 heures. Ces 80 000 heures se répartissent entre les deux nouvelles lignes Métrobus et huit circuits d'autobus existants qui seront prolongés dès l'été prochain pour répondre au critère d'accessibilité du réseau de la Société.

Pour le président du conseil d'administration de la S.T.C.U.M., monsieur Robert Perreault, cette augmentation substantielle du service de transport par autobus constitue un pas important pour satisfaire les besoins exprimés par la population de l'est de la ville.

Les augmentations de service coûteront au total plus de quatre millions de dollars.

Source : Promenade Vol. 24 no 2 mars-avril 1989

Financement du transport en commun

Quelques propositions aux gens d'affaires

Conférencière invitée à un souper-causerie organisé par l'Association des gens d'affaires et professionnels italo-canadiens, madame Louise Roy a lancé une série de propositions aux entreprises pour que celles-ci participent indirectement au financement du transport en commun et au désengorgement du réseau routier.

Comment ? En finançant par exemple l'achat par leurs employés de la carte CAM plutôt que de défrayer leur place de stationnement, en participant à l'éventuel lancement d'une CAM annuelle dont le prix serait payé par retenues sur le salaire ou encore en finançant directement un service particulier, tel que le coût d'utilisation d'un autobus pour le transport exclusif de leurs employés entre leur résidence et leur lieu de travail.

« Ces propositions représentent différentes avenues que l'on pourrait emprunter pour susciter la participation de la communauté des affaires au financement du transport en commun », a souligné madame Roy. « Nous les avançons pour la première fois devant les gens d'affaires. Notre intention est de pousser plus loin avec eux la réflexion en ce sens. »

Madame Roy a également rappelé les résultats de l'enquête Origine-destination selon laquelle l'utilisation du transport en commun est en nette régression dans la région de Montréal.

Pour renverser cette tendance, notre stratégie consiste à investir davantage dans le réseau de transport en commun. Mais, compte tenu du contexte de restrictions budgétaires qui est le nôtre, nous devons faire preuve d'imagination et inviter les divers agents économiques à participer plus activement au développement du transport en commun. »

Source : Promenade Vol. 24 no 2 mars-avril 1989

La S.T.C.U.M. honorée pour son programme d'accès à l'égalité

Le 8 mars dernier, la Société est devenue la première entreprise québécoise à recevoir le prix F.R.A.P.P.E. pour son programme d'accès à l'égalité. Créé par les femmes regroupées pour l'accessibilité au pouvoir politique et économique (F.R.A.P.P.E.), ce prix rend hommage aux entreprises qui font des efforts concrets pour augmenter leurs effectifs féminins, à tous les échelons de la pyramide corporative.

Une chaude lutte s'est disputée entre la Société et la Banque Nationale du Canada qui finalement s'est vue décerner une mention d'honneur.

C'est lors d'un gala bénéfice que le prix F.R.A.P.P.E. a été remis à madame Louise Roy. Il s'agit d'une scuplture en céramique, œuvre des artistes québécois Thomas et Gingras.

Source : Promenade Vol. 24 no 2 mars-avril 1989

La Division commerciale a fermé ses portes

Depuis le 13 mai, la Division commerciale des services touristiques Gray Line a cessé ses opérations. En effet, plusieurs conditions devaient être remplies pour atteindre le seuil de rentabilité permettant la poursuite des activités. Cela s'est avéré impossible.

Au cours d'un cocktail organisé à l'intention des employés qui ont travaillé à la Division commerciale, madame Louise Roy a rappelé les raisons qui ont obligé la Société à recommander au conseil d'administration l'abolition de cette division. Tout d'abord, il aurait fallu créer une nouvelle entité autonome qui aurait été seule responsable des services touristiques. La Société aurait également dû investir 500 000 $ par année pour chacune des cinq prochaines années pour renouveler sa flotte d'autobus Prestige. Enfin, des amendements à la convention collective des chauffeurs devaient être apportés.

Malheureusement, les démarches faites auprès du gouvernement québécois pour modifier la loi et permettre ainsi la création d'une entité autonome n'ont pas atteint leur objectif. Par ailleurs, les besoins en investissement pour le réseau régulier du transport public, qui constitue la mission première de l'entreprise, ne permettent pas de mises de fonds additionnelles pour la Division commerciale. Et dans ce cadre, les assouplissements aux contraintes conventionnelles qui ont été consentis par la Fraternité des chauffeurs d'autobus n'étaient pas suffisants pour permettre à la Société de poursuivre ses opérations.

Madame Roy a souligné le professionnalisme de chacun des employés travaillant à la Division commerciale - que ce soit à titre de chauffeur-guide, d'employé de l'entretien, de commis ou de soutien administratif - en leur remettant une plaque souvenir. Des félicitations bien méritées !

Source : Promenade Vol. 24 no 3 mai-juin 1989

Un train-école pour la formation

La Division formation et développement de la Direction exécutive - Métro et trains de banlieue a joint la théorie et la pratique en mettant en place une véritable école de formation à l'intérieur d'un train mis au rancart pour quelques semaines.

Réunis afin de mettre en place le cours de formation pour les opérateurs en prévision de la conduite à un agent, les membres de cette division ont eu la bonne idée de donner leurs cours directement à bord d'un train plutôt qu'en simulation. Les trains en opération ne pouvant être utilisés pour ces cours, ils se sont donc mis à la recherche de leur école inusitée dans les ateliers du Plateau Youville.

Avec l'aide de la P.R.

Le train qu'ils ont trouvé est composé de deux éléments. Il est présentement au rancart en attendant que les vantails de ses portes soient changés. Les deux éléments étaient donc disponibles pour toute la durée des cours de formation qui doivent se terminer en juin.

C'est l'équipe de la P.R. Youville, dirigée par Lionel Brault, qui a effectué toutes les modifications requises pour la tenue des cours. Le travail accompli par cette équipe a permis de répondre à toutes les attentes de la Division formation et développement qui a reçu de la P.R. un train-école véritablement transformé et adéquat pour le style de cours qu'elle désire y donner.

Ainsi donc, pour leur formation dans le cadre de l'implantation de la conduite à un agent sur la ligne 2, les opérateurs passent de la théorie à la pratique sans déplacement inutile. Une bonne idée qui pourrait peut-être un jour servir à la formation de tout le personnel ayant à travailler dans le métro. L'avenir nous le dira.

Source : Promenade Vol. 24 no 3 mai-juin 1989

Les travaux de réfection de la 20, la S.T.C.U.M. augmente sa clientèle de 25%

Une semaine après le début des travaux de réfection de la route 20, la Société enregistrait une augmentation de quelque 25% de l'achalandage sur la ligne Montréal-Rigaud (de 6 200 à 7 700 voyageurs) et de 20% à bord de ses autobus (de 7 000 à 8 200 usagers).

La S.T.C.U.M. a donc procédé, le 4 mai dernier, à l'ajout d'une voiture supplémentaire sur les trains 12 et 14 qui entrent respectivement en gare Windsor à 7 h 38 et à 7 h 49 et qui sont particulièrement achalandés aux heures d'affluence du matin.

De plus, depuis le 22 mai, la S.T.C.U.M. a mis en service les 24 nouvelles voitures qu'elle a acquises de la firme Bombardier.

Ces voitures, équipées de cabines de contrôle ou de remorques, comptent respectivement 136 et 138 sièges, comparativement aux 109 places assises disponibles dans les wagons actuels.

Pour ce qui est des lignes d'autobus desservant les municipalités de l'ouest de l'île directement concernées par les travaux, la S.T.C.U.M. a conclu une entente avec le ministère des Transports du Québec pour que celui-ci installe des arrêts sur la voie privée, aux intersections voie-réservée-Gauron et voie-réservée-Saint-Joseph. Cette initiative permettra d'améliorer le service offert aux usagers des lignes 190 et 191 et d'assurer une meilleure desserte à la population de Ville Saint-Pierre.

Source : Promenade Vol. 24 no 3 mai-juin 1989

Sécurité dans le transport en commun, la Société y voit !

Augmentation importante des agents de la surveillance dans le métro et à bord des autobus, installation de 110 caméras dans 12 stations de métro, identification du matériel d'urgence dans son réseau souterrain et campagne de sensibilisation du public voyageur. Telles sont, à court terme, les mesures que la Société entend mettre de l'avant pour améliorer la sécurité de sa clientèle et de ses employés.

L'adoption de ce plan d'action fait suite au renouvellement du contrat de travail de la Fraternité des constables et agents de la paix de la S.T.C.U.M., ce qui permet de dégager de nouvelles marges de manoeuvre et d'augmenter les effectifs de surveillance dans l'ensemble du réseau de la Société. C'est ainsi que la Société réaffectera à la surveillance du métro et des autobus 30 agents de surveillance qui étaient assignés à la protection de certaines propriétés de surface. Cette mesure portera à 137 le nombre des agents de surveillance, comparativement à 107 auparavant, soit une augmentation de 30% des effectifs affectés à la surveillance de ses réseaux souterrain et de surface.

Une protection accrue

C'est donc 60 000 heures de plus, sur une base annuelle, que la Société injectera pour assurer une meilleure protection du public voyageur. Ces heures additionnelles de présence, combinées à une nouvelle planification des horaires de travail des agents de surveillance (deux quarts de 10 heures) amélioreront sensiblement la « couverture » dans l'ensemble du réseau et réduiront du même coup le délai de réponse aux appels d'urgence, puisque deux agents patrouilleront quatre stations au lieu de huit, comme c'était le cas antérieurement.

En outre, la Société installera 110 caméras en circuit fermé dans 12 stations de métro (Berri-UQAM, McGill, Snowdon, Lionel-Groulx, Villa-Maria, Plamondon, Lucien-L'Allier, Atwater, Henri-Bourassa, Jean-Talon, Place Saint-Henri et Jarry). Les écrans de surveillance seront placés à la vue du public, à l'extérieur de la loge du changeur. Elles permettront de visualiser et d'enregistrer les incidents de toute nature à survenir dans le métro (vandalisme, personnes suspectes, voies de faits sur les clients, vols qualifiés, vols à la tire, urgence aux personnes en difficulté, etc.). L'implantation du système de caméras, dans les stations identifiées, devrait être complétée au printemps 1990 et si l'expérience s'avère concluante, la Société pourrait étendre ce système à l'ensemble de son réseau souterrain.

Par ailleurs, ces mesures seront soutenues par un programme d'information à la clientèle par lequel le public voyageur apprendra à mieux identifier, sur les quais, les niches d'urgence munies d'un téléphone ainsi que les microphones de secours installés à bord des voitures de métro. Ce programme, qui s'inscrira dans une campagne de sensibilisation à la clientèle, sera mis en application dès l'automne.

À plus long terme, un système de radio-communication dans le métro devrait permettre une intervention plus souple et plus rapide des agents de surveillance. Un projet pilote en ce sens fait présentement l'objet de tests sur la ligne 5 et si les résultats s’avèrent concluants, le système de radio-communication sera implanté d'ici un an.

Une préoccupation majeure

« Déjà, dans son plan d'entreprise 1988-1990, la Société plaçait la sécurité des usagers au cœur de ses préoccupations et cela, même si la protection du public relève d'abord de la juridiction de la police. Les mesures que nous mettons de l'avant témoignent de notre volonté de prendre nos responsabilités de transporteur public. Nous avions annoncé, il y a quelques semaines, que nous allions étudier les moyens qui sont à notre portée pour atteindre cet objectif. Les projets prévus à court terme ainsi que les investissements qui en découlent sont le résultat de cette démarche », a précisé la P.D.G., madame Louise Roy.

Pour sa part, le président du conseil d'administration de la Société, monsieur Robert Perreault a indiqué que le conseil d'administration de l'entreprise avait consenti à dégager des fonds substantiels pour la mise en application de ces nouvelles mesures de sécurité : « Le conseil a accepté d'engager, dès 1989, un budget de 310 000 $ pour assurer une meilleure protection du public voyageur. Le coût de ces mesures représente plus d'un demi-million de dollars sur une base annuelle. C'est dire combien est significatif l'engagement de la S.T.C.U.M. dans le contexte budgétaire actuel. Nous nous réjouissons par ailleurs de la décision des villes de la CUM d'adopter un règlement visant à empêcher le port d'armes sur leur territoire et nous avons l'intention d'apporter les modifications qui s'imposent à notre règlement de façon à harmoniser notre réglementation. »

« Enfin, nous sommes heureux de pouvoir compter sur le soutien de la police de la CUM qui a décidé d'accroître de 10 000 heures la présence policière dans le métro. Cette initiative devrait nous aider à atteindre notre objectif de rendre encore plus sécuritaires les déplacements de la clientèle à bord de nos véhicules et de nos installations », a conclu monsieur Perreault.

Source : Promenade Vol. 24 no 3 mai-juin 1989

Le VIIIe Symposium des métros sur pneumatiques

Du 24 juin au 1er , juillet, le Comité permanent des métros sur pneumatiques tiendra son VIII Symposium à Montréal. La Société organise cet important événement en collaboration avec le Bureau de Transport Métropolitain (B.T.M.).

Le Comité permanent des métros sur pneumatiques est composé de représentants de chacune des sociétés de transport suivantes : la Régie autonome des transports parisiens (RATP), la Sistema de transporte colectivo de Mexico, la Repùblica de Chile - Direcciòn general de metro de Santiago, la Société Lyonnaise de transports en commun - Société économique mixte du métro de Lyon, la Régie de transport de Marseille - Société de métro de Marseille, la Compagnie du métro de Lille Communauté urbaine de Lille et, évidemment, la S.T.C.U.M.

Ce comité a été créé dans le but de permettre aux administrateurs des réseaux exploitant un métro sur pneumatiques de partager leur expérience et de discuter de problèmes spécifiques. Les délégués viendront donc à Montréal pour discuter de sujets techniques dont, entre autres, la détection des anomalies sur pneus ou sur frotteurs, les problèmes de fixation des isolateurs sur les barres de guidage, les orientations prises pour les voies de métro sur pneumatiques, etc.

Le VIIe Symposium s'est tenu à Lille, en mai 1987. Nous recevrons pour une deuxième fois le Comité permanent, puisque nous avions déjà accueilli ses membres dans le cadre des Olympiques, en 1976.

Source : Promenade Vol. 24 no 3 mai-juin 1989

Les dix commandements du voyageur en or

Lors du 5e Salon des aînés qui s'est tenu au Palais des congrès du 16 au 20 mai dernier, la Société a distribué à son stand d'information et d'animation un dépliant fort original qui a eu l'heur de plaire aux nombreux participants.

Il s'agit d'un dépliant intitulé Les 10 commandements du voyageur en or. Vous brûlez d'impatience de les connaître ? Voici en quoi consistent ces règles d'or.

1 - Les heures de pointe j'éviterai
Et les meilleures places je trouverai.

2 - Au tourniquet près du changeur je passerai
C'est l'endroit tout indiqué pour les aînés.

3 - Les lignes de sécurité je respecterai
Afin de vivre longuement en santé.

4 - Si mon parapluie ou mon bikini j'ai oublié
Vite je le récupérerai aux Objets trouvés.

5 - Dans le train de tête je voyagerai
Ainsi plus près de l'opérateur je serai.

6 - En cas d'urgence sur le quai
Le téléphone rouge j'utiliserai.

7 - Pour gagner du temps, avant de monter à bord
Je sortirai toujours mon titre de transport.

8 - Avant de partir, mon chemin je demanderai
Au Service A-U-T-0-B-U-S et à ses gentils préposés.

9 - Dans l'escalier droit ou l'escalier mécanique
La rampe je tiendrai de façon automatique.


10 - À bord ou au quai
Sécurité d'abord, OK ?

Source : Promenade Vol. 24 no 3 mai-juin 1989

Le sens de la flèche

Il y a à peine quelques semaines se terminait dans les tunnels de la ligne 2 du métro, l'installation de flèches signalétiques que plusieurs d'entre vous ont sans doute remarquées.

Installées en-dessous de tous les luminaires, ces flèches de couleur jaune avec lettrage noir, indiquent la direction des stations en amont et en aval.

Les flèches signalétiques ont été mises en place dans le cadre de l'implantation de la conduite à un agent sur la ligne 2. Elles serviront en cas d'évacuation des trains en interstation. En effet, les instructions aux usagers empruntant cette ligne indiqueront le sens de l'évacuation par la mention de la station vers laquelle se diriger.

De plus, parce qu'elles permettent une évacuation plus sécuritaire et facilitent le travail des employés en cas d'urgence, ces flèches seront bientôt installées dans tout le réseau du métro.

Source : Promenade Vol. 24 no 3 mai-juin 1989

Fini les files d'attente !

La venue des lecteurs à la volée a créé certains désagréments aux employés. « À tous les débuts de mois, je suis obligé de subir de longues files d'attente pour prendre le métro », nous disaient plusieurs d'entre eux.

Le problème paraît simple, mais les solutions ne sont pas évidentes. Il n'est pas nécessairement facile d'émettre et de remettre en temps un titre de transport pour plus de huit mille personnes une fois par mois. Mais si ce n'était qu'une fois par année, cela deviendrait moins compliqué.

C'est ce que nous pourrons vérifier, car le 1er septembre 1989, nous remettrons une carte magnétique valide pour un an à tous les employés ainsi qu'à nos retraités.

Une innovation conçue par nos employés, pour nos employés

Ce titre de transport valide pour un an est une innovation sans précédent à la S.T.C.U.M. Tous les commentaires seront les bienvenus à son sujet. S'il est efficace, laissez-nous le savoir. S'il présente des inconvénients, dites-le nous aussi. Nous essaierons de le rendre excellent : un produit conçu par nos employés, pour nos employés. On s'en parle ?

Ne pas confondre

Attention, la carte magnétique ne remplace pas votre carte d'employé. Celle-ci reste votre pièce pour vous identifier sur les différents lieux de l'entreprise. D'ailleurs, comme elle commence à se faire vieille (elle a plus de cinq ans), nous allons la rafraîchir.

Depuis le mois de juin et pendant les mois qui vont suivre, le Service de la surveillance contactera tous les employés, division par division, pour obtenir de nouvelles photos. Au fur et à mesure qu'il les recevra, il produira les nouvelles cartes et vous les expédiera.

Les personnes qui ont changé leurs lunettes ou leur coiffure vont sans doute être contentes ! Celles qui trouveront qu'elles ont vieilli le seront-elles un peu moins...

Or, distinguez bien la carte magnéique - votre titre de transport - et la carte d'employé - votre carte d'identification sinon, vous pourriez être confondus !

Source : Promenade Vol. 24 no 4 juillet-août 1989

Entrée en vigueur du règlement sur le port des armes blanches

C'est depuis le 1er, août dernier qu'est entré en vigueur le nouveau règlement de la S.T.C.U.M. sur l'utilisation des armes blanches dans les véhicules et dans les immeubles de la Société.

À son assemblée publique du 6 juillet 1989, le conseil d'administration de la Société a en effet adopté un règlement interdisant à quiconque « d'être en possession d'un couteau, d'une épée, d'une machette ou d'un autre objet similaire sans excuse raisonnable ».

En vertu de ce nouveau règlement, les agents de surveillance pourront, s'ils constatent une infraction, interpeller le contrevenant qui pourrait, s'il est reconnu coupable de possession d'une arme blanche sans motif valable, être passible d'une amende d'au plus 500 $. Dans le cas d'une deuxième offense et ce, à l'intérieur d'une période de deux ans, le règlement prévoit des amendes d'au moins 200 $ et d'au plus 1000$.

Cette modification au règlement CA-3 concernant le transport et la conduite des personnes dans les véhicules et les propriétés de la Société fait suite à une recommandation du comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal invitant les municipalités de la CUM ainsi que la S.T.C.U.M. à réglementer le port des armes blanches dans leur territoire respectif.

Source : Promenade Vol. 24 no 4 juillet-août 1989

Expérience pilote de taxi collectif, une première !

Depuis le 24 juin dernier, la Société expérimente une nouvelle forme de transport en assurant la desserte du Musée d'art contemporain de la Cité du Havre par taxi collectif. La liaison est assurée les fins de semaine, de midi à 18 h, aux 30 minutes.

La formule est relativement simple. Moyennant un déboursé de 1 $ (aller simple), les clients peuvent monter à bord d'une voiture-taxi effectuant le service entre la station de métro Bonaventure et le Musée d'art contemporain. Ils ne bénéficient toutefois pas du privilège de correspondance avec le réseau régulier de la S.T.C.U.M.

Ce projet a été entériné par le conseil d'administration de la Société et est financé par la S.T.C.U.M. à même son budget d'opération. Si l'expérience s'avère concluante, elle pourrait se prolonger au-delà du 16 décembre 1989, date de la fin du projet.

Une évaluation sommaire nous permet déjà de dire que ce mode de transport est apprécié du public puisqu'il facilite les déplacements et est très abordable.

On peut se procurer les horaires du taxi collectif dans les stations de métro Berri-UQAM, Champ-de-Mars, Place-d'Armes, Square-Victoria et Bonaventure. Il s'agit d'en faire la demande aux changeurs.
Profitez de ce nouveau service rapide et économique et bonne visite !

Source : Promenade Vol. 24 no 4 juillet-août 1989

6 millions de dollars pour la radiocommunication dans les autobus

Le conseil d'administration de la S.T.C.U.M. a autorisé, à son assemblée publique du 6 juillet, un emprunt de 6 100 000 $ pour financer l'acquisition d'un système de radiocommunication à bord de notre flotte d'autobus.

Ce système, qui permettra aux chauffeurs d'avoir un contact direct et permanent avec le Centre de coordination de surface, fait actuellement l'objet d'un appel d'offres auprès de firmes spécialisées et c'est en novembre que la Société devrait recevoir les devis techniques relatifs aux projets les plus susceptibles de répondre à ses besoins.

À cet égard, la Société privilégie un mécanisme avec voyants lumineux clignotants qui donnera au personnel du Centre de coordination de surface la possibilité d'intervenir rapidement et efficacement, advenant une situation anormale à bord des autobus.

L'implantation d'un système de radiocommunication s'inscrit au nombre des mesures concrètes que la Société a prises pour assurer à ses employés et à sa clientèle une meilleure sécurité dans ses véhicules et dans ses installations.

Ainsi, la S.T.C.U.M. augmentera de 30 % la surveillance dans son réseau en réaffectant dans le métro et dans les autobus des agents de surveillance assignés à la protection de ses propriétés. Cette mesure permettra de porter de 107 à 137 le nombre des agents de surveillance affectés à la sécurité des employés et de la clientèle. En ce qui a trait à la surveillance des propriétés, le conseil d'administration de la Société a octroyé à une agence privée de sécurité le soin de veiller à la protection des immeubles et terrains.

Enfin, la Société installera 110 caméras en circuit fermé dans 12 stations de métro identifiées afin de visualiser et d'enregistrer les incidents de toute nature qui pourraient éventuellement s'y produire.

Source : Promenade Vol. 24 no 4 juillet-août 1989

Un module d'affichage rempli d'Information

Le mois de septembre verra l'implantation d'un nouveau concept d'information à la clientèle : il s'agit d'un module d'affichage fixé aux poteaux des arrêts d'autobus, servant à renseigner le public de façon détaillée sur les horaires et parcours de nos lignes.

Le module est composé d'un support métallique recouvert d'une vitre en verre trempé très résistant, dans lequel on pourra insérer, pour un circuit donné, une affiche indiquant les premiers et derniers départs, la fréquence du service dans une horloge de 24 heures, et un schéma du parcours au bas du panneau.

Ce type d'affichage est déjà utilisé dans certaines villes nord-américaines, notamment à Toronto. Le concept pourrait d'ailleurs représenter une alternative très efficace pour annoncer les changements d'horaires ou de parcours sur le réseau, si on pense aux dépliants et autocollants généralement utilisés.

Par surcroît, au dos de chaque panneau informatif se trouvera toujours un autre module à vocation publicitaire, ce qui permettra au projet de s'autofinancer et même de générer des profits. La firme soumissionnaire Flashmédia sera responsable de la réalisation du projet, incluant la vente de publicité, la distribution des affiches et l'entretien. Son contrat prévoit une remise de 25 % de son profit net à la S.T.C.U.M., qui n'aura aucun déboursé à faire.

Chaque module coûte environ 100 $ auxquels s'ajoutent les frais d'opération, alors que le revenu brut potentiel par unité se situe autour de 700 $ annuellement. Selon le responsable du dossier, André Perron, administrateur de projets à la Direction exécutive - Planification et action commerciale, les revenus pour la Société se chiffreraient entre 75 000 $ et 100 000 $ sur les cinq ans de la durée du contrat.

Le concept étant nouveau à Montréal, l'entreprise a privilégié une implantation graduelle et stratégique dans le réseau. Ainsi, en septembre prochain, 400 arrêts situés aux abords des stations de métro et à certains points de correspondance seront équipés de deux modules chacun et on couvrira 200 autres arrêts d'ici l'automne.

« Si la réaction du public est aussi favorable que prévue, nous verrons alors à implanter le concept dans l'ensemble des municipalités de la CUM », conclut André Perron.

Source : Promenade Vol. 24 no 4 juillet-août 1989

Les autobus sont dotés de nouveaux postes de conduite

Conduire un autobus ne sera plus jamais le même exercice d'ici peu. Rien n'y paraîtra à première vue, mais tous les chauffeurs qui s'installeront au volant de leur mastodonte n'en croiront pas leur dos ! La S.T.C.U.M. entreprendra cet automne un ambitieux programme de réaménagement du poste de conduite de tous ses autobus. D'ici cinq ans, tous les véhicules seront dotés d'un nouveau siège ergonomique, d'un volant inclinable et d'un réarrangement des principales manettes comme celle de l'ouverture des portes. Révolution, vous avez dit ? Tout autant que lorsque nos grands-parents ont troqué leur chaise berçante pour un confortable fauteuil « lazy-boy ».

Il faut s'être enfoncé au moins une fois dans le nouveau siège fabriqué par la compagnie allemande Recaro pour se rendre compte de la différence de confort par rapport aux anciens sièges. Si une comparaison s'impose, il faut plutôt regarder du côté des voitures luxueuses, rien de moins. Les nouveaux sièges, montés sur coussinet d'air, possèdent huit ajustements pour satisfaire les conducteurs les plus exigeants. Ils assureront un meilleur appui lombaire grâce à de petits sacs gonflables, un meilleur appui de la tête grâce à un appui-tête réglable et un coussin cervical. Fini le temps ou le chauffeur devait s'appuyer sur la main courante pour ne pas tomber à chaque virage. Maintenant place au support latéral réglable.

Adieu maux de dos, bienvenue confort

La S.T.C.U.M. a procédé, paritairement avec la Fraternité des chauffeurs d'autobus, à des études médicales et ergonomiques à partir de 1986 afin d'améliorer le poste de chauffeur et éliminer ainsi les maux de dos chroniques. Résultat : un tout nouvel espace de conduite revu et corrigé. Les nouveaux autobus seront dotés d'un volant inclinable, d'une boîte émettrice ajustable, d'une paroi du chauffeur reculée et de commandes beaucoup plus facilement accessibles. Exemples : on reculera le boîtier des clignotants ; on installera également du côté droit un rétroviseur commandé électriquement et muni d'un dispositif de dégivrage ; la double convexité de ce rétroviseur, horizontale et verticale, élargira le champ de vision du chauffeur pour plus de sécurité lors de la conduite du véhicule ; tous les autobus seront aussi dotés d'un deuxième rétroviseur, de forme convexe, installé du côté gauche. Toutes ces améliorations n'ont qu'un but : éliminer le plus possible les occasions où le chauffeur aura à se déplacer sur son siège. De cette façon, la santé dorsale de tous s'en trouvera grandement améliorée. Rappelons que les mauvaises conditions de conduite se traduisaient par 30 000 journées de travail perdues, totalisant près de six millions de dollars annuellement. Sans compter les 5 000 jours perdus seulement pour les accidents reliés à l'ajustement du miroir des autobus.

Des essais concluants

Tous ces changements ont été adoptés à la suite d'une longue période d'essai sur route à laquelle ont participé vingt chauffeurs de la Société. Onze hommes et neuf femmes, de différentes tailles, se sont donc installés au volant d'un autobus modifié pendant huit semaines chacun, soit durant les mois de mai et juin 1988. Ils ont eu la chance de tester les différentes possibilités des nouveaux équipements du poste de conduite et ce, dans toutes les circonstances que doit rencontrer un chauffeur dans l'exercice de ses fonctions. Les résultats ont été plus que concluants, particulièrement en ce qui concerne l'ajout d'un volant inclinable, caractéristique qui a soulevé l'enthousiasme des « Pilotes d'essai ».

Quand pourrons-nous expérimenter ces nouvelles merveilles ?

De la mi-octobre à décembre prochain, les 59 nouveaux autobus livrés à la S.T.C.U.M. seront tous équipés de ces améliorations. Ces autobus seront répartis dans les centres de transport Legendre, Namur et Saint-Laurent. Un programme de formation sera mis en place pour permettre à tous les chauffeurs de se familiariser avec la bonne utilisation des nouveaux sièges Recaro. En 1990, 79 nouveaux autobus feront leur entrée en service, eux aussi dotés de ces mêmes équipements. Quant aux véhicules actuels, ils seront convertis à raison de 200 autobus par année d'ici cinq ans.

Dorénavant, conduire un autobus ne deviendra pas nécessairement un jeu d'enfant, mais les chauffeurs pourront au moins dire qu'ils n'en ont plus plein le dos !

Source : Promenade Vol. 24 no 4 juillet-août 1989

Qui a changé le National 70 ?

Parallèlement au Programme de modification des postes de conduite des autobus, qui s'échelonnera sur une période d'environ cinq ans, une autre action a été entreprise pour améliorer la condition des chauffeurs. En effet, le siège de modèle National 70 sera désormais plus confortable et mieux adapté à leurs besoins. Grâce à qui ? Grâce aux efforts collectifs de toute une équipe d'employés, coordonnée par un analyste de l'assurance de la qualité de la Direction exécutive Construction et entretien majeur.

« Toute une idée ! »

« Toute un idée ! », nous dit Marcel Dubord, analyste en assurance de la qualité. « Une trentaine de personnes ont contribué au projet. Elles ont utilisé leur expérience et leur compétence pour parfaire la réparation et l'installation du siège de la loge du chauffeur d'autobus. »

Une équipe du Centre de transport Saint-Denis, composée de chauffeurs et de réparateurs de châssis, et une seconde équipe du Centre d'entretien majeur des autobus, composée d'un soudeur, d'un rembourreur et d'un machiniste, ont réalisé le travail. Les gens des études techniques ont prêté main forte pour régler de multiples détails et pour consigner toutes les informations. À chaque étape du développement, tous les membres ont validé les travaux. C'est là une garantie de l'excellence du résultat.

L'expérience est concluante puisque cette révision aura des effets agréables pour tous les chauffeurs utilisant le siège de type National 70.

De l'avis d'un soudeur

Adrien Gagné nous a donné son opinion à propos de cette expérience : « Le travail de chaque membre de l'équipe a permis de fabriquer adéquatement de nouveaux gabarits. Grâce à ces gabarits, chaque siège National 70 répond aux exigences exprimées par les chauffeurs. »

Une autre initiative suscitée par la gestion de la qualité.

À preuve que ...

Source : Promenade Vol. 24 no 4 juillet-août 1989

La grande campagne de sécurité « Voyager en paix ! »

Depuis quelques jours, notre grande campagne de sécurité - dont l'audace et l'originalité suppléent au manque de moyens financiers - bat son plein. Objectif : sensibiliser les employés, la clientèle et la population au phénomène de la violence et aux mesures à prendre pour en atténuer les effets.

On le sait, la violence est un phénomène social qui doit être retourné à la société. La S.T.C.U.M. n'est pas responsable de la violence, mais elle en est le théâtre. Elle ne peut donc s'en laver les mains et ne rien faire puisqu'elle est consciente de ses responsabilités envers ses employés et ses clients. C'est pourquoi, en plus des mesures prises et annoncées, elle a étudié très sérieusement les besoins exprimés.

« Nos recherches ayant démontré qu'il était très important pour les clients de pouvoir " rejoindre quelqu'un en cas de nécessité " et pour nos chauffeurs d'autobus que le clignotant Police 9-1-1 soit encore mieux connu, nous devions rappeler l'existence de ces clignotants, ainsi que celle des téléphones sur les quais de métro et des interphones à bord des voitures de métro des lignes 2, 4 et 5. Seulement, il ne suffisait pas de les annoncer, il fallait aussi placer ces annonces dans le contexte de violence urbaine et sociale pour rendre les communications plus efficaces », allègue le directeur du Service des communications.

Une campagne audacieuse

« C'est pourquoi nous avons opté pour une campagne audacieuse qui place à côté de l'emblème institutionnel de la S.T.C.U.M. et du pictogramme du métro, un symbole qui ressemble étrangement à ce dernier, qui est universellement reconnu, et qui n'a ni langue ni nationalité: le symbole de la paix ! », poursuit-il.

Le message est clair : « La paix dans le métro. La paix dans l'autobus », disent les affiches apposées près des emblèmes. Mais qui donc a collé ces affiches sur les murs du métro et sur la carrosserie des autobus ? On ne le sait pas. Et c'est là l'intérêt. C'est assez bien fait pour que ça puisse être la S.T.C.U.M. elle-même qui les ait apposées mais, comme il y a un léger défaut, il se peut également que ce soit des clients, des jeunes, des moins jeunes qui l'aient fait. N'importe qui ! C'est un cri du coeur.

Par la suite, on lève le voile. La campagne signée commence : des annonces dans les journaux feront connaître « Trois moyens pour voyager en paix ! » : les téléphones et les interphones (désormais bien identifiés par des pictogrammes officiels de téléphones d'urgence) ainsi que le 9-1-1. Une campagne d'affichage les rappellera à bord des véhicules et des installations tout au long de novembre.

Cette campagne est fort importante pour l'entreprise. Elle démontre à quel point la S.T.C.U.M. assume ses responsabilités et se préoccupe de la sécurité de ses employés et de sa clientèle. Souhaitons qu'elle ait tout l'impact désiré !

Source : Promenade Vol. 24 no 5 septembre-octobre 1989

La Caisse d'économie des employés de la S.T.C.U.M. Un service sur mesure !

Le personnel de la S.T.C.U.M. peut bénéficier d'un service personnalisé en adhérant à la Caisse d'économie des employés de la S.T.C.U.M. Située sur le boulevard Saint-Laurent, à l'angle de la rue Crémazie, elle offre les mêmes services que toute institution financière et, dans bien des cas, à meilleur prix !

Fondée en 1950, la Caisse d'économie fait partie du réseau des Caisses Desjardins et gère un actif de plus de 35 millions de dollars. C'est donc une institution importante qui est entièrement tournée vers les services à sa clientèle : les employés et retraités de la S.T.C.U.M. L'approche qui y est développée fait en sorte que lorsque vous entrez dans la caisse, vous vous sentez comme chez vous. Vous êtes un membre privilégié et vos besoins financiers sont pris en considération. Le personnel compétent est là pour vous aider et répondre à vos questions.

Déjà, plus de 7 000 personnes, employés et retraités, en sont membres. Ils profitent d'une gamme d'avantages variés que ce soit au chapitre de l'épargne ou à celui du crédit. Rappelons que les frais de service et autres sont en-dessous de ceux du marché. Le renouvellement d'une hypothèque, l'émission de chèques de voyage, le transfert entre comptes, le contrordre de paiement et la certification de chèque, quant à eux, ne coûtent rien.

Or, profitez d'un service sur mesure ... Devenez membre de la Caisse d'économie des employés de la S.T.C.U.M. C'est un choix logique ! Chaque visite vous le prouvera !

Source : Promenade Vol. 24 no 5 septembre-octobre 1989


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