Mes archives sur la STCUM

1990


L’ORT (Organisme régional de transport)

Le début d'un temps nouveau pour le transport en commun

Quand les élus municipaux de la région métropolitaine ont annoncé la création d'un Organisme régional de transport en septembre dernier, toute la population s'est réjouie de savoir que les coûts de transport en commun allaient, de façon générale, baisser.

La campagne publicitaire, orchestrée par le Service des communications de la Société en collaboration avec les deux autres sociétés de transport, n'est pas passée inaperçue, autant par son thème, le ZIP-ZIP, que par son visuel et la chanson qui en prolongeait la portée à la radio.

En outre, dès janvier, le nombre de cartes régionales vendues dépassait fortement les prévisions annoncées : 12 000 cartes vendues sur l'île de Laval, contre 6 000 prévues ; sur la rive sud, 12 000 cartes ont été distribuées chez les dépositaires de titres, à leur demande, contrairement à des prévisions de 8 000.

Quant aux trains de banlieue, ils sont à se refaire une clientèle puisque jusqu'à Pointe-Claire et jusqu'à Laval sur le Lac, il n'en coûte que 42 $ par mois pour voyager jusqu'au centre-ville et dans tout le réseau du métro ! Il était grand temps que l'on pense à amalgamer les réseaux de nos transports en commun. La communauté entière en profite et en tire avantage.

Source : Promenade 25 no 1 janvier-février 1990

Les prix CSST 1989

Une mention à la STCUM

Le concours annuel de la CSST remporte beaucoup de succès auprès des entreprises, des travailleurs et des travailleuses. En effet, pour sa deuxième édition, dont le thème était Partenaires dans la prévention, 386 candidatures ont été soumises.

Dans la catégorie très grande entreprise (500 travailleurs et plus), la sous-section 05574 mécanique des bâtiments de la STCUM s'est hissée au rang des finalistes et mentions avec son appareil de levage pneumatique mobile pour l'entretien des vérins de caisse et bogies de voitures de métro.

Mentionnons que dans cette catégorie, c'est à l'entreprise Roland inc., à ses travailleurs et au comité de santé et de sécurité de l'usine de Saint-Jérôme, qu'a été attribué le premier prix, pour un procédé de cadenassage rendant les machines inopérantes lors de travaux d'entretien et de réparation.

Source : Promenade Vol. 25 no 1 janvier-février 1990

Métro d'art

Quand l’art vient nous narguer

Du 2 décembre au 14 janvier dernier, le métro a été l'hôte de l'exposition Métro d'art, organisée par la Galerie Powerhouse.

Préparé par Noreen Gobeille et Renée Lavaillante qui y ont consacré près d'un an, cet événement artistique, concordant avec le 16e anniversaire de la galerie, a réuni 12 artistes qui ont exposé leurs oeuvres dans sept stations de la ligne 2.

Les collaborateurs à la STCUM n'ont pas manqué puisque le vernissage s'est tenu au Plateau Youville. L'installation et l'approbation des emplacements ont été assurées par la Planification et services techniques du métro et par la Construction et entretien majeur ; les Communications se sont occupées de la promotion du projet ; et le tout a été parrainé par la Planification et action commerciale.

Certaines artistes avaient choisi d'étonner, de surprendre le voyageur dans son déplacement (stations Crémazie et Jean-Talon). D'autres avaient préféré rester discrètes (stations Laurier, Sherbrooke et Snowdon). Cette exposition originale a été très remarquée. D'ailleurs, dans les jours qui ont suivi l'inauguration de Métro d'art, la plupart des quotidiens de la région, ainsi que certaines émissions culturelles radiophoniques, en avaient tiré des reportages fort intéressants. Souhaitons que l'expérience se renouvelle !

Source : Promenade Vol. 25 no 1 janvier-février 1990

Stationnement incitatif

Le projet du métro Radisson

En prévision du grand bouleversement routier que nous allons subir dès ce printemps, la CUM et la STCUM ont mis sur pied un projet de stationnement incitatif. Ce projet a pour but d'inciter les automobilistes qui voyagent jusqu'au centre-ville tous les matins, de laisser leur voiture à une station de métro en périphérie et de se rendre au travail en métro.

C'est à la station Radisson, face à la Place Versailles, que ce projet-pilote a finalement pris forme. Pouvant accueillir 300 voitures, ce stationnement sera réservé exclusivement aux détenteurs d'un permis spécial qui sera accordé sur présentation d'une CAM valide. Ce permis, valide pour un mois, sera renouvelable à l'achat d'une nouvelle CAM.

Le gouvernement provincial suit cette affaire avec beaucoup d'intérêt et pourrait même ajouter de cinq à six cents places si le projet s'avère profitable. De plus, ce projet servira de base à la mise sur pied d'autres stationnements incitatifs qui seront disséminés sur le territoire de la CUM.

Source : Promenade Vol. 25 no 1 janvier-février 1990

Nouvelle campagne sur les poussettes

Nous vous avions annoncé dans le dernier numéro de Promenade la formation d'un groupe de travail sur les règlements visant la clientèle qui prend le métro ou l'autobus avec des enfants en poussette de même que la tenue de groupes de discussion avec des employés et des clients afin de mesurer leurs attentes et leurs besoins à ce sujet.

Des chauffeurs, des chefs d'opération, des changeurs, des opérateurs, des gérants de station, des agents de surveillance et diverses catégories de clients ont participé à cette recherche. Les conclusions étant claires, voici les orientations que le groupe de travail a retenues :

  • sensibiliser les clients à l'importance de plier la poussette chaque fois que possible
  • informer adéquatement les employés du fait que les clients ne sont pas obligés de plier la poussette, mais que c'est un conseil qui leur est donné

Selon le rapport de recherche, il est évident que les clients - avec poussettes - doivent êtres informés des risques encourus lors de l'utilisation de la poussette et des précautions à prendre pour agir de la façon la plus sûre possible. Leur manque de conscience des dangers a été soulignée à plus d'une reprise, et leur manque d'information est aussi apparu très clairement.

Il est donc primordial de les sensibiliser à toute cette question, de leur fournir des explications qui les inciteront à la prudence. Cette éducation doit également viser les autres voyageurs : il faut développer chez eux le sens du civisme et les convaincre qu'aider un client avec poussette - au même titre qu'une personne âgée ou handicapée - contribuera à donner aux transports en commun une atmosphère agréable et accueillante.

Pour ce qui a trait aux employés, il ressort « qu'on doit les former en leur donnant une ligne de conduite uniforme et des arguments qui convaincront les clients du bien-fondé de leurs explications en matière de sécurité ».

Enfin, « cette campagne de communication devrait promouvoir une image accueillante pour les enfants et leurs parents. Elle devrait aussi être réaliste, de même que percutante, variée et accrochante pour éviter la banalisation. »

Le Service des communications mènera donc dans les mois à venir une campagne sur les comportements sécuritaires qui, en plus de la question des poussettes, traitera aussi des règles de prudence dans les escaliers mécaniques.

À suivre...

Source : Promenade Vol. 25 no 1 janvier-février 1990

Le 24013

Il est jeune. Il est maquillé. Il est super !

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le 24013, nous tenons à vous rassurer... Il ne s'agit pas du numéro d'identification d'un nouvel employé, mais bien celui du Superbus promotionnel de la STCUM. Et, comme en 1988, les écolières et les écoliers du Montréal métropolitain ont la chance, cette année encore, de participer à un concours de dessin visant à maquiller le véhicule, et ce, dans le cadre du Salon international de la jeunesse.

Commandité par la Régie de l'assurance-automobile du Québec, le concours STCUM a été lancé le 6 décembre dernier lors d'une conférence de presse qui avait lieu au Jardin Botanique. Les écolières et les écoliers avaient jusqu'à la fin du mois de janvier pour soumettre leurs dessins ayant pour thème « La sécurité routière. Moi, j'embarque ! ».

C'est le 23 mars, au moment de l'ouverture officielle du Salon, qui se déroulera jusqu'au 1er avril à l’aréna Maurice-Richard, que sera dévoilé le nom de la personne gagnante. Elle méritera 500 $ ... et la satisfaction de voir son oeuvre reproduite sur l'autobus qui pavanera dans les rues de la ville durant une année entière.

Bien présente au Salon international de la jeunesse depuis quatre ans, la STCUM ne passe pas inaperçue ! En effet, son stand d'animation remporte toujours un vif succès. Et pour cause ! Le gentil animateur Richard Des Chatelets (le GA !), conseiller en relations publiques, et les membres de l'équipe divisionnaire « embarquent » littéralement les jeunes dans le transport en commun. Concours, jeux récréatifs et informations variées, rien n'est laissé au hasard pour promouvoir l'esprit civique et la sécurité dans nos transports. Et les jeunes, ils embarquent à plein !

Source : Promenade Vol. 25 no 1 janvier-février 1990

Plus de 100 ans d’histoire

Le 27 novembre 1861, les résidents de Montréal s'éveillent à une nouvelle réalité : le transport en commun. La Montreal City Passenger Railway Company inaugure un service d'omnibus tirés par des chevaux. Le circuit est délimité par les rues du Havre et McGill, Notre-Dame et Saint-Jacques.

Le conducteur, assis fièrement sur son omnibus, porte une tunique boutonnée jusqu'au cou et un pantalon de grosse étoffe de couleur foncée. Le képi, comme le reste de l'uniforme, ressemble aux uniformes portés par les conducteurs de chemin de fer, lui-même d'inspiration militaire. L'histoire des uniformes à la STCUM venait de débuter.

Pendant des années, l'uniforme des conducteurs d'omnibus ne subira que peu de modifications. Il faudra attendre la mise en service des tramways électriques, en 1892, pour voir l'uniforme se transformer un peu. C'est notamment à cette époque que le fameux « bleu STCUM » fait son apparition. Cette couleur, les conducteurs de tramways la conserveront jusqu'à la mise au rancart du dernier tramway au « dépôt » de la rue Mont-Royal, le 30 août 1959.

En 1919, un nouveau mode de transport en commun est proposé au public voyageur : l'autobus, dont seulement deux exemplaires sont mis en service sur la rue Bridge. Il faudra attendre 1925 pour voir ce véhicule de transport urbain s'imposer. Dès le départ, les conducteurs d'autobus porteront un uniforme différent de leurs confrères des tramways, un uniforme gris Oxford d'inspiration nettement militaire. Cette inspiration militaire s'est transformée après la guerre en inspiration policière. La petite histoire veut que les « gars des autobus » regardaient de haut les « gars des tramways ». Il y avait à tout le moins une certaine rivalité.

Mais à cette époque, il n'y avait pas de quoi snober personne. Les deux catégories d'employés devaient porter des uniformes taillés dans une étoffe très épaisse et très lourde qui n'empêchait personne de geler pour mourir pendant les gros froids et de suffoquer pendant les grosses chaleurs. Les dirigeants de la Compagnie de transport, d'anciens militaires, étaient très stricts et ne permettaient aucun manque à l'étiquette du port de l'uniforme.

Même s'il faisait 90 degrés dehors, les chauffeurs ou les conducteurs devaient porter la chemise boutonnée jusqu'au cou, la cravate, la petite veste et le veston. Et comme si ce n'était pas assez chaud comme cela, le port du képi était obligatoire. Malheur à celui qui ne frottait pas suffisamment les boutons de cuivre de son uniforme, des boutons inusables qu'on décousait et qu'on recousait sur le nouvel uniforme ! Le fautif pouvait être sûr d'encourir une pénalité.

Encore au début des années 1960, le règlement restait sensiblement le même. L'administration du temps imposait des suspensions aux chauffeurs qui osaient conduire sans cravate et sans casquette. Il fallut une guerre d'usure pour que les dirigeants de la Compagnie de transport se décident à assouplir les règlements. Toujours à cette époque, les chauffeurs arboraient sur une manche de leur veston de petites barres indiquant leurs années de service. Chaque petite barre représentait cinq années de service. En 1965, après des demandes répétées de la part des chauffeurs, cette pratique a cessé.

L'année 1976 devait constituer une année importante dans l'histoire des uniformes à la STCUM. Pour la première fois, depuis la création du service d'autobus un demi-siècle plus tôt, l'uniforme des chauffeurs allait changer radicalement d'allure : une nouvelle coupe et une nouvelle couleur lui donnaient alors un genre tout à fait différent.

Fin 1985, la Société présentait le nouvel uniforme des chauffeurs dont le design avait fait l'objet d'un concours auprès des écoles de mode et de couture de la région de Montréal. L'uniforme, qui devait entrer en service en 1986, avait toutefois été rejeté par les chauffeures puisque la coupe du vêtement ne satisfaisait pas à leurs besoins.

Et puisqu'il faut boucler la boucle, nous voilà maintenant en 1989 avec un nouvel uniforme à qui l'on souhaite une longue et fructueuse carrière pour le plus grand bénéfice des employés et des usagers de la STCUM.

Source : Promenade Vol. 25 no 1 janvier-février 1990

Un comité pour améliorer l’accessibilité aux personnes âgées et à mobilité réduite

Le conseil d'administration de la STCUM a autorisé, à sa dernière assemblée publique de 1989, la formation d'un comité qui sera chargé d'étudier des solutions pour améliorer l'accessibilité de son réseau régulier aux personnes âgées et à mobilité réduite.

Ce comité aura pour mandat de prévoir la demande accrue de services et d'étudier les besoins spécifiques de cette clientèle qui, selon un rapport sur le développement social et démographique rendu public par le Conseil des affaires sociales du Québec, devrait constituer une partie importante de la population au cours des prochaines décennies.

Cette tendance marquée du vieillissement de la population, tant au Québec que dans l'ensemble des municipalités de la Communauté urbaine, la STCUM fait plus que l'observer, elle va résolument de l'avant et s'apprête, par le biais de ce comité, à envisager des solutions concrètes pour répondre adéquatement aux éventuels besoins de ces personnes. Le comité a déjà identifié la clientèle dite à « mobilité réduite ». Elle comprend :

  • les personnes qui ne peuvent marcher plus de cent ou deux cents mètres sans difficulté
  • les personnes qui ne peuvent gravir facilement la première marche de l'autobus
  • les personnes qui ne peuvent attendre debout l'autobus plus de quelques minutes
  • les personnes qui ne peuvent gravir plus d'une douzaine de marches dans une station de métro
  • les non-voyants, les amblyopes ou les personnes qui ont une acuité visuelle réduite
  • les personnes handicapées intellectuellement qui présentent de la difficulté à s'orienter dans le réseau
  • les personnes qui connaissent des problèmes de coordination de mouvements, etc.

On peut également ajouter à cette liste toutes les personnes qui éprouvent momentanément des problèmes de mobilité, comme celles qui sont accompagnées de jeunes enfants, celles qui transportent des colis ou encore celles ayant subi une blessure (fracture).

Le comité, qui est présidé par Mme, Sybil Murray-Denis, est composé de huit membres, dont MM. Malcolm C. Knox, maire de Pointe-Claire et membre du conseil d'administration de la STCUM, et Pierre Giard, directeur Aménagement et concertation, à la Société.

Le comité pourrait déposer un premier rapport d'étape au printemps et présenter ses recommandations aux membres du conseil d'administration de la Société dès l'automne 1990.

Source : Promenade Vol. 25 no 1 janvier-février 1990

L’environnement

Au cœur des débats publics

La protection de l'environnement est un sujet chaud qui ne laisse personne indifférent. En décembre dernier, madame Louise Roy, présidente-directrice générale, était invitée à participer à l'émission Droit de parole, animée par Claire Lamarche, portant sur le sujet suivant : « Pour protéger l'environnement, faut-il s'en prendre à l'automobile ? »

Bien que les participants à la réunion-débat n'en soient pas venus à un consensus sur la question, il demeure, malgré leurs intérêts variés, que tous étaient favorables à l'amélioration du transport en commun.

Selon madame Roy, il faut avoir une vision de restriction de l'automobile pour ne pas asphyxier nos villes, voire la planète. Le transport collectif offre une alternative à l'automobile qui présente une menace pour la qualité de l'air, qui constitue une perte de temps par la congestion qu'elle génère et qui brise l'harmonie de l'organisation de l'espace.

Des solutions

Les personnes invitées ont amené diverses solutions pour protéger l'environnement : le covoiturage, l'instauration des horaires variables, l'aménagement de couloirs réservés aux autobus, le taxi collectif, le vélo ( ! ), etc. Toujours selon madame Roy, le transport en commun demeure la réponse aux déplacements de masse, particulièrement ceux qui s'effectuent entre le domicile et le travail.

Face au diagnostic posé, « la gestion partagée de la voirie » améliorera la situation. De plus, « des politiques de stationnement et de circulation permettant un traitement préférentiel aux véhicules de transport collectif » sont également du nombre des mesures qui peuvent convenir aux gens qui cherchent la rapidité.

La volonté politique actuelle y est pour beaucoup. Comme on le sait, un milliard de dollars sera injecté pour la modernisation de la ligne ferroviaire Montréal/Deux-Montagnes, le prolongement du métro vers Laval et l'est de Montréal. Dans les prochaines années, le transport en commun sera donc mis au défi. Le métro offrira encore des déplacements rapides vers le centre-ville et, le train, le confort. Le défi sera particulièrement intéressant pour les déplacements des populations de banlieue... Il faudra planifier des formules adaptées aux besoins périphériques : véhicules plus petits, véhicules plus grands ? Les avenues sont nombreuses.

Au terme de l'émission, un sondage réalisé auprès de 1330 téléspectateurs a révélé que 670 personnes étaient d'accord avec la question initiale et 660 contre. Ce qui a permis à la Présidente directrice générale d'affirmer que nous nous trouvons actuellement dans « une jonction assez critique ». Et, de conclure, « les gens réalisent qu'il y a des choses importantes qu'on doit faire pour protéger l'environnement, mais on est pas encore passé de l'autre côté ». Il est cependant impérieux d'agir. Vite.

Source : Promenade Vol. 25 no 1 janvier-février 1990

Dans le métro et l'autobus

Un sondage pour mieux connaître le profil de nos clientèles

La STCUM a entrepris à la fin du mois de janvier une enquête sur le taux d'utilisation des différents titres de transport afin de mieux cerner nos clientèles et d'améliorer ainsi le service offert aux usagers du transport en commun.

Cette enquête se poursuivra toute l'année. Elle sera menée auprès de 4 800 clients tant détenteurs de la CAM et de la carte régionale qu'utilisateurs occasionnels défrayant leur passage en espèces.

Carnet de bord et questionnaire

Les clients porteurs de la carte mensuelle ou de la carte régionale qui participent à l'enquête se voient remettre un « carnet de bord » dans lequel ils consignent, pendant une semaine, leurs déplacements et le mode de transport qu'ils empruntent (métro, autobus ou train de banlieue). Quant aux sondés qui paient avec un ticket ou en espèces, ils doivent répondre à un court questionnaire portant sur leurs habitudes de déplacements.

Une fois par mois, la STCUM procède au tirage de 10 cartes mensuelles auprès des personnes qui se sont prêtées à cet exercice.

Ce sont les enquêteurs de la firme Bureau des Intervieweurs Professionnels Inc. qui ont la responsabilité de recruter les clients dans les stations de métro pendant la période de vente des cartes mensuelles ou à bord des autobus pour ce qui est des utilisateurs occasionnels du transport en commun.

La dernière enquête du genre remonte à 1985 et depuis, des changements importants sont survenus dans le transport en commun. Signalons, entre autres, les changements structurels survenus à la tarification et à l'offre de service et l'ajout de nouvelles stations de métro. Les résultats de cette enquête devraient être connus au printemps 1991.

Source : Source : Promenade Vol. 25 no 2 mars 1990

Virage écologique

L'expérience du gaz naturel pour les autobus

La Société s'est associée aux gouvernements du Canada et du Québec ainsi qu'à la compagnie Gaz Métropolitain dans la première étape d'un projet qui vise à réduire la pollution en milieu urbain. Le projet, élaboré par Gaz Métropolitain, consiste à mettre au point une trousse d'alimentation mixte au gaz naturel et au carburant diesel pour nos autobus.

Actuellement, les véhicules de la STCUM sont alimentés au carburant diesel seulement. Ce type de propulsion mixte permettrait de réduire de 80 % les émissions de fumée noire, de monoxyde et de dioxyde de carbone particulièrement nocives dans l'atmosphère.

En vertu de l'entente conclue avec Gaz Métropolitain, la STCUM fournira des véhicules sur lesquels pourra être testée la trousse d'alimentation. De plus, elle évaluera la performance en validant les nouveaux équipements sur les lignes régulières. Elle prêtera également son concours aux chercheurs de Gaz Métropolitain en assurant un soutien technique dans la préparation et le suivi des essais du projet qui devrait s'échelonner sur une période de 15 mois.

Un premier pas vers la conversion de la flotte

« Ce projet peut sembler modeste, mais il faut bien se rendre compte qu'il s'agit d'un premier pas vers la conversion complète de nos 1701 autobus. En plus des avantages pour la protection de l'environnement, la Société prévoit, si l'expérience est concluante, économiser des sommes appréciables en carburant », a déclaré en conférence de presse le président de notre conseil d'administration, M. Robert Perreault. Selon les évaluations de la compagnie Gaz Métropolitain, les économies de carburant ainsi réalisées pourraient atteindre 7 millions $ par année. En effet, l'entreprise évalue à quelque 8 000 $ la conversion d'un autobus.

« Aujourd'hui, la STCUM prend résolument le virage écologique, et en se basant sur les estimations de Gaz Métropolitain, la Société pourrait récupérer son investissement initial sur une période de deux ans », de conclure M. Perreault, précisant qu'il était heureux de voir les gouvernements d'Ottawa et de Québec s'associer à cette démarche.

Source : Promenade Vol. 25 no 2 mars 1990

Un moment historique

Le 2 mars 1990 n'était pas une journée comme les autres... Ni pour la Fraternité des chauffeurs d'autobus, opérateurs de métro et employés des services connexes au transport, section locale 1983, ni pour la Société. En effet, les deux parties signaient, pour la première fois en vingt ans, une convention collective sans qu'il y ait eu conflits ou moyens de pression. D'une durée de trois ans, ce contrat, qui régit plus de la moitié du personnel de l'entreprise, est le résultat de négociations marquées par une ouverture d'esprit et une volonté de préserver une saine atmosphère de travail.

Source : Promenade Vol. 25 no 2 mars 1990

Faire l'école du transport en commun

Que celui ou celle qui n'a pas été jeune et un peu espiègle nous écrive ! Vous souvenez-vous d'avoir tiré des boutons de sonnettes, crié des noms aux passants, fait du tapage en groupe dans les autobus, pris des courses folles dans les escaliers et sur les quais de métro ?

La plupart des comportements espiègles des jeunes, quand ils utilisent les transports en commun, sont facilement pardonnables. Certains pourtant présentent de tels risques qu'il faut tout faire pour les enrayer. Qu'il nous suffise de penser à Mélanie Côté... Nous sommes toutes et tous horrifiés à l'idée qu'une personne puisse descendre sur la voie sans connaître les conséquences possibles de cet acte.

Nous voulons mieux renseigner les jeunes

Chaque année, des membres du personnel des Relations publiques et de la Surveillance rencontrent des groupes d'élèves pour leur enseigner différentes notions du transport en commun. Mais le nombre d'élèves est si grand que cette mesure ne suffira jamais à les atteindre tous.

Aussi, cette année, la STCUM a participé au Colloque de l’Alliance des professeures et des professeurs de Montréal, les 12 et 13 mars. Nous avons sensibilisé le personnel enseignant à la nécessité de parler du transport en commun dans les classes. Nous lui avons de mandé quels étaient les outils dont il avait besoin pour le faire.

La prochaine étape consistera à trouver des partenaires financiers pour produire les outils pédagogiques qui serviront aux enseignantes et aux enseignants.

Un espoir pour les prochaines années

Au cours de l'année, nous concevrons et nous produirons ces outils. Ainsi, en 1991, les professeures et les professeurs seront en mesure d'enseigner eux-mêmes à leurs élèves un grand nombre des notions de transports en commun.

Nous pouvons donc espérer que d'ici quelques années la plupart des élèves du primaire et du secondaire seront beaucoup mieux renseignés sur l'utilisation de nos services, sur les règles de sécurité et sur les règles de civisme à respecter.

Source : Promenade Vol. 25 no 2 mars 1990

Leur sécurité est aussi entre nos mains !

« Votre sécurité est aussi entre vos mains ! » C'est ce que nous disons à nos clients, du 19 mars au 15 avril, dans nos autobus, dans nos stations et dans nos voitures de métro. Par le biais d'une campagne comportementale, nous désirons inciter les gens à prendre en charge leur sécurité et à s'entraider, particulièrement lorsque les voyageurs sont accompagnés de jeunes enfants.

Il va cependant de soi que ce même appel s'adresse tout autant à nous, employés de la STCUM, qui devons servir nos clients. Car leur sécurité est aussi entre nos mains. À nous donc de faire également notre part.

Avez-vous déjà essayé de prendre l'autobus ou le métro avec un enfant dans les bras, une poussette dans la main, un sac à couches et vos effets personnels à transporter ? Pas facile !

Pourtant nous recommandons à nos clientes et à nos clients qui voyagent avec un bébé de prendre le bébé dans leurs bras et de plier la poussette. Et ce n'est certainement pas par malice ! Bébé risque moins d'être bousculé par la foule ou d'être projeté lors d'un arrêt d'urgence quand il est dans les bras d'une personne adulte,

Un conseil, pas un ordre

Qu'il soit cependant clair que c'est un conseil et non pas un ordre. Il n'est pas question de refuser un client qui ne suit pas ce conseil. Des malentendus à ce sujet ont été rapportés dans les médias, la Société vient tout récemment de recevoir une pétition de plusieurs dizaines de noms demandant qu'il n'y ait plus de « discrimination » à l'endroit de la clientèle ayant des enfants en poussette. Il faut donc clarifier la situation pour les employés, la clarifier aussi pour les clients et faire appel aux uns comme aux autres.

Comment fait-on appel à notre clientèle ?

En l'informant d'abord sur le rôle important des mains comme mesure de sécurité puis, en l'encourageant prendre en main cette sécurité. Enfin, en l'incitant à l'entraide; « Un p'tit coup de main ? » Toutes ces phrases sont évidemment soutenues avec un visuel presque évident ! Nous serons sûrement compris et nous avons des chances d'atteindre le résultat attendu : inciter la clientèle et le personnel à aider les personnes qui voyagent avec un ou des enfants.

Le bon geste

Pour ce qui est des escaliers mobiles, le problème est différent. Les gens ne sachant pas quels sont les dangers de cet équipement, ils ne voient pas l'importance de se tenir à la main courante. Nous avons donc montré le geste correct à imiter et, par le texte « Dans les escaliers, tenez la main courante », nous avons expliqué pourquoi il fallait se tenir. Quand les gens comprennent, il y a plus de chances qu'ils prennent les précautions voulues.

Ces jours difficiles...

En 1989, nous avons vécu des jours difficiles, lors de ce que nous appelons maintenant l'incident poussette et l'incident escalier mécanique. Bien sûr, le personnel a tout fait pour que les vantaux des portes des voitures de métro et les mécanismes des escaliers mobiles soient les mieux ajustés possible !

Mais les êtres humains ont aussi une part de responsabilité dans les incidents qui se produisent. La STCUM avait besoin de sensibiliser sa clientèle et ses employés aux mesures de prudence nécessaires pour faire un voyage sans anicroche.

Il ne s'agit pas de dramatiser. Nos installations et nos équipements sont parmi les plus sécuritaires ! Il faut simplement rappeler à tous et à toutes les règles de prudence élémentaire. Et inviter les employés et les clients à donner, si cela est nécessaire, un « p'tit coup de main ».

Source : Promenade Vol. 25 no 2 mars 1990

... toujours à l'avant-garde

En juin 1987, la STCUM était la première entreprise québécoise à se doter d'un véritable Plan d'accès à l'égalité. En effet, engagée dans un programme volontaire, la Société se fixait des objectifs qualitatifs et quantitatifs dans les services afin d'avoir un personnel qui soit représentatif de la population desservie et un service qui soit exempt de discrimination.

C'est ainsi qu'elle a établi des mesures visant des groupes sous-représentés dans l'entreprise, telles les femmes et les minorités ethniques et culturelles. Il s'agit de mesures compensatoires destinées à accroître la représentation des membres des groupes qui ont été traditionnellement exclus de certains emplois sans toutefois modifîer ou réduire les exigences pour ces emplois.

1987

Le début d'un temps nouveau

Parmi les mesures adoptées, mentionnons :

  • les concours publics pour l'embauche (grands quotidiens, journaux ethniques, etc.) ;
  • l'affichage interne obligatoire pour permettre aux employés de faire valoir leur candidature ;
  • les sessions de formation et de sensibilisation à l'accès à l'égalité pour les gestionnaires ;
  • le remplacement des congés de maternité ;
  • la révision des processus d'emploi pour éviter toute discrimination systémique ou directe.

Pour pouvoir atteindre l'égalité dans l'emploi, la Société s'est dotée plus spécifiquement d'objectifs quantitatifs d'embauche, pour une période de 5 ans, principalement dans un secteur d'emploi où la présence des femmes était quasi invisible, soit celui de chauffeur d'autobus. L'objectif annuel concernant le nombre de candidatures réservées aux chauffeures a alors été établi à 40 %.

Loin d'être aléatoire, ce pourcentage était le résultat d'une analyse de l'effectif interne et des données de la Commission des droits de la personne du Québec sur les femmes et les hommes occupant le marché du travail. Concrètement, les données démontraient - et démontrent encore - que 40 % de la main-d'oeuvre féminine disponible de la région montréalaise pouvait être admissible au poste de chauffeur d'autobus et que le pourcentage s'établissait à 60 % dans le cas des hommes.

1988

La STCUM toujours bonne première

À la fin du mois dejuin 1988, après une année complète de mise en application du Programme d'accès à l'égalité, la STCUM avait rencontré son objectif des 40 %. À ce moment, 162 femmes occupaient la fonction de chauffeure d'autobus, soit 45 de plus (38 %) qu'en juin 1987. C'est dire que la STCUM est allée de l'avant pour faire connaître le programme, car en 1987 il n'y avait que 3 % de chauffeures à son emploi et seulement 13 % des candidatures pour des postes de chauffeurs provenaient de femmes.

Parallèlement à ces efforts, des actions ont également été menées pour les minorités ethniques et culturelles ainsi que pour les personnes handicapées. Des démarches étaient faites auprès d'associations ethniques et autochtones afin de les renseigner sur les mesures d'intégration adoptées par la Société. Pour les personnes handicapées, des études sur les exigences physiologiques requises pour les tâches de certains postes ainsi qu'une grille et un plan d'application ont été élaborés dans le but de faciliter l'embauche et le cheminement de carrière possible de ces personnes.

Après une année, le caractère avant-gardiste du Plan d'accès à l'égalité faisait déjà sa marque à l'extérieur de l'entreprise... Dans le cadre du concours IRIS, lAssociation des professionnels en ressources humaines décernait à la STCUM le 1er prix de la catégorie des « Projets spéciaux ».

1989

Encore des défis

De manière à faire progresser davantage l'entreprise dans le domaine de l'accès à l'égalité, les objectifs d'embauche de 1989 ont été accrus. L'objectif du 40 % relatif à l'embauche de femmes au poste de chauffeure a été étendu à deux autres emplois où l'on retrouve un effectif important : les emplois de préposées à l'entretien et ceux d'agentes de surveillance. En plus, pour ces trois emplois, des objectifs quantitatifs d'embauche de membres de minorités visibles ou de minorités ethniques provenant de l'Europe du sud et de l'est (25 %) se sont ajoutés.

À la fin de 1989, la Société avait encore une fois réussi : quelque 41 % des trois postes ciblés avaient été offerts aux femmes et 24 % à des personnes appartenant à des minorités. Les femmes de l'ensemble de l'entreprise occupaient en fin d'année un peu plus de 8 % de l'effectif total, et les personnes appartenant à une minorité, 5 %.

Toujours en 1989, le volet « sensibilisation » a pris une place dynamique dans le programme. Tous les gestionnaires, cadres et professionnels désireux de participer aux ateliers sur l'accès à l'égalité et qui n'avaient pas eu la possibilité de le faire ont pu être rencontrés.

Après deux ans et demi d'existence, le Programme d'accès à l'égalité a fait du chemin. Récemment, une politique contre le harcèlement était mise en place. Et, pour ce qui a trait aux projets, ils ne manquent pas ! Plusieurs d'entre eux font actuellement l'objet d'analyses : programmes d'intégration, élaboration d'objectifs quantitatifs pour d'autres emplois, extension des ateliers de sensibilisation à divers groupes d'employés, etc. L'année 1990 promet.

Source : Promenade Vol. 25 no 2 mars 1990

Opération FACS...

Métro et trains de banlieue

Après avoir vécu une année 1989 remplie de plusieurs réalisations très importantes, la Direction exécutive - Métro et trains de banlieue a entrepris l'année 90 avec un plan d'actions étoffé de nombreux résultats à atteindre, soit plus d'une centaine en tout.

À première vue, le nombre des résultats visés est impressionnant, mais en réalité, l'ensemble est réparti parmi 10 centres de responsabilité où oeuvrent plus de 2 000 employés au total.

Parler de l'opération FACS 1990 suscitera chez ce personnel un drôle de froncement de sourcils ... Et pour cause ! Puisqu'il ne s'agit que de l'abréviation des quatre grands thèmes importants qui ont été retenus par les gestionnaires pour 1990 : fiabilité, accueil, communication et sécurité ! Ces quatres thèmes, maintenant faciles à retenir, reposent sur une stratégie commerciale en accord avec les besoins de la clientèle et les orientations de la Société.

La fiabilité... la clé du succès

Au plan de la fiabilité, les efforts consentis au niveau de l'entretien préventif des équipements seront maintenus, car cet entretien s'est révélé des plus bénéfiques l'an dernier. Dans un même souci de mieux servir la clientèle par des équipements fonctionnels, la réduction du nombre d'interruptions de service et la vérification de la signalisation des joints isolants sur une bonne partie du réseau sont du nombre des priorités.

L'accueil... pour être vraiment apprécié

Pour ce qui a trait à l'accueil, l'Exploitation des stations vise à ce que la clientèle soit reçue avec courtoisie, qu'elle soit bien dirigée et bien informée. Les efforts déjà consentis au niveau de la propreté des stations se poursuivront cette année. Pour ces deux aspects importants de l'accueil, une diminution du nombre des plaintes est anticipée.

La communication... pour une meilleure concertation

En ce qui concerne la communication, l'objectif premier est d'améliorer l'information aux voyageurs lors des interruptions de service. Ce faisant, il sera possible d'atteindre un deuxième objectif, soit celui de réduire le nombre des plaintes à cet effet de même que celles qui sont reliées à l'annonce des stations. L'analyse de l'ensemble de la signalisation aux voyageurs dans les stations est également prévue.

Des rencontres entre les cadres et les employés se tiendront régulièrement, favorisant ainsi un processus participatif de solution de problèmes. De plus, les mécanismes de distribution de documents à l'ensemble des employés de la direction exécutive seront améliorés.

La sécurité... un élément vital

Au sujet de la sécurité, un plan global sera mis en place pour l'ensemble de la D.E. En outre, l'inspection de la voûte (le tunnel) du réseau initial de 1966 sera réalisée de même que les corrections lorsqu'elles seront requises. Les démarches entreprises auprès du gouvernement pour qu'il contribue au financement de la rénovation des escaliers mécaniques Westinghouse de la première génération se poursuivront en 1990. Enfin, le personnel d'exploitation recevra la formation nécessaire en matière de sécurité-incendie.

Et plus encore...

Par ailleurs, il faut mentionner que la Division assurance - qualité, qui n'existe que depuis l'an dernier, implantera progressivement des normes de qualité dans la D.E. D'autre part, une bonne proportion des relations interservices seront clarifiées et consolidées par des contrats de service.

Il ne faut pas oublier non plus le rôle très important que jouera la Division formation auprès des nouveaux cadres de premier niveau entrés en fonction en 1989, notamment les chefs d'exploitation et d'opération, les agents de communications et les gérants de stations.

Finalement, la Direction exécutive - Métro et trains de banlieue est très confiante de pouvoir atteindre les résultats anticipés, grâce à l'esprit d'équipe du personnel et à son dynamisme grandissant !

Source : Promenade Vol. 25 no 2 mars 1990

Dix bougies pour la carte mensuelle !

Souvenez-vous. C'était le 1er avril 1980. Chauffeurs et changeurs se tenaient prêts pour accueillir le nouveau-né des titres de transport : la Carte Autobus-Métro (CAM).

Eh oui !

Dix ans déjà.

Lors du lancement, qui avait eu lieu le 17 mars à la station de métro Lionel-Groulx, M. Laurence Hanigan, PDG de la CTCUM, avait alors procédé à la vente symbolique des premières cartes d'abonnement mensuel.

Au nombre des acheteurs, il y avait notamment M. Guy Tardif, ministre des Affaires municipales, M. Pierre DesMarais II, président du Comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal et M. Jacques Couture, ministre de l'Immigration.

Succès inespéré et immédiat. Dès le premier mois de mise en vigueur, les cartes s'étaient envolées comme des p'tits pains chauds. Dans le seul mois d'avril, 200 000 avaient été vendues.

Le prix des cartes mensuelles à tarif standard étaient de 16 $ tandis que les écoliers et les personnes âgées déboursaient 7 $ pour profiter du titre de transport mensuel.

Source : Promenade Vol. 25 no 3 avril 1990

La propreté : encore !

Fin avril, comme chaque année, la Société lance une campagne de propreté. Cette priorité de notre plan triennal 88-90 est une fois de plus mise de l'avant pour inciter notre clientèle à garder les autobus, les stations et les voitures de métro bien propres.

Après « Un ptit coup de pouce, s ïl vous plaît » (1987), « Moi, j'embellis mon métro, moi j’embellis mon autobus » (1988) et « Un autobus sans papiers, un métro sans déchets, c'est le propre de Montréal » (1989), la campagne de cette année tente d'aller un peu plus loin pour sensibiliser davantage les usagers des transports publics à cette nécessité.

Car pour être efficace et produire des résultats, une campagne comportementale, qui vise donc à influencer le comportement des gens, doit évoluer. Le même message, dit et redit de la même façon, ne fait plus effet. Les gens ne le voient plus ; et ceux qui le voient le trouvent répétitif.

Avec « Un p’tit coup de pouce », nous véhiculions l'image du personnel d'entretien qui faisait appel à la clientèle. Avec « Moi j'embellis », nous illustrions les gens qui jetaient leurs papiers dans les poubelles.

Avec, « C'est le propre », nous jouions davantage sur les images puisque le message était écrit sur une feuille de papier froissée et déchirée au coin pour laisser paraître un plancher de métro ou une carrosserie d'autobus, selon le cas.

En 90 nous avons joué encore davantage sur les symboles et nous avons tenté, en plus d'augmenter le niveau de propreté, d'améliorer l'image institutionnelle de l'entreprise tout entière.

Une campagne pleine d'audace, bien sûr. De la créativité aussi. Un sourire complice enfin qui vient dire : « La propreté. Un réflexe qui s'étend. Merci ! ».

Source : Promenade Vol. 25 no 3 avril 1990

Le nouveau système de sécurité des autobus de nuit

Quand les planchers ont des oreilles...

Quelque 200 autobus circulant la nuit, après 1 h 30, sont équipés d'un tout nouveau système de sécurité visant à apporter de l'aide aux chauffeures et chauffeurs en fonction... lorsque tous les chats sont gris !

En plus du système 9-1-1, le personnel de nuit peut maintenant utiliser un système d'appel permettant de recevoir une aide rapide en cas d'urgence.

Lorsqu'il est actionné, ce système, constitué d'une pédale au plancher, permet au Centre de coordination de surface de repérer le véhicule et d’entendre ce qui se passe dans l'autobus concerné pendant 3 minutes.

En moins de temps qu'il n'en faut pour crier à l'aide, le C.C.S. peut alors dépêcher la Police et un mobile afin de porter secours au membre du personnel ou à la clientèle, selon le cas.

En attendant l'installation du système de radiocommunication prévue pour mars 1991, les chauffeures et les chauffeurs en service la nuit peuvent profiter de cette nouvelle mesure en cas de menaces d'agression ou lorsque l'intégrité physique ou la sécurité de personnes sont mises en danger.

Source : Promenade Vol. 25 no 3 avril 1990

La STCUM et les travaux autoroutiers

Le remède contre la congestion

Le printemps est arrivé. Et, avec lui, le cauchemar des automobilistes : les travaux de réfection des grands axes montréalais, en particulier ceux de l'autoroute Métropolitaine. Embouteillage, bouchons, pollution, stress, retards. Tel est le prix à payer pour des travaux indispensables, bien sûr, mais pour le moins gênants.

Profitant de la situation, la STCUM a lancé une grande campagne de communication visant à transformer le plus possible les automobilistes en clientes et clients du transport en commun. Le thème est médical : « Le remède à la congestion ».

C'est ce que proclament 2 panneaux apposés à l'arrière de nos autobus, un moyen privilégié de s'adresser aux automobilistes. Sur le premier panneau, une main s'apprête à mettre un comprimé - sur lequel est gravé l'emblème de la Société - dans un verre d'eau. Sur le second, le comprimé dans le verre commence son effet d'effervescence.

Sans remède, point de salut

C'est d'ailleurs le bruit du comprimé effervescent que l'on entend à la radio - l'autre moyen privilégié pour atteindre les gens dans leurs voitures - dans les messages qui sont eux aussi porteurs d'une note d'humour. Un clin d'oeil à la population rappelant que le métro se rit des travaux de la Métropolitaine, que nos autobus disposent de 4 voies réservées et que nos trains de banlieue sont toujours sur la bonne voie !

En outre, des annonces dans les quotidiens et dans les hebdos de quartier donnent de plus amples informations sur les services offerts par la Société à ses clientes et clients : détails des voies réservées, modifications à certaines lignes d'autobus, rabattements sur les trains, etc. Là encore, le ton léger vante la vitesse, la fiabilité et l'efficacité du transport en commun, toujours en utilisant notre thème médical.

« En débloquant les artères, la STCUM soulage la congestion », dit notre slogan français tandis que celui en langue anglaise donne cet avis posologique : « Prendre deux fois par jour, ou davantage, pour combattre la congestion ».

Ces travaux autoroutiers, une bonne occasion d'attirer une nouvelle clientèle. À nous ensuite de faire le nécessaire pour la garder ... en santé !

Source : Promenade Vol. 25 no 3 avril 1990

Du musée collectif au taxi contemporain

Cette année encore la STCUM offrira aux touristes et muséophiles en général un service de taxi collectif entre le centreville et le Musée d'art contemporain. Ce service a été mis en place à la demande du musée pour pallier l'absence d'autobus durant les week-ends. La voiture-taxi roulera donc les samedis et dimanches jusqu'au 16 décembre, de 12 h à 18 h.

Cependant son parcours a été légèrement modifié. Avant de passer devant le Château Champlain et la Place Bonaventure, le taxi tournera sur Saint-Antoine ouest et contournera le nouveau terminus de la STRSM afin de l'inclure dans son circuit.

Des panneaux d'arrêts-taxi ont été installés tout le long du parcours. Pour mieux faire connaître ce service à notre clientèle, des affiches promotionnelles ont aussi été apposées dans les stations de métro du centre-ville, et des feuillets publicitaires ont été mis à la disposition du public dans les autobus de la ligne 168 qui dessert le musée en semaine.

Source : Promenade Vol. 25 no 3 avril 1990

Les changeurs n'ont plus de titres...

Bonne nouvelle !

À compter du 18 juin prochain, les changeurs du métro n'auront plus à transporter continuellement les titres de transport, accaparants pour la tête et les mains : argent, tickets et cartes mensuelles.

On sait en effet que les changeurs sont appelés à transporter des valeurs, qui varient en fonction de la période du mois. De plus, les vols entraînent une perte de 267 jours de travail en moyenne. Enfin, les ennuis personnels causés aux employés qui en sont victimes sont autant de bonnes raisons pour modifier le système d'approvisionnement relatif aux titres. L'aspect santé et sécurité du travail est sans contredit l'un des facteurs déterminants de cette décision qui contribuera assurément à réduire la fréquence des vols.

À la fin du mois de février, la Fraternité (SCFP 1983) et la Société ont donc convenu d'un scénario qui élimine entièrement le transport des titres grâce à l'augmentation des assignations continues des changeurs. Résultat : une diminution du nombre de déplacements entre les stations pour les changeurs. Le 2 mars les deux parties ont de plus rencontré l'inspecteur de la CSST, et c'est ce dernier qui a établi au 18 juin la mise en vigueur du nouveau système d'approvisionnement en titres initialement prévue pour le 5 mars.

Par ce report, il sera plus facile pour la Société d'embaucher le personnel supplémentaire requis (changeurs et ravitailleurs) et mettre sur pied les nouvelles procédures. Le 18 juin coïncide également avec le début de la liste d'été, ce qui permettra d'implanter le nouveau système d'une façon beaucoup plus efficace pour l'exploitation et plus harmonieuse pour la clientèle du métro.

Source : Promenade Vol. 25 no 3 avril 1990


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