Guildes

Par-delà les plans


Ce texte introduit plusieurs éléments reliés à la campagne du Requiem des Ombres.



Paranaq était étendu calmement sur une petite colline, en contemplant Sol, l'astre de Nocte. Son corps matériel reposait dans la petite chambre de sa modeste demeure, sur les plateaux des montagnes ulmèques, mais il se sentait pourtant étrangement entier. Il avait découvert ce petit hâvre de paix lors de l'une de ses précédentes périgrination onirique: une colline verdoyante, un petit torrent le dévallant vers nulle part, quelques petites créatures voloantes ressemblant vaguement à des papillons et, surtout, la solitude et le calme absolu qui le changeait agréablement des intrigues de couloirs du palais du Fils du Soleil... Soudainement, un sifflement aigû se fit entendre, suivi d'une explosion assourdissante et colorée dans le ciel. "Hein?" fit l'arpenteur du rêve en se relevant et en contemplant le bas de la colline.

Un genre de petit lutin s'y trouvait, portant un sac à dos duquel émergeait un multitude de feux d'artifices bariolés. "Ah, nom d'un p'tit pétard! Sur quoi il a frotté, celui-là, pour s'allumer tout seul?? Va encore falloir que j'en crée un autre..." Le lutin laissa tomber son sac et commença à y farfouiller en ronchonnant. Paranaq lança un "Hé! Là-bas!" Le gnome leva la tête en remontant son bonnet qui lui était tombé sur les yeux. "Zut! Souffre et amadou! Moi qui croyait que ce coin de Nocte était désert! Bon, ça vous dérangerait si moi et mes copains, on venait se pratiquer ici? Parce que notre champ de pratique a été envahi, alors... -Vous et vos copains? Pour vous pratiquer à faire quoi?? -Eh bien, à faire des feux d'artifices, pardi! Nous sommes les artificiers féériques! Alors, on fait sauter des pétards, comme celui de tout à l'heure, ça semble logique, non? -Et vous dites que votre champ de pratique habituel a été envahi?? -Ouaip! Par des tonnes de gens qui apparaissent comme ça! Et même des bouts de rochers, d'arbres et de rivière, c'est dire! C'est devenu un vrai chantier de construction, alors, y'a plus moyen de faire exploser des pétards en paix. Ah, voilà mes copains!" Une foule d'autres petits lutins débarquaient sur la colline, aussi lourdement chargés que le premier. "Hé, les copains! cria ce dernier, le monsieur, il accepte de nous prêter sa colline! C'est chic, non? -Mais..." commença Paranaq...Trop tard. Déjà, des dizaines d'explosions arc-en-ciel retentissaient au-dessus de sa tête. Il décida de se réveiller en murmurant: "Pas moyen d'être tranquille, même dans ses rêves, maintenant..."




Un paysage de rochers dénudés, sous une lumière étrange, d'une couleur pour laquelle les humains n'avaient même pas de nom. Au loin, intimidant même la ligne d'horizon, une ville cyclopéenne. Ça faisait tout drôle à Moldor de voler sans sentir l'air à travers ses plumes, pour la bonne raison qu'il n'en avait plus. Ça faisait si longtemps... Ils en ferait, une tête, à la Cité, en le voyant revenir!

Mais ils seraient encoreplus surpris quand ils entendrait ce qu'il avait à raconter. Il jeta un coup d'œil derrière lui, et constata que, déjà, des soubresauts agitaient l'espace de la plaine. Il n'y en avait plus pour très longtemps...

Il espérait que tout allait pour le mieux, à la Cité, que tout s'était bien passé pendant leur absence. Et si ce n'était pas le cas, eh bien, tant pis: ceux de la Cité devraient s'expliquer. Car il n'était pas le seul à revenir...

Un tunnel...
Tunnel vers la page des Mystères du Continent

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Dernière modification: 22 août de l'an de grâce 2000.