(textes sur la campagne en Eltharian de Martin Savard à la Guilde)


Nous sommes au 8e mois de l'année 839 au château royal d'Andergast. C'est le roi Théodyl III qui gouverne alors l'Aurfa-Lizia car Élianor, son fils, est présentement prince. Rappelons que mes joueurs se situent présentement en 844, soit environ cinq ans après les événements qui seront relatés ci-dessous.

Le Roi est mort... Vive le Roi!

"Passez une bonne nuit, père.
-Toi aussi, fils."

Le roi Théodyl, troisième du nom, venait de saluer Élianor, futur héritier du trône. Une fois de plus s'annonçait un repos bien mérité pour le roi le plus populaire de toute l'histoire d'Andergast. Alors qu'il s'avançait vers la fenêtre pour fermer les rideaux, une silhouette vint se poser sur une des grandes branches de l'un des chênes situé dans le jardin royal. Intrigué, Théodyl ouvrit la fenêtre et se mit à observer la créature.

"Ha! Je t'ai déjà vu toi! Tu es sûrement le grand duc qui rôde dans les parages depuis quelques jours. Désolé, mon parc est bien entretenu et cela m'étonnerait fort que tu y trouves une souris permettant de t'emplir la panse . . .

Théodyl était bien amusé par la présence de cet oiseau nocturne à sa fenêtre. Un craquement attira tout à coup son attention du côté de la vigne grimpante poussant tout près de sa fenêtre.

"Mais qu'est-ce que . . ."

Un cri de terreur fit trembler toutes les pièces de l'étage où se trouvait la chambre royale. Élianor se leva d'un coup sec et accourru à la porte de la chambre de son père qui était, malheureusement, fermée à clé. Alors qu'un vacarme infernal émmanait de la pièce où se trouvait son père, il partit chercher la clé de cette salle qu'il avait dans sa comode et revint rapidement.

Une fois à l'intérieur, Élianor se précipita sur le corps du quinquagénaire, gisant sur le sol. Toute la salle avait été fouillée de font en comble, mais les objets de grande valeur y avaient été laissés, comme si on y cherchait quelque chose de précis. En examinant bien son père, Élianor y découvrit la trace d'un coup de couteau à la carotide qui ne lui avait donné aucune chance.

Sentant un souffle de vent sur son front, Élianor jetta un coup d'oeil vers la fenêtre ouverte. À l'extérieur, il ne put observer qu'un grand hibou observant attentivement la scène. Celui-ci lança un long hululement avant de partir à la volée, comme pour signifier qu'il avait apprécié le spectacle auquel il venait d'assister . . .

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Un tunnel...
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Dernière modification: 29 décembre de l'an de grâce 1998