(textes pour des campagnes de Teenage Mutant Ninja Turtles et Warhammer
par Sébastien Savard)



Teenage Mutant Ninja Turtles
et autres étrangetés

(Campagne de TMNT de janvier 1994)

Une Mission Caïman* Difficile


Il était une fois un groupe d'amis que rien ne prédisposait à effectuer de dangereuses missions (sauf le fait qu'ils sont mutants, qu'ils ont presques tous un entraînement militaire ou paramilitaires, qu'ils ont des capacités physiques hors du commun, que...., bref, passsons), et qui demeurait dans un joli petit bloc appartement de la ville de Québec, meublé, chauffé, insonorisé (on n'entend même pas les rafales de mitraillettes, la nuit!) et tout, et tout... Ils étaient six: Nordir Warantor, le singe vert, assez impertinent, à l'accent afwicain prononcé; Rudolph, le renne, qui écoute des chansons de Noël au volume maximum en plein juillet; William le boeuf, diplômé de technique policière sur le B.S., amateur de bière et de pizza garnie; Natasha Rrrrrouloukov, la pigeonne à la cervelle d'oiseau et au rrrroucoulement excessif; Wolfgang, la loutre prudente (Ah ouais, ça pas paru!), médecin ou presque et Ludwig Wondernut, tamia rayé et joueur de hockey des Nordiques, meilleur compteur de l'équipe (avec des stats pareilles...).

Un beau jour, un riche inconnu du quartier fortifié du Mesnil les fit mander, pour leur confier une mission. Bill Laganière, c'est son nom, leur confia qu'une usine Madelipêche des Iles-de-la-Madeleine avait appartenu à son père avant la Transformation et qu'il s'y trouvait des effets personnels dans un caisson qu'il aurait bien voulu récupérer. Mais voilà le problème: les Iles-de-la-Madeleine, c'est maintenant la "Nation Phoque Libre", et les humains n'y ont plus droit d'entrée que comme touristes... Et comme les hommes de main de Laganière sont tous humains, il fait appel à eux, contre rétribution monétaire, bien sûr.

Le zoo se rendit donc à Gaspé, pour prendre le nouveau traversier qui se rend aux Iles. Après avoir fait brièvement connaissance avec les "Wolverinarchy", un bande de gloutons bandits des routes, il arrivèrent à leur destination. Malheureusement, le traversier était plein, et ils durent utiliser le voilier de Bic le Cornu (une chèèèèèèvre) qui offrit ses services, non sans avoir tenté d'arnaquer Jim White, le bedonnant touriste américain typi que à chemise à fleur pour qu'il leur cède sa place... D'ailleurs, plus tard, Ludwig tentera de le faire "tripper" un peu avec sa télépathie ("Jim, it's GOD that is talking to you! You must become a PRIEST!") Sur l'île, ça se complique: l'usine est maintenant la base de trafiquants de drogues guatémaltèques, et les gardes, des caïmans (*: vous voyez les jeux de mots atroces qu'on a dû endurer...), leur donneront du fil à retordre et le grand patron, un raton, s'enfuira en hors-bord avec le caisson. Ne sachant trop que faire, les commandos reviendront à Québec, puis repartiront à Gaspé en se rendant compte qu'ils étaient dans les patates... Note du MJ: J'ai jamais vu un groupe faire un tel voyage pour rien!

Ils finiront par retrouver le raton. Puisqu'il était parti par une mer démontée, il n'avait pu aller très loin et avait rejoint un cargo de trafiquant mouillant non loin. Après un assaut en règle, comprenant sabotage, attaque aérienne pigeonnesque et aquatique, ils réussirent à prendre possession du caisson des Laganière et à le rapporter à Bill. Ce dernier n'a pas voulu leur dire ceu qu'il contenait, mais il ont bien vu qu'il contenait plusieurs documents codés et des disquettes... Peut-être que cette histoire n'est pas finie, après tout.

Ne manquez pas la suite: "Un Raton n'aime pas se faire laver..."



Warhammer: le monde


Les Carnets d'Hubert des Peupliers
ou un explorateur dans la Terre des Cents Peuples

(suite des Fumble! précédents)


Le nord de l'Empire de Keldar


L e marchand Philinnas Aiglefin et moi arrivèrent bientôt à la ville de Seliman, où vivent près de trois mille habitants. Déjà, je pouvais constater que Seliman ressemblait plus à une ville d'une puissance militaire que les villages côtiers que j'avais entr'aperçus. Un haut mur de pierre l'entourait et de multiples oriflammes qui représentaient chacuns une famille de la cité étaient accrochés aux crénaux. L'ensemble était impressionnant. Ça le fut encore plus quand Philinnas me dit que Seliman n'était qu'une petite ville et que d'autres, comme Jezevan, Kholm ou Keldar, la capitale, étaient encore plus imposants... Nous pénétrâmmes sans difficulté dans la cité, les gardes connaissant visiblement mon compagnon. Les demeures étaient toutes de pierre, les avenues dallées larges et bien entretenues et une propreté exemplaire régnait partout (je devais par la suite me rendre compte que ces états de faits étaient caractéristiques de toutes les cités de l'Empire de Keldar). Je m'apercevai aussi que des fontaines ou des bassins étaient situés à tous les coins de rues. Mon guide m'expliqua que ces bassin étaient ainsi placés à intervals réguliers pour qu'il y ait toujours une source d'eau à proximité de tout éventuel incendie, naturel ou dû à un siège. Nous passâmes par la place du marché, assez achalandée, et je vis que Seliman possédait un petit amphithéâtre pouvant aussi servir d'arène. À ses côtés, il y avait un très grand bâtiment, au centre duquel il y avait un toit de verre en coupole. De grands pavois accrochées au murailles annonçaient qu'il s'agissait du "Collège Impérial des Armes et de Chevalerie de Seliman": nous étions arrivés à notre destination. Nous y entrâmes. Le hall était austère et vide, à l'exception de deux jeunes gens, homme et femme, en armures d'apparats, qui gardaient l'endroit. Phillinnas s'approcha d'eux et leur demanda où l'on pourrait retrouver le Commandeur. Apprenant qu'il était au gymnase, Phillinnas m'y guida prestement. Nous arrivâmes bientôt dans une grande arène intérieure au sol recouverte de sable et éclairé par la lumière solaire pénétrant par la coupole. Une dizaine de jeunes hommes et autant de jeunes femmes s'entraînaient à la lutte dans des tenues...disons forts discrètes (mais qui laissaient voir l'avantageuse musculature de chacun) sous l'oeil vigilant d'un homme dans la quarantaine, aux traits coupés au couteau, portant cotte de maille et surcot noir. Celui-ci se tourna vers nous quand nous arrivâmes et montra un sourire quand il reconnut mon compagnon. Celui-ci lui annonça que j'étais un voyageur de Sembie et que j'aimerais bien connaître leur système militaire. "Eh bien, mon cher Hubert, je me ferai un plaisir de vous en parler. Le Keldar n'a rien à cacher: plus on connaîtra notre puissance, plus on nous craindra... Tous les citoyens du Keldar sont des miliciens accomplis. Ils doivent tous passer un an à s'entraîner à un Collège des Armes avant d'atteindre leur majorité à 18 ans, et ainsi apprendre la discipline, la justice et le dépassement de soi. Ceux que vous voyez ici sont formés quant à eux afin de devenir chevaliers dans la Confrérie du Keldar, le plus puissant ordre du Fëalinys. Peut-être qu'un jour, s'ils passent l'épreuve de la Forêt Questale et de la Pointe des Dragons pourront-ils devenir, honneur suprême, Paladins Keldarics...
-Cette promiscuité entre jeunes hommes et jeunes femmes ne risque-t-elle pas de les détourner de l'entraînement pour les passions de l'amour?
-Bien sûr! Et nous l'encourageons. Cela vous surprend? Sachez que ces jeunes gens ont été choisis à l'âge de 11 ans pour leurs qualités et qu'ils vivent ensemble jusqu'à l'âge de vingt ans. Ensuite, il y a de fortes chances pour qu'ils servent ensemble dans l'armée du Keldar. Il est profitable que des relations stables se produisent (et ça ne manque pas d'arriver). Voyez-vous, on ne manque pas de se dépasser à l'entraînement pour bien paraître aux yeux de son aimé et, sur le champ de bataille, le fait de se battre avec son mari, sa femme ou ses amis d'enfance ne fait que renforcer la détermination et l'ardeur que l'on met à les protéger! De plus, si un couple de chevalier doit avoir des enfants, il est certain qu'ils seront élevés dans un climat propice à ce qu'ils acquierts les vertus de la chevalerie. Nos meilleurs candidats on souvent des parents qui ont exercés avant eux la profession. Et c'est sans compter que les chevaliers mâles ne sont pas aussi orgueilleux et bellâtres que s'ils s'étaient entraînés entre eux... Dans les Collèges des Armes, présents dans la plupart des villes du Keldar, les aspirants apprennent l'art de la lutte, du combat de mêlée, du tir à l'arc, de l'équitation, de la natation et autres sports physiques, tout comme le commandement, l'administration de la justice, l'histoire, la politique et la géopgraphie du Fëalinys, l'héraldique, l'art oratoire et bien d'autres choses encore. Dans quelques années, ils seront des guerriers et des dirigeants accomplis." Il contempla fièrement ses aspirants. "Intéressant", pensais-je un peu plus tard, alors que je quittait Seliman pour la cité de Jezevan.

Note sur les droits d'auteur


Un tunnel...
Tunnel vers la page du Fumble! #27

Dernière modification: 10 mars de l'an de grâce 1999