(textes sur la campagne en Eltharian de Martin Savard à la Guilde)


Un vieil homme de tenait devant une large fenêtre surplombat son trône pendant que ses escalves au dos voûté s'affairaient à ses côtés. Le vieil homme observait attentivement les étoiles comme il le faisait chaque soir, mais ce soir là apportait pour lui un intérêt très particulier. À l'extérieur, les maisons détruites, les arbres complètement calcinés et les cadavres fumants constituaient le paysage. Seul, dans les décombres, subsistait la citadelle, taillée à même le roc.

Une odeur de putréfaction hantait ses pièces d'un luxe incroyable. Les colonnes étaient richement décorées de pierres précieuses. Des éclats de lumière coloraient la pièce en passant dans les rubis et les émeraudes. Au fond, tout au fond se trouvait un cercueil d'où émanait une lueur blanche, malgré l'étanchéité de la pierre.

Tout à coup, au milieu de cette ambiance lugubre, on entendir quelqu'un gravir rapidement l'escalier. Puis, entra dans la salle un homme fourbu. De sa voix haletante, il dit au vieil homme: "Maître, force m'est d'avouer que vos données étaient exactes. L'événement que vous avez prédit depuis si longtemps se produira d'ici quelques heures..."

Le vieil homme scruta alors le ciel et vit une nouvelle étoile au diamètre croissant sans cesse. Il fit pivoter son siège vers son serviteur et lui dit: "Je sais, l'événement arrivera comme je l'avais prédit, j'ai pu enfin retrouver cette vieille puissance que j'avais perdu et ainsi reprendre le pouvoir..."

Il garda le silence quelques instants, puis regarda le cercueil en grimaçant.

"...mais cette puissance n'est rien comparé à ce que nous auront bientôt. Maintenant le temps, seul le temps, peut faire agir le destin de cette planète. Voici le moment de poser le dernier geste avant des siècles et des siècles..."

Dehors, un jeune nain s'enfuyait de la sinistre citadelle, trottinant sur sa seule jambe valide. Puis, il entendit un grondement derrière lui. Sous ses yeux, la citadelle avait disparue. Il se sentit alors comme voler vers le haut, d'où venait un effroyable mugissement. La lumière l'enveloppa soudainement et la chaleur se fit torride, le tout en pleine nuit. Quelque chose de catastrophique allait se produire...

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Un tunnel...
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Dernière modification: 11 février de l'an de grâce 1998